La greffe de cheveux -qu’est-ce que c’est ?

La greffe de cheveux est une procédure qui fait partie de la chirurgie esthétique, qui a pour but de traiter l’alopécie androgénétique, elle est considérée également comme une solution excellente contre la perte des cheveux due aux traumatismes chez les hommes et les femmes.

La réalisation de la greffe de cheveux par un médecin qualifié offre aux patients souffrant de la calvitie une meilleure couverture capillaire avec une apparence naturelle.

La procédure de la greffe de cheveux

Pour comprendre la procédure de la greffe de cheveux, il est important de savoir que cette greffe est une redistribution des unités folliculaires sur la zone de calvitie.

La préparation à la chirurgie comprend le rasage des cheveux, puis une réalisation de l’anesthésie locale. Cependant, les patients qui sont inquiets de la douleur anticipée, peuvent subir une sédation surveillée.

La deuxième étape consiste à prélever les unités folliculaires de la zone donneuse d’une maniére individuelle, puis les conserver dans une solution saline isotonique et sur des compresses stériles dans le but de conserver leur viabilité.

La dernière étape de la procédure est l’implantation des unités folliculaires prélevées dans la zone de calvitie. En général, la durée de l’opération de la greffe de cheveux prend entre 5 à 7 heures.

Les techniques actuelles de la greffe de cheveux

FUE : *follicular unit extraction* c’est la technique la plus utilisée actuellement dans le domaine de la greffe de cheveux. Le principe de cette technique consiste à récolter les unités folliculaires de la zone donneuse d’une manière individuelle. Cependant le prélèvement des follicules pileux par FUE peut être manuel, motorisé ou robotisé.

Les stylos Choi- DHI- : c’est une technique d’implantation sans rasage. Les stylos choi se caractérisent par leur capacité d’implanter directement les unités folliculaires une par une dans la zone de calvitie.

Cette technique est indiquée chez les femmes et chez les hommes qui ont une petite zone de calvitie. Le nombre maximum des greffons qu’on peut implanter avec les stylos choi est 2500 greffons.

La technique SAPPHIR :

La technique sapphir est parmi les techniques les plus récentes dans le domaine de la greffe de cheveux. Ce qui caractérise cette technique, c’est que l’ouverture des canaux se fait à l’aide d’une pierre précieuse médicale. On peut implanter par cette technique un grand nombre de greffons et en même temps permettre une récupération rapide au patient après l’opération.

La technique OSL : La technique “OSL” ou oblique semi latéral dépend principalement de la forme et de la position des cheveux naturels dans la chevelure, des lames spéciales sont utilisées dans ce sens. Chaque lame a ses propres mesures selon la zone à transplanter. Le DR YETKIN BAYER est le seul médecin qui peut assurer cette technique en garantissant des résultats naturels et idéaux et en donnant une grande satisfaction à ses patients.

 

Qu’est-ce que la greffe de cheveux FUE ?

Qu’est-ce que la greffe de cheveux FUE ? il est utile de donner des informations nécessaires sur la technique en question. La technique de transplantation de cheveux Fue est une méthode de transplantation de cheveux largement utilisée dans le monde. Au cours de cette procédure, aucune incision n’est faite sur le cuir chevelu et aucun perçage n’est effectué sur la peau.

L’expression Fue est un acronyme pour Follicular Unit Extraction. Cette méthode a été appliquée pour la première fois en 1988 avec des poinçons de 1 mm au Japon. La méthode a gagné une place dans le domaine médical depuis 2002.

La méthode Fue consiste à prélever les unités folliculaires une à une de la région donneuse, puis les implantées dans la zone de calvitie. Pour cette raison, le prélèvement des follicules pileux prend une longue durée par rapport à la technique FUT. Aujourd’hui, Cette méthode est faite avec des micromoteurs plutôt que des poinçons.

La greffe de cheveux Fue est une méthode très courante. Comment appliquer cette méthode est le plus important. La méthode doit être appliquée principalement par des professionnels et des spécialistes de santé. Dans le cas inverse cela peut engendrer des résultats non satisfaisants impactent le volet esthétique.

La zone donneuse : partie intégrante de la greffe de cheveux 1

La zone donneuse : partie intégrante de la greffe de cheveux

Sans l’existence d’une zone donneuse, on ne peut pas entamer une opération de greffe de cheveux. En d’autres termes, l’état de la zone donneuse est parmi les conditions indispensables pour la réalisation de l’intervention de la restauration capillaire. Car, cette zone doit prédisposer d’une quantité acceptable des follicules pileux qui peuvent couvrir la zone chauve prévue d’être greffée.

En fait, la récolte des follicules pileux se fait de l’arrière et les deux côtés de la tête* région occipitale*, à condition que ces follicules ne soient pas miniaturisés, afin d’éviter l’obtention des résultats négatifs.

La zone donneuse : quelle importance dans le processus de la greffe de cheveux

L’importance de la zone donneuse réside principalement dans le fait que les follicules pileux de la région occipitale résistent à l’hormone DHT responsable de l’alopécie androgénétique. Par ailleurs, les follicules réimplantés dans la zone chauve ne vont pas être affectés par cette hormone, et par conséquent, le résultat de la greffe de cheveux sera permanent.

Si le stock des follicules pileux de la zone occipitale de la tête était insuffisant, à ce moment-là, le chirurgien peut avoir recours à d’autres zones contenant les cheveux à savoir, la poitrine, les bras et les jambes, cependant, les follicules pileux dans ces zones ont des caractéristiques différentes de celles des cheveux, cela signifie que ces caractéristiques vont être apparues après la repousse définitive des cheveux. Et par conséquent, le résultat peut être inesthétique.

Les facteurs influençant la qualité de la zone donneuse

Plus la zone donneuse est de bonne qualité, plus l’apparence après l’opération de la greffe sera satisfaisante, c’est pourquoi, la première chose que le médecin évalue dans la période préopératoire est la qualité de la zone occipitale du patient.

Toutefois, plusieurs facteurs peuvent influencer sur la qualité de la zone donneuse. L’évaluation du médecin porte principalement sur l’analyse des critères suivants :

  • La densité des cheveux
  • L’élasticité de la zone donneuse
  • Le nombre de poils dans les follicules pileux
  • La qualité des cheveux

La densité des cheveux :

Le niveau de la couverture de la zone chauve dépend essentiellement de la densité de la zone occipitale, autrement dit, tant que la densité de la zone donneuse est élevée, le médecin peut récolter le maximum nombre des unités folliculaires limité en 5000 UF, ce qui permet au patient d’obtenir une apparence satisfaisante.

L’élasticité de la zone donneuse :

La laxité de la peau est parmi les critères importants que le médecin évalue dans la phase préopératoire.

En fait, si le patient dispose d’une bonne laxité de la peau, le processus de la cicatrisation sera facile et rapide, en outre, cela va aider le médecin de récolter les unités folliculaires facilement et efficacement.

Généralement, parmi les instructions préopératoires que le médecin recommande au patient et d’appliquer un massage quotidiennement pour la zone occipitale.

Le nombre de cheveux dans chaque unité folliculaire : pour avoir plus de visibilité sur ce critère, il faut d’abord retenir que chaque unité folliculaire peut contenir de 1 à 4 cheveux.

La zone donneuse doit être prédisposée de ces différents types des greffons. En fait, après la récolte de ces unité folliculaires, l’infirmière effectuera un triage de ces follicules. Habituellement, le médecin choisi les greffons d’un seul cheveu pour couvrir la zone frontale, et celle de trois ou quatre cheveux pour la région du vertex.

Pour récapituler, la zone donneuse doit contenir tous ces types de greffons, afin d’éviter une apparence inesthétique après la greffe de cheveux.

La qualité des cheveux :

La qualité des cheveux est aussi une mesure d’évaluation très importante. Même si le patient dispose d’une bonne densité et une bonne élasticité de la zone donneuse, mais il prédispose des cheveux de mauvaise qualité, cela va absolument affecter le résultat de la greffe de cheveux.

En fait, la mauvaise qualité des cheveux se manifeste par la domination des cheveux trop miniaturisés et cassés.

La zone donneuse après la technique de FUE

La technique de FUE s’appuie sur le prélèvement individuel des unités folliculaires, les effets secondaires de cette technique au niveau de la zone donneuse sont beaucoup moins fréquents par rapport à la technique FUT.

En général, la technique FUE ne provoque pas une cicatrice linière visible en revanche les cicatrices provenant de la technique FUE sont presque invisibles à l’œil nue. En outre le risque d’avoir une nécrose par cette technique est absent.

La zone donneuse après la technique FUT

La technique de FUT est fondé sur le prélèvement d’une longue bande des unités folliculaires, ce qui engendre une cicatrice visible après l’opération de la greffe de cheveux.

Cette cicatrice pousse le patient à garder ces cheveux relativement courts pour cacher cette cicatrice. Néanmoins, il existe des solutions esthétiques pour camoufler la cicatrice à savoir, la suture trichophytique.

Le risque de la nécrose dans cette technique est plus élevé, surtout si le patient ne possède pas une élasticité suffisante dans la zone donneuse. Généralement, presque tous les patients préfèrent utiliser la technique FUE.

La zone donneuse repousse-elle après la greffe de cheveux

Il faut retenir que le principe de l’opération de la greffe de cheveux ne consiste pas à créer de nouveaux cheveux, mais plutôt, elle consiste à déloger les unités folliculaires de la zone donneuse à la zone receveuse, ce qui rend malheureusement la repousse de la zone donneuse impossible.

 

References:

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P Unger W., Shapiro R., Unger R., Unger M., the preoperative phase., Hair transplantation, page 247-251, (2010)

https://books.google.com.tr/books?id=7mhqDwAAQBAJ&pg=PT13&dq=hair+transplantation+walter&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjF9-iptJjjAhVRposKHeE0BBcQ6AEIKTAA#v=onepage&q=hair%20transplantation%20walter&f=false

Le tabac et la greffe de cheveux : quels sont les risques ? 2

Le tabac et la greffe de cheveux : quels sont les risques ?

IL faut garder à l’esprit que lorsqu’on fume une seule cigarette, on consomme presque 4000 substances toxiques. Ce nombre est suffisant pour nous donner une idée sur les dégâts que le tabagisme engendre. En fait, en dehors de ces effets sur l’organisme, le tabagisme a un impact significatif sur les résultats de greffe de cheveux.

Il est recommandé alors d’arrêter le tabac avant et après l’opération de la greffe de cheveux, afin d’obtenir des résultats optimaux et satisfaisants. De plus, l’opération de la greffe de cheveux peut être une occasion pour le fumeur d’arrêter le tabac définitivement. Quels sont alors les risques du tabac sur les cheveux transplantés ? et quant le fumeur doit commencer le sevrage tabagique avant la transplantation capillaires ?

Le tabagisme et la greffe de cheveux

Certains patients peuvent sous-estimer l’opération de la greffe de cheveux, en pensant que la consommation du tabac ne va pas influencer sur les résultats attendus, contrairement aux autres opérations nécessitant une anesthésie générale. Il s’agit d’une fausse idée, car le tabac influence extrêmement sur le résultat de l’opération la greffe de cheveux et peut provoquer des risques irréparables.

La bonne croissance des unités folliculaires transplantées après la greffe de cheveux nécessite une bonne irrigation en oxygène et une bonne alimentation pour qu’elles repoussent naturellement. En général, la consommation du tabac entrave l’apport sanguin, ce qui met en dangers ces unités folliculaires et donc génère l’échec de l’opération.

Quels sont les risques de la greffe de cheveux liés au tabac

Il a été prouvé que la consommation de 2 cigarettes suffit pour réduire la circulation sanguine périphérique de 9 % à 55%. En fait, Le facteur additif majeur de la fumée de cigarette est la nicotine qui est considérée comme un puissant agent vasoconstricteur.

Le tabagisme provoque un rétrécissement des capillaires sanguins responsables du transport d’oxygène et de nutriments ce qui impacte la circulation sanguine et donc une altération du processus du cicatrisation postopératoire.

Par ailleurs, la nicotine diminue le taux du collagène au niveau des cicatrices, ce qui retarde la cicatrisation et forme une cicatrice d’une texture anormale.

Les effets du tabac au cours de l’opération de la greffe de cheveux

Le processus de la greffe de cheveux nécessite une grande précision pour avoir des résultats optimaux, notamment lors de la réimplantation des unités folliculaires. Si le patient n’a pas cessé de fumer avant l’opération, cela peut engendrer des saignements excessifs au moment de l’intervention, et par conséquent, gêner la vision du chirurgien lors de la mise en place des greffons récoltés et cela peut nuire aux résultats estimés.

Parfois, le médecin peut permettre aux patients qui semblent être incapables d’arrêter le tabac et qui ont une addiction forte de prendre une pause pour fumer au milieu de l’opération dans le but d’entrainer une vasodilatation des capillaires sanguins du scalp, et donc la diminution des saignements excessives. Cependant la plupart des médecins demandent à leurs patients d’arrêter la consommation du tabac autant que possible avant l’opération.

Les effets du tabac après l’opération de la greffe de cheveux

Les patients qui fument et qui visent subir une greffe de cheveux doivent penser aux complications postopératoires liées au tabagisme, particulièrement celles associées au processus de cicatrisation. Mais surtout, il faut penser au résultat de la greffe de cheveux qui sera permanent et cela vaut la peine de penser d’arrêter le tabac.

Retard de la cicatrisation : Habituellement, l’effet majeur des cigarettes et tous les types du tabac est la constriction des vaisseaux sanguins au niveau de cuir chevelu. Le monoxyde de carbone fait partie des composants de la cigarette et qui est responsable de diminution du débit sanguin. En fait, ce trouble d’irrigation sanguin induit à une mauvaise cicatrisation des micro-incisions.

L’infection : Plus le cuir chevelu prend de temps à cicatriser, plus le risque d’infection sera augmenté. Tant que ces micro-incisions n’ont pas cicatrisé, elles vont être ciblées par les agents pathogènes responsables de l’infection.

La nécrose : le tabagisme est le facteur majeur favorisant la survenue du risque le plus grave que le patient peut avoir après une greffe de cheveux qui est la nécrose. Les fumeurs qui ont utilisé la technique de FUT sont en fait les plus risqués d’avoir une nécrose. Malheureusement, l’impact de la nécrose sur les unités folliculaires sera généralement irréparable et par conséquent, l’échec de l’opération de la greffe de cheveux.

En général, la nicotine est un inhibiteur compétitif de l’oxygène, provoquant ainsi un degré supplémentaire d’hypoxémie tissulaire.

Le Saignement : l’altération du processus de cicatrisation due aux fumées de cigarette, signifie que les saignements vont persister plus de temps dans la période postopératoire. Ce qui va gêner le patient.

Quand commencer le sevrage tabagique ?

Vue l’impact négatif que la nicotine engendre, le patient est appelé à arrêter le tabac avant et après l’opération de la greffe de cheveux pour obtenir des résultats satisfaisants et permanents.

En fait, il est recommandé d’arrêter le tabac quatre semaines avant la greffe de cheveux, et après l’opération il est préférable de ne pas fumer jusqu’à la guérison complète du site opératoire estimé dans 2 semaines.

Le sevrage tabagique avant et après l’opération favorise la récupération rapide, diminue le taux des effets indésirables mais aussi optimise les conditions chirurgicales en diminuant le risque anesthésique.

 

Références :

Pluv I., Garrido I., Pauchot J., Saboye J., Chavoin JP., Tropet Y., Chaput B., Smoking and plastic surgery, part I. Pathophysiological aspects : Update and proposed recommendations. Annales de Chirurgie Plastique Esthétique. Vol60(1), pages e3-e5, (2015).

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S029412601400171X

Perez-Meza D., Niedbalski R., Complications in Hair Restoration Surgery, Oral and Maxillofacial Surgery Clinics of North America, 21(1), 145. (2009).

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1042369908001088

Le sommeil après la greffe de cheveux 3

Le sommeil après la greffe de cheveux

Parmi les précautions vivement recommandées pour diminuer l’intensité de l’œdème postopératoire est l’adoption d’une position convenable au sommeil. Généralement, l’œdème peut durer jusqu’à 6 jours après la greffe de cheveux. C’est pourquoi, il est important d’être plus prudent lors de la période du sommeil pour ne pas aggraver cet œdème.

Heureusement, l’invention de la technique FUE qui consiste à récolter les unités folliculaires d’une manière individuelle a éliminé la présence d’une longue plaie au niveau de la zone donneuse. En fait, cette plaie était comme une gêne pour le patient lors de son moment de sommeil.

La plupart des patients qui visent subir une restauration des cheveux se demandent sur la position du sommeil la plus appropriée après la greffe de cheveux. En effet, le médecin recommande au patient d’adopter une position demi assise lors de son sommeil.

L’importance d’un bon sommeil après la greffe de cheveux

Le bon sommeil est un élément très important qui a prouvé son efficacité dans la stimulation de la sécrétion des hormones et des facteurs de croissance, ce qui vont favoriser par la suite la repousse des cheveux. C’est pour cela, le patient doit profiter d’un bon sommeil après sa greffe non seulement pour accélérer la repousse, mais aussi pour favoriser le processus de la cicatrisation des micro incisions.

En fait, pour préparer les conditions favorables d’un bon sommeil, mieux vaut utiliser des oreillers et des coussins sur les côtés et derrière le dos pour éviter le changement agressif de la position pendant la nuit. Et pour un bon confort le patient peut utiliser également les coussins destinés au voyage et de les placer autour de leur cou. Cette instruction aide à protéger la zone receveuse du traumatisme et elle permet en même temps aux unités folliculaires de se stabiliser

Quel est la bonne méthode de sommeil après une greffe

Généralement, parmi les préoccupations du patient après une greffe de cheveux est la protection des unités folliculaires implantées pendant la période du sommeil. En fait, il suffit juste d’adopter une bonne position qui permet un bon confort au patient.

Par ailleurs, après l’intervention de la greffe de cheveux, le médecin réalise un bandage qui entoure la tête du patient pour lui protéger des saignements et pour réduire en même temps l’intensité d’œdème postopératoire.

La bonne position du sommeil

La position du sommeil normale est la position horizontale, car elle permet au flux sanguin de circuler dans toutes les parties du corps sans aucun problème. En ce qui concerne la position du sommeil après une greffe, elle ne devra pas être horizontale afin de réduire le pompage du sang au niveau du cuir chevelu pendant les quatre premiers jours postopératoires.

Pourtant, il est recommandé d’adopter la position semi assise pendant le sommeil les quatre premiers jours postopératoires en gardant la tête surélever à un angle de 45 degrés à l’aide de trois ou quatre oreillers afin de déminuer l’apparition de l’œdème postopératoire

Le patient doit s’éloigner du bois ou le métal de lit tant que possible pour éviter le risque de traumatisme. De plus, les coussins et les oreillers doivent être lisses et confortables pour lui.

Le rythme du sommeil après la greffe de cheveux

Le sommeil fait partie des besoins physiologiques fondamentaux de chaque personne. En effet, le sommeil est important pour gérer la fatigue et pour bien récupérer après l’effort de la journée. En général, dormir régulièrement aide le corps à bien fonctionner.

Vue que la greffe de cheveux est une opération moins invasive, le patient peut ne pas avoir besoin de plus d’heures de sommeil, il suffit juste de continuer avec un rythme de sommeil de 7 à 8 heures pendant les 5 premiers mois postopératoires pour profiter d’une bonne croissance des cheveux.

Par ailleurs, le bon sommeil après une greffe de cheveux procure une détente de cuir chevelu et aide à surmonter les effets négatifs de stress qui peuvent retarder la croissance des unités folliculaires nouvellement transplantées.

Le sommeil après la greffe et l’œdème postopératoire

L’apparition de l’œdème est parmi les effets secondaires les plus fréquents après une greffe de cheveux. Cet œdème provient généralement des produits anesthésiques utilisés dans la procédure de la restauration des cheveux.

D’ailleurs, parmi les méthodes physiologiques recommandées par le médecin et qui contribue à réduire l’intensité de l’œdème postopératoire est la position du sommeil après la greffe.

Si le patient a bien respecté toutes les instructions du sommeil après la greffe de cheveux, en particulier, l’adoption d’une position semi assise en utilisant des oreillers pour soulever la tête, cela va aider à la dissimulation rapide de l’œdème postopératoire et par conséquent, la récupération facile et rapide des micro incisions.

Par ailleurs, lors du sommeil le patient doit dormir un peu loin du métal du lit, ou bien utiliser des coussins en créant une barrière, afin de se protéger contre un éventuel traumatisme avec ce métal qui peut prolonger la durée de l’apparition de cet œdème mais aussi, retarder le processus de la cicatrisation.

Pour conclure, la position semi assise qui fait environ 45 dégrées en angle a démontré son efficacité à réduire l’intensité de l’œdème post greffe de cheveux.

 

Références :

Prinz PN., Weitzman ED., Cunningham GR., Karacan I., Plasma Growth Hormone During Sleep in Young and Aged Men. Journal of Gerontology, volume38(5), page 519, (1983).

https://academic.oup.com/geronj/article-abstract/38/5/519/577987

GHOLAMALI., Abbasi., SEPIDEH., Pojhan., SUSAN., Emami., Hair transplantation: preventing post-operative oedema. Journal of cutaneous and aesthetic surgery, vol. 3(2), page 87. 2010.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2956963/

C’est quoi un *shock loss* 4

C’est quoi un *shock loss*

Le shock loss est un effet temporaire qui survient après l’opération de la greffe de cheveux, il est dû principalement au traumatisme tissulaire provenant de la chirurgie capillaire et au processus de la cicatrisation. Après avoir prélever les unités folliculaires, ils vont rester quelques heures à l’extérieure et par conséquent, ils vont devenir plus faibles, ce qui explique la chute des cheveux transplantés, cependant le patient ne doit pas s’inquiéter parce que les racines resteront à l’intérieure de la peau. Il s’agit d’une perte provisoire des cheveux qui existent déjà au niveau de la zone receveuse et la zone donneuse, habituellement il prend une durée de 3 semaines après la chirurgie et à partir du troisième mois postopératoire les cheveux vont commencer à repousser progressivement. Le shock loss survient plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes, cependant il existe des mesures préconisées essentiellement pour atténuer l’intensité de cet effet à savoir le MINOXIDIL qui a prouvé son efficacité par rapport à cette perte temporaire.

Le shock loss dans la zone donneuse

Le shock loss au niveau de la zone donneuse est une perte de cheveux induite par l’extraction et le détachement des unités folliculaires des capillaires sanguines qui sont responsables de l’apport d’oxygène, ceci va être considéré comme un choc pour les cheveux avoisinants, il s’agit donc d’une chute de cheveux réactionnelle, cet effet sera augmenté si le prélèvement des unités folliculaires s’est effectué à proximité d’une cicatrice préexistante dans le cuir chevelu ou bien en cas d’une section accidentelle d’un faisceau vasculaire lors de prélèvement des greffons. Le shock loss se produit au court des 3 semaines post-greffe.

Le shock loss dans la zone receveuse

Le shock loss dans la zone receveuse est une réaction des cheveux existants envers l’ouverture des canaux réalisés dans le but de réimplanter les unités folliculaires extraites, il touche fréquemment les patients qui ont des cheveux miniaturisés. La perturbation vasculaire au moment de l’intervention chirurgicale peut engendrer aussi cette réaction du shock loss, il est prouvé également que l’œdème postopératoire peut entrainer une insuffisance d’alimentation tissulaire en oxygène et donc une perte de cheveux au niveau de cette zone, le patient ne doit pas s’inquiéter parce que les cheveux repousseront immédiatement après la fin de cet effet et continueront à pousser au fil de temps

Le shock loss après la technique de FUE

Le *FUE* est une technique qui a apporté une grande innovation au domaine de la greffe de cheveux, c’est une méthode atraumatique qui ne provoque pas une cicatrice linéaire telle que celle de la technique FUT, grâce à l’extraction individuelle des unités folliculaires. Le risque de shockloss après la technique de FUE sera faible si le médecin a réalisé la procédure d’une manière correcte et en utilisant un matériel de haute qualité. L’extraction des unités folliculaires doit être effectuée à l’aide d’un micromoteur qui rend la procédure plus facile et avec moins de complications, cependant si le médecin tente de prélever un grand nombre des unités folliculaires ou bien il a choisi une mauvaise zone pour les extraire, il sera possible d’engendrer une miniaturisation des cheveux avoisinants mais aussi un shockloss postopératoire.

Le MINOXIDIL et le shock loss

Le MINOXIDIL est un traitement qui a prouvé son utilité à atténuer l’intensité du shockloss après l’opération de la greffe de cheveux, en outre il accélère significativement la croissance des cheveux. La plupart des médecins prescrivent fréquemment le MINIXIDIL après la chirurgie capillaire en raison de son caractère vasodilatateur qui permet la facilité d’alimentation des unités folliculaires en oxygène et en nutriments essentiels pour la croissance, le MINOXIDIL prolonge également la durée de vie des cheveux, pourtant le patient ne doit pas l’utiliser sans prescription médical.

Le finastéride peut être adopté également par les patients de sexe masculin, si le médecin le prescrit parce qu’il a un impact positif sur la repousse des follicules pileux et sur l’augmentation de l’épaisseur des cheveux.

Que faire pendant la période de *shock-loss*

On ne peut pas nier que le processus de shock-loss est stressant pour le patient qui s’inquiète, se décourage et croit que l’intervention de greffe n’a pas réussi, nous conseillons le patient de ne pas paniquer et de vivre cette période d’une façon normale et un bon résultat va être observé sans doute parce que les racines sont encore en place et prêtes à faire renaitre des nouveaux cheveux dans les mois suivants malgré cette chute. Le patient doit suivre attentivement les consignes du médecin tout au long de la période de shockloss ainsi ne pas improviser des traitements ou suivre les conseils des gens qui n’ont pas un savoir dans ce domaine parce que cela ne peut que nuire aux résultats attendus de la transplantation.

Le mode de vie sain : il est recommandé d’éviter l’alcool et le tabac quelques semaines avant et après l’opération de la greffe de cheveux, parce qu’ils augmentent la gravité du shock loss en entravant la circulation sanguine et donc un déficit d’oxygénation et d’alimentation des tissus contenant les cheveux.

La bonne alimentation : le patient doit adopter un régime alimentaire sain et riche en vitamines et en fer afin de prolonger la durée de vie des cheveux.

Les compléments alimentaires : le médecin peut prescrire des compliments alimentaires à base du fer, zinc, biotine et le cuivre qui aident à nourrir et à stimuler la croissance des cheveux.

Le PRP : le traitement PRP est dérivé du sang prélevé du patient lui-même, il est centrifugé et injecté par la suite dans son cuir chevelu. Le plasma contient des facteurs de croissances responsables essentiellement de la stimulation de la repousse des cheveux et la prolongation de la durée d’existence des follicules pileux en augmentant la phase d’anagène du cycle des cheveux.

Le bien suivi des recommandations du médecin surtout celles qui concernent la prévention d’œdème postopératoire. L’enflure est considérée parmi les facteurs engendrant l’effet du shockloss, du fait de son pouvoir à entraver la vascularisation de cuir chevelu. Le respect des mesures hygiéniques est tout aussi important pour atténuer la gravité du shock loss.

Les autres causes de la chute postopératoire des cheveux

En dehors de shock loss, les cheveux transplantés peuvent tomber également à la suite d’un traumatisme postopératoire, la chose qui peut engendrer des dommages irréparables au niveau de la zone receveuse en raison de la perte des greffons réimplantés, il est conseillé au patient de porter une attention particulière et de suivre les consignes et le protocole post-opératoire durant le premier mois.

La chute des cheveux dû au cycle pilaire est un processus normal qui survient tout au long de la vie et qui ne nécessite pas une inquiétude de la part du patient parce que les cheveux continueront à repousser, ce cycle est composé de 3 phases. L’anagène, la télogène et la catagène.

La chute est tout à fait normale en cas de shockloss et le cycle de vie des cheveux, cela va conduire par la suite à une croissance saine des cheveux au futur, mais en cas de perte à cause d’un traumatisme au cours du premier mois post-greffe les dommages seront irréparables.

La chute due au cycle de vie du cheveu

Le cycle de vie du cheveu est un processus génétiquement programmé pour le renouvèlement des follicules pileux. Chaque unité folliculaire traverse ce cycle 20 fois, dont chaque cycle contient trois phases qui sont :

L’anagène : ou la phase de croissance, elle prend une durée de 3 à 10 ans, dans cette phase les cheveux commencent à pousser progressivement jusqu’à ce qu’ils atteignent la longueur maximale qu’ils le pourraient.

La catagène : elle commence après la fin de la phase d’anagène et elle dure 2 à 3 semaines, les cheveux dans cette phase terminent sa croissance tout en restant à l’intérieure de l’épiderme

La télogène : dans cette phase les cheveux sont endormis au début, puis ils tombent par la suite, elle est toujours suivie par la phase d’anagène et elle dure généralement entre 3 à 4 mois.

La chute due à un traumatisme

On doit savoir que les cheveux greffés ne résistent dans le cuir chevelu qu’après le premier mois postopératoire, c’est pour cela il est nécessaire d’accorder une attention particulière au cours du premier mois afin d’éviter le délogement des unités folliculaires transplantées ou bien l’apparition de l’ecchymose qui peut bloquer l’alimentation des racines pileux. Si le patient a eu une certaine collision à sa tête ou bien un traumatisme il devrait contacter immédiatement son médecin.

Conseils pour éviter ou réduire la perte des cheveux

En guise de conclusion, nous vous présentons une liste des conseils à suivre afin de déminuer la chute post-greffe :

  • Suivez un régime alimentaire sain
  • Respectez les prises des traitements et des compléments alimentaires prescrites par le médecin
  • Suivez le traitement par le PRP si le médecin le recommande après la greffe
  • Appliquez un lavage délicat pour les cheveux
  • Evitez le tabac, l’alcool et la drogue
  • Evitez le sport pendant le premier mois
  • Evitez les mouvements qui peuvent provoquer un traumatisme
  • Evitez de gratter la zone receveuse au cours du premier mois

 

 

Références :

Smadja J., Bailly J-Y., Microgreffe de cheveux, chirurgie dermatologique, page 336,2017

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9782294749834000327

Marc R., Avram., John P., Cole., Chase C., Gandelman M., Haber R., Knudsen R., Matt L., Leavitt., Robert T. Leonard., Carlos J., Puig., Paul T., Rose., James E., Vogel., Craig L., Ziering., The Potential Role of Minoxidil in the Hair Transplantation Setting, Dermatologic surgery, vol28(10), Pages 894-900, October 2002

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1046/j.1524-4725.2002.02068.x

P Unger W., Shapiro R., Unger R., Unger M., postoperative effluvium, Hair transplantation, page 418(2010)

https://books.google.com.tr/books?id=7mhqDwAAQBAJ&pg=PT13&dq=hair+transplantation+walter&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjF9-iptJjjAhVRposKHeE0BBcQ6AEIKTAA#v=onepage&q=hair%20transplantation%20walter&f=false

 

Les saignements après la greffe de cheveux 5

Les saignements après la greffe de cheveux

Un saignement sporadique peut survenir après l’intervention de la greffe de cheveux, habituellement dans les premières 24 heures postopératoires, au niveau de la zone donneuse et receveuse. Le saignement lors de l’intervention peut déminuer la visibilité du chirurgien lors de la mise en place des unités folliculaires extraites, c’est pour cette raison, l’incorporation de l’adrénaline qui a une propriété vasoconstrictrice avec le produit anesthésique, a un pouvoir de déminuer le saignement au moment de l’intervention de greffe de cheveux. L’apparition des saignements excessifs après l’intervention de la greffe est dû principalement à plusieurs facteurs qui dépendent habituellement du mode de vie et de l’état de santé du patient. Généralement le saignement est un effet normal après l’opération de la greffe qui ne nécessite pas une inquiétude de la part du patient.

Les causes de saignement au court et après la greffe de cheveux

Le saignement est un effet secondaire de la greffe de cheveux engendré principalement par le prélèvement des unités folliculaires au niveau de la zone donneuse et de l’ouverture des canaux au niveau de la zone receveuse, il doit être un saignement minime et le patient ne doit pas s’inquiéter parce qu’il va s’assécher par la suite en formant des croûtes, cependant plusieurs facteurs peuvent influencer sur l’intensité de saignement au cours et après l’opération.

Au cours de l’intervention de la greffe de cheveux

Le patient a besoin d’être rassuré et soulagé au cours de la procédure de la greffe de cheveux, parce que n’importe quelle anxiété éprouvée par le patient peut être responsable d’une augmentation de la pression artérielle et donc l’augmentation de la quantité du saignement. Lors de l’ouverture des canaux, il est possible d’adopter une position où la tête sera légèrement inclinée vers l’arrière afin de réduire le flux sanguin au niveau de cuir chevelu, il s’agit d’une méthode simple et importante pour gérer le saignement. L’éclairage élevé dans la salle d’opération influence également sur l’augmentation du flux sanguin vers le cuir chevelu, en cas de saignement le médecin utilise une solution saline très congelée au niveau du scalp pour créer une vasoconstriction suffisante afin d’empêcher le saignement, en effet la surveillance de la pression artérielle tout au long de l’intervention de la greffe de cheveux est aussi importante pour éviter le saignement.

En plus de l’importance du choix d’un médecin expérimenté, il faut aussi prendre en considération l’efficacité de la prise en charge et la qualité des services pour obtenir une greffe de cheveux avec le minimum possible des effets secondaires.

Les causes des saignements postopératoires

Les saignements postopératoires ne se produisent généralement que d’une faible quantité durant les premières heures après l’opération, cependant si le patient n’a pas respecté quelques mesures avant et après l’opération, il peut subir des saignements excessifs. La présence des défauts génétiques chez le patient joue également un rôle dans l’apparition des saignements postopératoires.

Les causes du saignement après une greffe de cheveux sont :

  • Médicaments
  • Traumatisme
  • Défauts génétiques
  • Alimentation
  • Tabagisme et Alcool
  • Activités physiques

Les médicaments et les saignements

Les patients qui sont sous traitement anticoagulant ou bien anti-inflammatoire non stéroïdien et les traitements contenant de l’acide acétylsalicylique * aspirine*, l’héparine et la vitamine E, doivent les arrêter pendant au moins une semaine et de préférence deux semaines avant l’opération et un jour après l’opération parce que La possibilité d’avoir des saignements postopératoires augmente avec l’administration de ces traitements qui rendent le sang plus fluide, mais il est demandé d’abord au patient de prendre la permission de son médecin avant d’arrêter la prise de ces traitements. Le patient qui désire subir une greffe de cheveux doit être honnête avec son médecin concernant ses antécédents pathologiques et les traitements qui administre, pour permettre au médecin de décider la bonne démarche à suivre pour son cas afin d’éviter les effets indésirables lors et après l’intervention.

Le traumatisme et les saignements

la zone sujette à la procédure d’ouverture des canaux deviendra après l’opération de la greffe de cheveux extrêmement sensible surtout les premiers jours postopératoires, c’est pour cette raison le patient doit accorder une grande attention à la zone receveuse en suivant les conseils du médecin et en essayant de garder la zone de greffe propre, désinfectée et protégée contre les coups violents, cependant malgré les attentions le patient peut y avoir des collisions ou des traumatismes à la tête qui peuvent engendrer des saignements après la greffe de cheveux, par exemple le coup d’une balle de sport ou bien un coup sur la tête en entrant à la voiture…

En raison de la sensibilité de cette zone même un traumatisme léger peut provoquer des saignements ou des ecchymoses sous-cutanées, souvent le patient ne remarque pas la présence de saignement ou d’ecchymose après le traumatisme mais cela ne signifie pas que la greffe ne peut pas être compromise.

Dans tous les cas, il est conseillé au patient d’éviter autant que possible les remèdes domestiques après le traumatisme mais plutôt de contacter le médecin qui est la seule personne pouvant traiter cette zone et décider si la greffe a été endommagée ou non.

Les défauts génétiques et les saignements

Les patients qui veulent subir une greffe de cheveux et qui ont un antécédent de saignement ou bien des troubles héréditaires de coagulation dû à un déficit de fonctionnement des protéines responsables de la coagulation du sang, doivent informer le médecin avant l’intervention de la greffe pour qu’il puisse adopter une prise en charge particulière fondée sur la réalisation d’une évaluation d’hémostase et un dépistage des antécédents hémorragiques

Le tabagisme et le saignement

En dehors de ses impacts négatifs sur la chute de cheveux, La consommation d’alcool et du tabac influence davantage sur l’apparition du saignement après la greffe de cheveux.

Le tabagisme est un facteur de risque qui aggrave les effets secondaires postopératoires, notamment il a un impact sur la consolidation des micro-incisions mais également il retarde le processus de cicatrisation en diminuant l’apport d’oxygène dans le sang *hypoxie* et par conséquent, la persistance des saignements dans une période plus longue. Le médecin demande alors à tous les fumeurs d’essayer de réduire leur consommation autant que possible avant et après la greffe de cheveux.

La consommation chronique de l’alcool augmente significativement le temps de saignement et altère le processus d’hémostase, c’est pour cette raison, il est absolument obligatoire d’éviter l’alcool mais également le vin, la bière et tous les boissons alcoolisées au moins sept jours avant l’opération de la greffe de cheveux, il faut signaler que même un verre peut engendrer les saignements postopératoires et par conséquent l’augmentation d’autres risques postopératoires à savoir, la nécrose, l’hématome et l’infection.

L’alimentation et le saignement

Les patients qui adoptent une thérapie alternative ou bien ils prennent des suppléments en vitamines doivent savoir que ce type de thérapie peut également affecter le fonctionnement plaquettaire. L’évitement de la thérapie alternative est indispensable avant la chirurgie de la restauration capillaire parce qu’elle participe à l’apparition des saignements postopératoires à la suite d’une réduction des facteurs responsables de la coagulation.

Les remèdes à base de plantes qui sont associés à l’apparition des saignements postopératoires sont :

L’ail : malgré ses avantages qui résident dans le renforcement du système immunitaire, il a un impact sur l’apparition des saignements.

Le gingembre : il joue un rôle préventif contre les nausées et les vomissements *antiémétique*, cependant son utilisation surtout en grande quantité engendre un effet antiplaquettaire

La grande camomille : elle possède un effet anti-inflammatoire et également elle est efficace contre la migraine mais il a été prouvé qu’elle affecte le processus d’hémostase.

La graine de lin : il s’agit d’une plante considérée parmi les sources les plus riches en acide gras oméga-3 qui inhibe l’agrégation plaquettaire

D’autres remèdes alternatifs peuvent également augmenter le risque de saignement post-greffe de cheveux comme la tisane, thé vert, marronnier et le curcuma.

Il a été prouvé cliniquement que la vitamine E agit d’une manière significative sur le processus d’hémostase, c’est pour cette raison le médecin demande de s’abstenir la prise des suppléments en ce vitamine trois semaines avant l’implantation capillaire sans oublier aussi les aliments qui sont riche en ce vitamine par exemple : le germe de blé, les noix, les œufs et les huiles végétales, la margarine

Il est conseillé également d’arrêter la prise du magnésium qui influence sur les facteurs plaquettaires.

Il est recommandé vivement de s’abstenir la prise de tout supplément en vitamine et les préparations à base de plantes trois semaines avant la chirurgie de la restauration capillaire afin d’éviter la persistance du saignement après l’opération.

Les activités physiques et le saignement

Au moment de l’activité physique la circulation sanguine et la fréquence cardiaque augmentent, ce qui entraine davantage les saignements. Le médecin conseille au patient de ne pas pratiquer le sport pendant au moins un mois après la greffe, car en plus du risque lié au flux sanguin, le sport augmente également le risque d’avoir un traumatisme ou une collision, comme par exemple celle provenant d’un contact avec une autre personne ou bien un coup contre le matériel et les équipements sportifs, ce type de traumatisme cutané peut endommager gravement la greffe. Il est conseillé également d’éviter les activités sexuelles pendant au moins une semaine après la greffe.

Le saignement au niveau de la zone receveuse

Le saignement sera généralement minime au niveau de la zone receveuse en raison de l’incorporation de l’épinéphrine (adrénaline) avec le produit anesthésique. L’épinéphrine est un agent hémostatique efficace qui a une propriété vasoconstrictrice, ce qui permet de réduire le taux sanguin après et au cours l’intervention de la greffe de cheveux. Le processus d’hémostase est très important au cours de l’opération de la greffe de cheveux surtout au niveau de la zone receveuse car la présence des saignements dans cette zone gêne la vision du chirurgien au moment de la mise en place des unités folliculaires.

Le saignement au niveau de la zone donneuse

La zone donneuse peut être la partie occipitale de la tête comme elle peut être une partie de la barbe, du torse ou des jambes, mais généralement le médecin choisi l’arrière de la tête comme une zone donneuse, où il effectue des canaux de 2 mm de profondeur pour pouvoir extraire les unités folliculaires. La mise en place d’un pansement compressif va minimiser la quantité de saignement en réduisant le temps de cicatrisation, ce bandage va être enlevé le troisième jour post-greffe au moment du premier lavage des cheveux, mais la durée du saignement ne va pas dépasser un jour.

La conduite à tenir envers les saignements

Les saignements après la greffe de cheveux est un effet secondaire normal qui ne nécessite pas d’inquiétude, dans presque tous les cas le saignement est sporadique et ne dépasse pas une durée de 24 heures après l’opération de la greffe de cheveux, Cependant le patient peut avoir des saignements excessifs dans les cas suivants : le traumatisme, les antécédents génétiques de saignements, la prise de certains médicaments et les remèdes à base de plantes et le tabagisme. Les mesures préventives contre les saignements sont :

  • Le bandage postopératoire est un soin indispensable après l’opération de la greffe de cheveux qui vise à limiter les saignements mais aussi il protège le patient contre l’infection.
  • Le tabagisme et l’alcool doivent être arrêtés 2 semaines avant la chirurgie et une semaine après
  • Eviter le sport et les activités physiques et sexuelles
  • Eviter toute thérapie alternative et les médicaments qui retardent la coagulation du sang
  • En cas de traumatisme associé à un saignement ou à une ecchymose il est obligatoire d’informer immédiatement le médecin traitant.
  • En cas des antécédents personnels et familiaux de saignement un bilan sanguin complet doit être réalisé avant l’opération, contenant la numération globulaire et la numération plaquettaire ainsi qu’un test de coagulation
  • Si le patient est hypertendu, il faut qu’il prenne un repos pendant au moins un jour en évitant toute rotation brusque de la tête qui peut augmenter le flux sanguin et donc augmenter le taux de saignement
  • Comme mesure préventive préopératoire le médecin peut prescrire au patient la vitamine K qui a un rôle de minimiser les saignements opératoires
  • Des anxiolytiques peuvent être adoptés le jour de l’opération pour contrôler l’anxiété au cours de l’intervention ce qui va influencer sur la pression artérielle du patient et donc la diminution du taux de saignement
  • Suivre un régime alimentaire adapté à l’opération de la greffe de cheveux
    • Aliments recommandés : les épinards, brocoli, haricot, poireaux, les petits pois, les légumes à feuilles vertes, les choux, kiwi, persil, laitue, Jaune d’œuf, viande et céréales
    • Aliments non recommandés : les huiles végétales, avocat, graines de tournesol, maïs, noisette, les amandes, les poissons gras, fruits de mer, soja, les graines de lin, ail, oignon, les épices, thé vert et les boissons alcoolisées

 

Les références :

  • , Raymond J., Complications in hair restoration surgery. Facial Plastic Surgery clinics of north America, vol21(3),505-520

https://www.facialplastic.theclinics.com/article/S1064-7406(13)00071-0/abstract

  • Lagouche S., Dureuil B., les risques et les complications du tabac : bénéfices du sevrage, Mise au point en Anesthésie Réanimation, 510-514

https://sofia.medicalistes.fr/spip/IMG/pdf/Les_risques_et_les_complications_du_tabac___benefices_du_sevrage.pdf

  • P Unger W., Shapiro R., Unger R., Unger M., Postoperative phase. Hair Transplantation,416-424

https://books.google.com.tr/books?id=7mhqDwAAQBAJ&pg=PT13&dq=hair+transplantation+walter&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjF9-iptJjjAhVRposKHeE0BBcQ6AEIKTAA#v=onepage&q=hair%20transplantation%20walter&f=false

Quand faire une greffe de cheveux 6

Quand faire une greffe de cheveux

Après la prise de la décision pour procéder à une greffe de cheveux, souvent le patient se demande sur le temps approprié pour une réalisation réussie de la restauration des cheveux. En fait, plusieurs facteurs peuvent influencer le temps de la réalisation de l’opération et qui peuvent être associés soit au patient lui-même, soit à des critères exogènes.

En dehors des facteurs d’âge et de l’état de santé du patient, la bonne planification de la chirurgie de la greffe de cheveux consiste également sur la prise en compte de disponibilité totale du patient, autrement dit, quand le patient est prêt du coté psychologique et financier.

Dans cet article on va mettre l’accent sur plusieurs facteurs qui déterminent le temps convenable de la greffe de cheveux.

Quels sont les facteurs déterminant le temps de réalisation de la greffe ?

Il existe plusieurs facteurs qui interviennent dans la fixation d’un rendez-vous compatible pour réaliser une greffe de cheveux. Le premier facteur majeur que le patient doit prendre en considération, c’est son âge, car il existe un âge spécifique pour commencer la restauration capillaire.

Pour répondre à la question du temps de réalisation d’une greffe de cheveux, il est important d’évaluer non seulement l’âge et l’état de santé physique et psychique du patient, mais aussi sa disponibilité temporaire, les contraintes financières, le degré de sa perte de cheveux et enfin les conditions météorologiques de chaque saison.

Pour récapituler, les facteurs déterminant le moment approprié pour une greffe de cheveux sont :

  • L’âge du patient
  • L’état de santé physique
  • L’état de santé psychique
  • La disponibilité temporaire
  • Les contraintes financières
  • Condition météorologique des saisons

L’âge du patient

L’âge du patient est parmi les critères les plus indispensables qui donnent une visibilité sur la prise de décision du chirurgien d’effectuer la greffe de cheveux ou non.

Généralement, l’alopécie peut apparaitre à l’âge de l’adolescence, cependant la réalisation de la greffe est contre indiquée pour les jeunes patients car la calvitie chez eux n’a pas encore stabilisé, ce qui va influencer sur leur apparence s’ils ont réalisé l’opération.

En fait, la plupart des médecins recommandent l’âge de 23 ans comme un âge minimum qui permet de procéder à une greffe de cheveux.

En ce qui concerne l’âge maximum, en fait il n’a pas été déterminé par les donnés scientifiques, sauf que le patient doit être en bonne santé.

L’état de santé physique

Avant de prendre la décision d’une greffe de cheveux, il faut d’abord prendre en compte l’état de santé du patient en éliminant toutes les pathologies qui ne permettent pas de subir cette intervention ou bien la retarder pour un autre moment.

Habituellement, les patients atteints des troubles du système cardiovasculaire, immunitaire et les crises d’épilepsie, ainsi que certaines maladies transmissibles à savoir, le VIH et l’hépatite C, ne sont pas malheureusement des bons candidats pour une greffe de cheveux.

Chaque personne durant sa vie peut souffrir d’une toux qui persiste dans une période avant d’être guérit. En fait, il est recommandé pour les patients qui toussent de retarder l’opération de la greffe de cheveux afin d’éviter n’importe quelle gêne pour le médecin et pour lui-même.

L’état psychique

Souvent, Les patients souffrants des troubles psychologiques ne sont pas des candidats aptes pour une greffe de cheveux.

Par ailleurs, les patients qui s’énervent rapidement, il sera difficile de satisfaire leurs attentes en termes de greffe de cheveux c’est pourquoi il est recommandé pour ces personnes de contrôler leur colère avant de déterminer un temps pour la greffe de cheveux.

Un autre trouble psychologique connu sous le nom de Trichotillomanie, et qui correspond à un trouble anxieux dont le patient s’arrache ses cheveux d’une manière répétée peut être une contre-indication pour la greffe de cheveux.

En général, si ces problèmes en question sont contrôlés, le patient peut être réévalué plus tard pour une greffe de cheveux.

Les conditions météorologiques des saisons

En effet, les saisons n’ont pas autant d’importance que les conditions météorologiques, autrement dit, le patient peut effectuer sa greffe de cheveux pendant n’importe quelle saison, cependant il fallait se protéger des facteurs exogènes de chaque saison.

En fait, chaque saison a ses propres caractéristiques différentes qui influencent la période postopératoire de différentes manières. Il faut penser à l’exposition au soleil pendant l’été et à la pluie pendant l’hiver, avant de décider le bon moment pour la restauration capillaire.

Cela ne rend pas la greffe de cheveux impossible dans ces saisons, en revanche, le patient doit se préparer pour éviter l’exposition excessive au soleil, l’eau de la pluie et la transpiration de cuir chevelu.

La disponibilité du patient

Avant de s’engager dans un plan de greffe de cheveux, il faut retenir que cet acte chirurgical ne nécessite pas seulement le jour de la réalisation de l’opération, mais aussi une période postopératoire qui n’est pas moins importante de la chirurgie et qui joue un rôle dans l’obtention des résultats satisfaisants.

En fait, le patient doit se reposer autant que possible en prenant le soin de son cuir chevelu et en même temps le protéger contre les traumatismes et contre l’exposition aux facteurs exogènes.

Il est donc important de choisir le bon moment pour faire une greffe en prenant en considération qu’il faudra au moins 4 jours de congé avant de faire la reprise de travail.

En ce qui concerne les patients qui travaillent dans des environnements poussiéreux ou bien dans des terrains où ils peuvent s’exposer directement au soleil, il sera recommandé pour eux de prendre un congé d’une semaine.

La situation financière

La situation financière du patient contribue également à déterminer le bon moment de l’opération. Il est recommandé au patient après avoir choisi le centre de la transplantation, de s’informer auprès du responsable chargé du volet financier des différents modalités de paiement ainsi que le prix total de l’intervention, frais d’hébergement et le billet d’avion pour avoir une visibilité sur le moment convenable pour lui de point de vue financier avant d’opter pour l’opération.

Il est important de retenir que les bons prix de la greffe de cheveux sont trouvés en Turquie, cependant il faut faire appel aussi au critère de qualité d’intervention qui provient essentiellement des années d’expérience cumulées par le médecin chargé de l’opération pour aboutir à un résultat satisfaisant avec un bon facteur qualité/ prix.

Le PRP : un traitement pour les cheveux 7

Le PRP : un traitement pour les cheveux

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est une préparation envisagée pour la résolution de plusieurs problèmes esthétiques, dermatologique et capillaires. Cette modalité thérapeutique autologue a prouvé son efficacité à promouvoir la croissance des cheveux.

Comme son nom l’indique, le plasma riche en plaquette est une solution à base du plasma qui est enrichie en plaquettes. En général, la thérapie par le PRP a été adoptée depuis 1990 comme un traitement qui favorise le processus de cicatrisation des plaies chroniques en réduisant le temps de guérison. Pourtant, dans la dernière décennie l’utilisation du plasma riche en plaquettes est devenue si largement utilisée dans plusieurs domaines à savoir le domaine de la greffe de cheveux.

Le PRP pour les cheveux

L’alopécie est une forme de perte de cheveux qui affecte une grande catégorie de personnes dans tout le monde. Actuellement, le seul traitement permanent et définitif pour l’alopécie est la greffe de cheveux. Cependant, ce traitement chirurgical nécessite des traitements supplémentaires pour renforcer les résultats attendus, on parle ici du traitement par le PRP qui est désormais associé à des résultats chirurgicaux très satisfaisants et à une cicatrisation très rapide.

Il a été prouvé que le PRP est une thérapie régénérative qui agit en augmentant la prolifération des bulbes folliculeux dans l’épiderme et par conséquent, la prolongation de la phase anagène. Par ailleurs, une augmentation accrue des bulbes folliculeux avec une amélioration de la vascularisation de cuir chevelu.

De plus, les cheveux traités par le PRP ont montré que leur coloration devient plus foncée, ce qui explique que le PRP augmente la production de la mélanine. Le PRP induit également à augmenter la densité des cheveux.

En fait, les effets bénéfiques de PRP sont :

  • Il stimule la sécrétion du collagène
  • Il rend les cheveux miniaturisés plus épais
  • Il augmente la densité des cheveux
  • Il diminue l’intensité de la chute de cheveux
  • Il améliore l’état de santé du scalp
  • Il traite l’irritation du scalp
  • Il est considéré parmi les traitements de la pelade
  • Il renforce les résultats de la greffe de cheveux

C’est quoi un traitement par le PRP ?

Le plasma : Le plasma est une solution liquide existant dans le sang où les plaquettes, les globules rouges et blancs sont en suspension, il représente 55% de volume du sang. Il s’agit d’une solution visqueuse d’une couleur jaune transparente. En plus de son composant majeur qui est l’eau et qui représente 92%, le plasma contient également des protéines, des substances azotées non protéiques, le glucose, les lipides, les hormones, les vitamines et les facteurs de croissance. En fait, Le plasma participe grandement dans le processus de coagulation et la communication intercellulaire.

Les plaquettes sanguines : elles sont connues aussi sous le nom de thrombocytes. Les plaquettes sont des petites cellules sans noyau qui se produisent au niveau de la moelle osseuse. Elles vivent en moyen 7 à 10 jours dans le sang. Le taux normal des plaquettes dans notre organisme varie entre 150-400 G/L. Les thrombocytes jouent un rôle indispensable dans le processus d’hémostase.

Le plasma riche en plaquettes (PRP) : le PRP est un produit autologue riche en plaquettes, le PRP contient de 3 à 8 fois la concentration normale des plaquettes dans le sang. Il s’agit d’un agent hémostatique efficace, il accélère la réparation épidermique et stimule l’angiogenèse mais également il améliore la synthèse du collagène. La présence des leucocytes dans le PRP lui donne aussi une propriété antibactérienne.

Généralement, ce produit ne présente aucun risque allergique ou infectieux, parce qu’il provient du patient lui-même, cependant, il faut que le prélèvement sanguin soit dans des conditions aseptiques.

On peut dire que le principe du traitement par le PRP est pareil au principe de l’opération de la greffe de cheveux, car le chirurgien utilise les propres cheveux du patient, ce qui explique l’adaptation du corps avec ses cheveux, en ne les rejetant pas.

Parmi les facteurs influençant l’effet biologique et régénératif du PRP et altérant la qualité et la quantité des plaquettes on trouve :

  1. Le mauvais choix d’anticoagulant
  2. La force de rotation
  3. Le nombre de centrifugation
  4. La méthode de prélèvement sanguin

Combien de séances de PRP sont nécessaire ?

Comme tous autres traitements médicamenteux, le traitement du plasma riche en plaquettes a une action et une durée limitée dans le temps. Par ailleurs, cette thérapie ne peut pas stimuler la repousse des cheveux dans une seule séance.

En fait, pour obtenir des résultats satisfaisants, la plupart des médecins recommandent aux patients d’effectuer trois séances de PRP en laissant une durée et un déphasage de 4 semaines entre chaque deux séances.

Le processus du traitement par PRP est-il douloureux ?

Avant le début du traitement un prélèvement de sang doit être réalisé pour extraire la solution du plasma. Généralement, ce prélèvement produit une douleur très minime provient de l’introduction de la seringue.

Le médecin réalisera des injections inter-folliculaires du PRP dans les zones chauves du patient à une profondeur de 5 mm, à l’aide d’une seringue de petit calibre. L’injection du plasma doit être effectuée uniquement dans les régions chauves ou les zones contenant les cheveux miniaturisés.

En fait, la procédure peut engendrer une douleur très légère, et une rougeur dans le cuir chevelu le premier jour après l’injection de PRP

Le traitement de PRP dans la greffe de cheveux

Généralement, la greffe de cheveux reste une méthode efficace contre l’alopécie androgénétique car les résultats postopératoires seront permanents et satisfaisants. Pourtant, les chirurgiens recommandent aux patients des séances de PRP après l’opération pour renforcer le résultat de la greffe de cheveux et pour activer le processus de cicatrisation.

L’importance de la réalisation du PRP après une greffe de cheveux réside dans les avantages suivants :

  • Il donne une cicatrisation rapide des micros incisions
  • Il augmente la prolifération des bulbes pileux
  • Il améliore la qualité des cheveux greffés
  • Il Diminue l’intensité du shock loss
  • Il augmenter la phase d’anagène

Il faut retenir que le traitement par le PRP n’est pas obligatoire pour la réussite de la greffe de cheveux, il s’agit juste d’un traitement supplémentaire qui accélère la cicatrisation et améliore les résultats.

Les étapes de préparation du plasma

Le principe de la préparation du plasma riche en plaquettes repose principalement sur la méthode de centrifugation. En fait, après avoir prélevé un échantillon de 50 ml de sang du patient, une centrifugation forte va être effectuée dans le but de séparer les différents composants en suspension dans cet échantillon du sang. Autrement dit, le tube de sang aura une rotation très rapide.

Tous les composants du sang vont se déplacer dans des différents endroits dans le tube de sorte que les particules lourdes restent au fond du tube et les légères particules se retrouvent en haut de tube. Après la séparation de toutes les constitutions du sang, le plasma sera retiré soigneusement avec une seringue stérile.

Les effets secondaires du traitement par le PRP

En plus de tous les avantages de PRP, ce traitement est considéré comme un traitement relativement dépourvu des effets secondaires surtout les effets liés à la transmission des agents pathogènes par le sang, en raison que le sang utilisé appartient au patient lui-même. Cependant, il existe une possibilité que le patient ait des effets secondaires liés principalement aux mesures aseptiques et aux conditions de préparation. On trouve parmi ces effets :

L’infection : il faut prendre en compte les mesures d’asepsie stricte lors de la manipulation du traitement et lors du prélèvement du sang qui doit être réalisé par un technicien de laboratoire qualifié. Il est recommandé au patient qui vise suivre des séances de traitement par le PRP pour ses cheveux de contacter une clinique agréée par le ministère de la santé.

Saignement minime : le patient peut remarquer un léger saignement dû à l’injection du produit pendant quelques heures après le traitement.

Céphalée : le patient pourrait avoir des maux de tête après le traitement PRP. C’est pourquoi, le patient doit se reposer pour soulager cette douleur.

Les contres indications du traitement PRP

Le médecin doit élaborer une communication approfondie avec le patient avant de décider de réaliser des séances de traitement PRP, dans le but de déterminer s’il existe des contres indications pour la réalisation de cette thérapie. En fait, les contre-indications du traitement PRP sont :

  • Thrombopénie relative à une diminution du nombre de plaquettes dans le sang
  • Troubles de coagulation
  • Infection au niveau de cuir chevelu
  • Septicémie- infection grave du sang-
  • Patients sous anti-coagulant
  • Patients sous traitement anti-inflammatoire
  • Les femmes enceintes ou allaitantes

Les instructions à suivre après le traitement PRP

Etant donné que le traitement PRP est une procédure très simple, non invasive et relativement sans aucune complication, le patient peut rentrer chez lui le même jour de la pratique. Or, il est recommandé pour lui de suivre quelques simples instructions les jours qui suivent le traitement à savoir :

  1. Eviter le lavage des cheveux le premier jour après la procédure
  2. Eviter l’exposition au soleil
  3. Eviter la natation les premiers jours
  4. Eviter le tabac et l’alcool
  5. Eviter les produits de coiffage
  6. Se reposer après la procédure

Les différents domaines d’application du PRP

En dehors d’application du traitement PRP pour activer la repousse des cheveux et après une restauration capillaire, ce traitement a prouvé son efficacité dans plusieurs autres domaines médicaux et chirurgicaux.

La thérapie par PRP est largement connue depuis l’année 2009, en raison de ses bénéfices potentiels qui englobent plusieurs domaines à savoir :

Chirurgie cardiaque : dans ce domaine le PRP a pour rôle de diminuer la douleur postopératoire, la prévention contre l’infection et l’accélération du processus de cicatrisation.

Chirurgie plastique : son utilisation dans ce domaine consiste à offrir au patient un rajeunissement facial, et à préserver l’hydratation de la peau, ainsi de traiter les séquelles et les cicatrices cutanées.

Orthopédie et médecine de sport : le PRP est largement utilisé dans ce domaine car il permet une amélioration rapide en cas des lésions musculaires et ligamenteuses.

Chirurgie maxillo-faciale : le PRP rendrait bien service dans ce domaine chirurgical parce qu’il participe significativement dans la réparation de l’os et des fistules nasales et palatine.

 

 

Références :

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http://wd.fmpm.uca.ma/biblio/theses/annee-htm/FT/2017/these43-17.pdf

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Sanya K., Mathur K., International Journal of Engineering Technology Science and Research, Platelet-Rich Plasma (PRP) for Hair, volume 4(6), June 2017

http://ijetsr.com/images/short_pdf/1497277602_ieted710_ijetsr.pdf

Gentile P., Cole JP., Cole MA., Evaluation of Not-Activated and Activated PRP in Hair Loss Treatment: Role of Growth Factor and Cytokine Concentrations Obtained by Different Collection Systems, International journal of molecular sciences, volume 18(2), page 408.14 Feb 2017.

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Avant la greffe de cheveux 8

Avant la greffe de cheveux

La période préopératoire de la greffe de cheveux n’est pas moins importante que les étapes suivantes de la greffe de cheveux. Pour cette raison, il faut bien planifier cette période, notamment en termes d’élaboration d’une communication approfondie avec le patient. Il est absolument indispensable que le patient informe son médecin des traitements qu’il administre. Une fois que le médecin définit les antécédents familiaux et pathologiques du patient s’ils existent et le degré de sa perte de cheveux, il va commencer à éduquer le patient en matière des instructions qu’il doit suivre avant l’opération et celles qu’il doit éviter. Par ailleurs, il va l’informer à propos des effets secondaires prévus et qui ne nécessitent pas une inquiétude, car il faut juste comprendre comment les gérer. Une prémédication à titre prophylactique peut être précédée l’opération de la greffe de cheveux, selon l’état de santé de chaque patient et ses antécédents héréditaires et pathologiques. Il est également important que le patient soit informé que la repousse de ses cheveux ne va pas être apparente qu’à partir le sixième mois postopératoire.

Les instructions à éviter avant une greffe de cheveux

L’opération de la greffe de cheveux est une opération esthétique qui garantit au patient des résultats permanents, à condition qu’il doit bien respecter les recommandations préopératoires et postopératoires du médecin. Le protocole adopté avant la greffe de cheveux concerne à la fois la modification du mode de vie mais aussi l’arrêt de certain type de thérapie soit médicamenteux ou à base de plantes. Il faut signaler que l’arrêt de n’importe quel médicament doit être sous l’avis du médecin prescripteur.

Les traitements à éviter avant une greffe de cheveux

Les anticoagulants sont des médicaments qui entravent la formation d’un caillot sanguin et augmentent le flux sanguin, ils sont donc interdits pour les gens qui envisagent une greffe de cheveux en raison qu’ils provoquent des saignements lors de la procédure mais aussi dans la période postopératoire.

Pour les patients qui utilisent le MINOXIDIL, ils devraient cesser de l’utiliser quelques jours avant l’opération. Le MINOXIDIL peut augmenter le taux des saignements opératoire vue sa propriété vasodilatatrice, mais également, il peut donner naissance à une irritation au niveau du scalp.

Pour assurer une intervention sans douleur, le médecin réalise une anesthésie en utilisant un mélange entre lidocaïne, l’adrénaline et le MARCAINE. Une interaction possible peut être survenue entre ces produits anesthésiques et d’autres médicaments tels que certains types d’antibiotiques, antalgiques et antihistaminiques (médicaments antiallergique), pourtant le patient est prié de ne pas interrompre aucun de ces traitements sans recourir à l’avis de son médecin traitant.

Les anti-inflammatoires non stéroïdien agissent sur le fonctionnement des plaquettes et par conséquent, l’augmentation des saignements après la greffe de cheveux. Il est conseillé au patient d’arrêter la prise de ces traitements avant l’opération pour garantir une procédure sans complication, mais toujours, il faut prendre l’avis du médecin prescripteur.

Les suppléments en vitamine E ont un impact négatif sur les facteurs de coagulation, c’est pour cela, il est interdit de les prendre avant l’opération de la greffe de cheveux.

Les instructions liées au mode de vie

Il est absolument recommandé de diminuer autant que possible la consommation du tabagisme avant l’opération de la greffé de cheveux vue son impact sur le taux du saignement, en plus de plusieurs autres complications qu’il engendre dans la période postopératoire, à savoir la nécrose, l’infection et la chute des cheveux. Il a été prouvé également que la consommation de l’alcool engendre les mêmes complications que celles du tabac.

Le patient doit contrôler son régime alimentaire tout en évitant les aliments qui sont riches en vitamine E ainsi que tous les aliments à base de plantes, afin d’assurer une greffe de cheveux sans saignement excessif et sans complications postopératoires.

Les instructions à suivre avant une greffe de cheveux

Le patient est invité à suivre strictement plusieurs recommandations et instructions avant l’opération de la greffe de cheveux, pour permettre une procédure facile et sans problème. Les trois mesures principales que le patient doit tenir en compte avant l’intervention, portent sur le régime alimentaire, le massage de cuir chevelu et la prise des traitements initiaux recommandés par le médecin.

  • Un régime alimentaire sain
  • Le massage du scalp
  • La prémédication

L’alimentation préopératoire

Il a été démontré que la malnutrition peut être responsable de plusieurs complications postopératoires, comme l’infection et les saignements. Une alimentation équilibrée et riche en vitamines (à exclure la vitamine E) est importante pour assurer une période postopératoire avec le minimum possible des effets indésirables. Le support alimentaire doit être riche en vitamine K qui prévient le saignement et en vitamine A/C, ces deux vitamines jouent un rôle indispensable dans le renforcement du système immunitaire et donc la prévention contre l’infection après la greffe de cheveux.

Le massage préopératoire de cuir chevelu

Le massage du cuir chevelu est recommandé surtout aux patients ayant un scalp tendu. Pour atténuer la tension provenant du prélèvement des unités folliculaires, le patient est prié de masser en étirant doucement la peau de haut en bas avec la paume de la main. Plus le patient applique ces exercices d’étirement, plus le prélèvement des unités folliculaires sera facile.

Les médicaments préopératoires

Le médecin peut décider de prescrire des traitements ou des suppléments en vitamines à titre prophylactique selon les propriétés individuelles de chaque patient. Les diabétiques qui envisagent une greffe de cheveux doivent adopter une antibioprophylaxie avant la greffe de cheveux afin d’éviter l’éventualité d’une infection.

Certains médecins prescrivent aux patients qui sont susceptibles d’avoir des saignements excessifs, des quantités minimes de la vitamine K, dans le but d’arrêter la survenue de cette complication dans la période opératoire et postopératoire.

Les anxiolytiques peuvent être prescrites afin de garantir le maximum possible du confort au patient lors de l’intervention de la greffe de cheveux.

Rappel : il est absolument interdit d’administrer ou d’interrompre n’importe quel traitement sans prendre l’avis du médecin, qui est considéré la seule personne qui décide de continuer ou d’arrêter un traitement, toute en prenant en considération les propriétés de chaque individu.

La veille et le jour de l’intervention

Il existe également des instructions à suivre la veille et le jour de l’opération, pour assurer le bon déroulement de la procédure. Par ailleurs, garantir autant que possible le confort au patient. Parmi ces instructions on trouve :

  • Prenez une douche la veille de l’intervention toute en lavant les cheveux avec un champoing douce.
  • Le rasage des cheveux va être effectué à l’hôpital, il n’est pas nécessaire de le faire chez-vous.
  • Profitez d’un sommeil suffisant.
  • Evitez les activités physiques pénibles un jour avant l’opération.
  • Veuillez prendre un petit-déjeuner complet et diversifié.
  • Portez des vêtements confortables, sans boutons et non serrés.
  • Le patient est invité à se présenter à l’hôpital, un jour avant l’opération pour effectuer des tests sanguins dont le médecin recommande.

Le début de la réalisation de chaque instruction

Un mois avant la greffe de cheveuxü Évitez Le tabagisme

ü Commencez le massage du scalp

Trois semaines avant l’opérationü Arrêtez la prise de la vitamine E

Une semaine avant l’opérationü La prise de la vitamine K

ü Arrêtez la prise des médicaments déconseillés

ü Arrêtez de boire l’alcool

Trois jours avant l’opérationü Arrêter l’utilisation de la MINOXIDIL

Références :

MCGILLIS., Teri., STANTON–HICKS., Ursula., The preoperative patient evaluation: preparing for surgery, Dermatologic clinics, vol 16 (1), pages 1-15, (1998).

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La pelade des cheveux 9

La pelade des cheveux

La pelade, connue aussi sous le nom d’alopécie areata qui est parmi les formes de perte anormale des cheveux, la pelade peut être engendrée une seule fois dans la vie comme elle peut réapparaitre pendant des intervalles. Actuellement, la pelade est considérée comme une maladie auto-immune, cependant, elle peut avoir d’autre étiologies génétiques et endocriniens. En fait la pelade attaque uniquement les poils qui sont en plein période de croissance* anagène*

Habituellement, la pelade engendre un impact social et une détresse psychologique et affecte l’estime de soi du malade, notamment les jeunes malades. En dehors de cuir chevelu la pelade peut toucher plusieurs zones de corps comme la barbe, les sourcils et la matrice des ongles.

C’est quoi une pelade

La pelade est une pathologie dermatologique d’origine inflammatoire, ce trouble peut attaquer juste un endroit de cuir chevelu, comme il peut attaquer toute la chevelure de la personne. En général, la pelade se manifeste sous forme des plaques chauves entourées par des follicules miniaturisés non seulement au niveau de cuir chevelu mais aussi tous les endroits portant des poils.

Selon des recherches, la pelade peut affecter tous les groupes ethniques, tous les tranches d’âge, mais aussi les deux sexes et elle constitue 2% de la majorité des consultations dermatologiques aux état-unit. En fait, La pelade provient principalement d’un trouble auto-immun, pourtant, il a été démontré que des facteurs génétiques et environnementaux peuvent participer à l’apparition de ce trouble.

Les causes de la pelade

Comme on a déjà signalé dans le paragraphe précédent, l’étiologie principale de la pelade est l’altération de l’activité immunitaire au niveau des follicules pileux en phase d’anagène.

Par ailleurs, les personnes qui ont des antécédents familiaux de la pelade sont plus susceptibles d’avoir ce trouble par rapport aux autres gens. En outre la possibilité d’avoir ce trouble est associée aux facteurs émotionnels et alimentaires.

  • Une cause immunologique
  • Une cause génétique
  • Les causes environnementales

 

Les causes immunologiques

Ce facteur immunologique peut être expliquer comme étant un facteur qui conduit les anticorps à attaquer les bulbes pileux sains, en les voyant comme des corps étrangers, Le mécanisme de cette tolérance est expliqué par des chercheurs comme suit :

Etant donné que la production de la mélanine se fait durant la phase d’anagène et que la pelade touche uniquement les cheveux qui sont en phase d’anagène, plusieurs chercheurs pensent que les anticorps ciblent les antigènes associés aux mélanocytes, cette hypothèse a été prouvée après la repousse initiale des cheveux qui paraient blanc et mal pigmenté.

Par ailleurs, les personnes qui souffrent d’autres maladies auto-immunes sont considérées comme les plus affectées par la pelade. Généralement, chez ces personnes la pelade survient dans une proportion d’environ 8 % à 12%. Les maladies concernées sont les suivantes :

  • Les troubles thyroïdiens
  • Diabète
  • Vitiligo
  • Psoriasis
  • Le lupus
  • Maladie cœliaque

Les causes génétiques

Un autre point de vue clinique a montré qu’il existe une cause génétique associée à l’apparition de la pelade, en particulier chez les personnes qui ont des antécédents héréditaires à ce trouble.

En fait, les chercheurs pensent que cette cause est due à une mutation d’un gène régulateur auto-immune, qui a un rôle de la transcription sur le chromosome 21, ce qui peut expliquer son implication possible dans l’apparition de la pelade. Généralement, la pelade peut survenir dès la fin de l’adolescence chez les sujets qui présentent les facteurs génétiques.

Selon des études à ce propos, 8.8% des sujets atteints du syndrome Down, souffrent de la pelade, ce qui prouve la corrélation possible entre 21 -ème chromosome et ce trouble de perte de cheveux.

Les causes émotionnelles

Le déclenchement de la pelade peut être favorisé par les troubles émotionnels liés au stress et au dépression psychologique. Au cours, des épisodes de stress une substance neuro-peptique sera secrétée, cette substance peptique engendre une perturbation des caractéristiques immunitaire de la follicule pileux ce qui induit à la survenue de la pelade.

Par ailleurs, la malnutrition peut être également une cause de la pelade. L’adaptation d’un régime alimentaire pauvre en vitamines, en fer ou en nutriments nécessaires pour la croissance naturelle des cheveux peut affaiblir l’immunité de la follicule pileux et par conséquent, le déclenchement de la pelade.

La repousse des cheveux après une pelade

Avant de parler de la repousse il faut d’abord préciser si la guérison de la pelade est possible ou non. La pelade en général, peut se disparaitre soit spontanément soit à l’aide de démarrage d’un traitement, dans tous ces cas la repousse des cheveux va être très lente et elle peut durer des années dans certain cas.

En moyen, le patient a besoin d’attendre 12 mois pour observer la repousse des follicules pileux, durant cette année, il est possible d’utiliser les produits de coloration au niveau de la région affectée, ou bien une perruque, si la perte de cheveux est importante, Cependant, il est important que le sujet accepte ce trouble et attendre la repousse de ces cheveux, en évitant de se stresser car cela ne peut qu’aggraver cette perte.

Fréquemment, les follicules pileux qui vont repousser en premiers temps vont être incolorés et hypo pigmentés en raison que les lymphocytes T ont attaqué les mélanocytes responsables de la coloration, pourtant, ce trouble de coloration est provisoire et le patient ne doit pas s’inquiéter, parce qu’au fil du temps, les cheveux blancs seront remplacés par des cheveux de texture et de couleur normales.

La pelade est-elle contagieuse

Plusieurs personnes se demandent est-ce que la pelade est une maladie contagieuse. Souvent, les gens craignent cette pathologie en évitant ceux qui en souffrent, Habituellement, la pelade est une maladie considérée comme bénin, en outre, il n’a pas été démontré que l’agent pathogénèse de ce trouble est contagieuse. Alors la pelade est une maladie dermatologique non transmissible.

Le diagnostic différentiel de la pelade

En général, Le diagnostic de la pelade peut être posé cliniquement par le médecin, d’une manière facile parce que les zones chauves provenant de ce trouble se caractérisent par leur apparence, si le malade souffre en même temps d’autres maladies auto-immunes, comme le diabète ou le trouble thyroïdien, cela va rendre le diagnostic plus facilite. Mais en cas de doute, plusieurs examens peuvent être réalisés, pour poser le diagnostic définitif et pour définir la cause de cette perte de cheveux. Ces examens sont les suivants :

  • TRICOSCOPIE
  • BIOPSIE
  • BILAN SANGUIN

TRICOSCOPIE : cet examen aide à déterminer les caractéristiques des poils sous la forme* point d’exclamation*, les follicules cassés et courts, les points jaunes (hyperkératose des follicules) ou des points noirs.

Ces taches jaunes et noires indiquent que l’alla pelade est toujours active, tandis que, les cheveux fuselés peuvent être trouvés à n’importe quel stade de la maladie.

LA BIOPSIE : l’examen histopathologique d’un échantillon de cuir chevelu révèle un taux augmenté des lymphocytes au niveau des follicules pileux en anagène en cas d’une pelade, avec une domination des cheveux en phase télogène. Cet examen nécessite d’anesthésier le malade localement.

LE BILAN SANGUIN : il est recommandé de réaliser un bilan sanguin complet, afin que le médecin pourrait déterminer la cause et choisir le traitement convenable. Parmi les examens biologiques nécessaires à faire on trouve :

Le taux de 25-hydrooxidant : il a été démontré selon des études que la carence en vitamine D peut être un signe de la présence de la pelade.

Par ailleurs, la réalisation des analyses des taux de ferritine et de T3 /T4 peut aider à bien orienter le médecin à traiter la cause et à choisir le traitement approprié pour chaque malade.

Les formes de la pelade

En fait, il existe deux formes principales de la pelade, la première forme touche la barbe ou bien des endroits de cuir chevelu, comme elle peut toucher tout le cuir chevelu du malade, cette forme est appelée alopécie totale, la deuxième forme est la forme la plus grave de la pelade car elle affecte non seulement les cheveux de cuir chevelu, mais les cheveux du corps entier. Cette forme est connue sous le nom d’une alopécie universelle.

Comment traiter une pelade

Actuellement, il existe plusieurs types de traitements préconisés et destinés aux patients atteints de la pelade qui est considérée comme une maladie inflammatoire auto-immune. Ces traitements ont prouvé une efficacité à favoriser la repousse et la croissance du cheveux affectés.

Les corticoïdes intra lésionnels : ce traitement favorise la repousse des cheveux chez la plupart des patients, il est basé sur l’injection intra épidermique des corticoïdes, qui peut être réalisée sous une anesthésie locale afin d’éviter tout type de douleur.

Les corticoïdes topiques : les corticoïdes sous forme de gel ou bien mousse induisent à la repousse des follicules pileux. Ils sont considérés comme un traitement de choix chez les enfants.

Le MINOXIDIL : dans le cas de la pelade, le MINOXIDIL doit être toujours utilisé en association avec un autre traitement envisagé pour faire guérir la pelade. En fait, le MINOXIDIL aide à faciliter le passage des nutriments ce qui influence positivement sur la repousse des cheveux. La posologie de MINOXIDIL peut être soit 2 %ou 5 %.

La cyclosporine : il s’agit d’un immunosuppresseur qui peut être utilisé seule ou bien en association avec les corticoïdes, ce traitement agit en inhibant les cellules T

SULFALAZASINE : il a été démontré que ce traitement a une action immunosuppressive contribuant à l’inhibition des cellules T.

Le PRP : actuellement, le traitement par le PRP est envisagé pour stimuler la repousse des cheveux et nourrir les follicules pileux, il a prouvé son efficacité sans avoir recours aux immunosuppresseurs.

Le soutien psychologique : la pelade provoque un impact sur la psychologie du malade, en fait le soutien psychologique du patient de la part de son entourage favorise son amélioration et son adaptation avec le traitement ce qui impacte le résultat attendu.

La pelade et la greffe de cheveux

Plusieurs malades se demandent est ce que la greffe de cheveux peut être une solution pour couvrir les zones chauves de la pelade.

On sait que la cause principale de la pelade est d’origine auto-immune, c’est-à-dire les anticorps attaquent les follicules pileux en phase d’anagène alors qu’ils sont en bonne santé.

En fait, la réalisation d’une greffe de cheveux ne va pas être une bonne solution de ce trouble, en raison que les follicules pileux implantés pourraient subir une chute immédiate déclenchée par ces anticorps, ce qui rend la greffe de cheveux inutile.

Si le médecin a bien évalué le cas du malade atteint de la pelade et il a découvert que l’étiologie n’est pas auto-immune, dans ce cas on peut dire que la greffe de cheveux peut être une solution contre la pelade, mais généralement la greffe de cheveux est déconseillée vivement en cas de ce trouble.

 

 

REFERENCES:

 

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https://www.cfp.ca/content/cfp/61/9/e401.full.pdf

 

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https://www.jci.org/articles/view/31942

 

L’échelle de Norwood 10

L’échelle de Norwood

L’échelle de Norwood, également connu sous le nom d’échelle Hamilton-Norwood, est une classification qui détermine la progression de la perte de cheveux, dû à l’alopécie androgénétique chez l’homme au fil du temps. L’échelle de Norwood est le modèle le plus utilisé grâce à sa capacité de sélectionner les bons candidats d’une greffe de cheveux, mais aussi, il aide à dépister quelques types de pathologies. La classification finale de cette échelle de chute de cheveux a été modifiée par le docteur o’tar Norwood qui a déterminé 7 étapes de progression de l’alopécie androgénétique masculin.

L’histoire de l’échelle de norwood

L’élaboration du premier modèle de l’évolution d’alopécie androgénétique est faite en 1951 par l’anatomiste Hamilton qui a proposé une classification de 8 étapes bien détaillée, des stades évolutifs de perte de cheveux, cette classification était une référence pour le dermatologue Norwood qui l’a modifié en 1975, en se basant sur plusieurs études approfondies. Actuellement l’échelle Norwood est l’échelle le plus couramment utilisé par les dermatologues et les chirurgiens de la greffe de cheveux.

Le diagnostic d’une alopécie androgénétique

L’alopécie androgénétique est un trouble de perte de cheveux progressive. Il touche à la fois les hommes et les femmes qui sont surtout prédisposés génétiquement à cette perte, il se caractérise par une miniaturisation des cheveux avec une réduction de la densité capillaire. Pour classifier le degré d’une alopécie androgénétique chez les hommes et pour déterminer si cette perte est minimale, légère, modéré ou sévère, il est indispensable que le médecin utilise l’échelle de Norwood qui a prouvé son efficacité en ce qui concerne le diagnostic d’alopécie androgénétique masculine, mais aussi, il rend le diagnostic possible dès les premiers stades, lorsque la perte de cheveux est presque invisible. En fait l’échelle Norwood explique l’évolution de la perte de cheveux selon sept modèles principaux.

La subdivision principale de l’échelle de Norwood

La classification de Norwood est expliquée comme suit :

Type 1 : une légère récession de la racine des cheveux au niveau de la zone frontale et temporale, mais en général aucun recul de la racine n’est pas observé dans ce stade.

Type 2 : dans ce stade on observe une visibilité d’une calvitie sous forme triangulaire au niveau des tempes, La zone du sommet est généralement intacte.

Type 3 : la récession des cheveux de la région des tempes et du front s’étend postérieurement. Généralement la chute des cheveux temporale termine dans ce stade. Ce stade est caractérisé également par une perte plus au moins importante des cheveux dans la région du vertex.

Type 4 : la perte de cheveux augmente de plus en plus en créant une bande de cheveux moyennement dense qui sépare la partie supérieure et le sommet de la tête et qui traverse le haut de la tête.

Type 5 : la calvitie au niveau de la région temporale et frontale devient plus étendue et n’est pas séparée que par une bande de cheveux plus étroite et plus clairsemée.

Type 6 : dans ce stade la bande de cheveux va disparaitre, et donc la région temporale, frontale et le vertex seront interconnectées et l’ensemble de la zone chauve va s’étendre latéralement et postérieurement.

Type 7 : ce stade correspond à la forme finale et la plus grave de la calvitie, il se caractérise par l’existence d’une bande de cheveux sous forme d’un fer à cheval et qui s’étend latéralement entre les deux oreilles, cette bande de cheveux peut également y avoir une perte de densité.

Les quatre variantes de l’échelle de Norwood

Norwood a proposé 4 variantes de type A, considérées comme une sous-classification de l’échelle de Norwood, en cas de plus grande rétraction de la racine des cheveux. Ces variantes sont les suivantes :

Type IIA : la racine des cheveux est antérieure du plan frontal d’environ 2 cm avant le canal auriculaire

Type IIIA : la ligne de dénudation peut dépasser le canal auriculaire en affectant la ligne frontale

Type de IVA : l’alopécie dans ce stade affecte la ligne médiane. On peut observer aussi un amincissement de la racine des cheveux postérieures.

Type VA : ce stade correspond à la forme la plus avancée d’alopécie qui s’étend de plus en plus en affectant le sommet, la perte de cheveux dans ce stade est presque similaire au classement VII avec une fixation plus profonde.

L’échelle de Ludwig

Ludwig a observé presque 468 cas des femmes atteintes d’alopécie androgénétique, durant plusieurs années afin de classer les stades d’alopécie androgénétique chez les femmes et elle a pu par la suite mettre au point une classification de trois stades expliquant la progression et l’évolution de la chute des cheveux chez les femmes. Ces stades s’illustrent comme suit :

Stade 1 : un amincissement léger des cheveux qui commence au niveau de la chevelure, tout en respectant la ligne frontale antérieure.

Stade 2 : dans ce stade on observe une raréfaction des cheveux au niveau de la couronne et en arrière de la ligne frontale antérieure.

Stade 3 : une dénudation totale au niveau de la couronne avec une réduction visible de la densité, la ligne frontale devient minime.

 

Référence :

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https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4812885/

Stough D.B., Potter T.S., Philosophy and technique in hair restoration surgery, Current Problems in Dermatology, vol 9(4), pages 120-121, (1997).

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1040048697800087

LUDWIG E., Classification of the types of androgenetic alopecia (common baldness) occurring in the female sex, British Journal of Dermatology, vol97(3), page253, (1977).

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1365-2133.1977.tb15179.x

Le MINOXIDIL pour les cheveux 11

Le MINOXIDIL pour les cheveux

Le MINOXIDIL (2,4-diamino- 6- piperidinopyrimidine-3-oxyde) est un traitement initialement conçu contre hypertension artérielle, mais il a été constaté par la suite que parmi ses effets secondaires, on trouve une favorisation de la croissance des cheveux par la stimulation des facteurs de croissance. Cet effet positif a conduit les dermatologues et les spécialistes de la greffe de cheveux de le prescrire pour les patients atteints d’alopécie comme traitement initiale, l’application du MINOXIDIL doit être uniquement topique, soit sous forme d’un spray ou bien d’une mousse. Etant donné que le MINOXIDIL est un traitement vasodilatateur, certains médecins donnent une possibilité que ce traitement favorise le flux sanguin périphérique de cuir chevelu, ce qui provoque une dilatation des vaisseaux et donc la stimulation de la croissance des cheveux.

Le MINOXIDIL après la greffe de cheveux

Le MINOXIDIL est un traitement qui peut être considéré comme un compliment approprié après et même avant une greffe de cheveux. En fait, il a prouvé son efficacité à limiter la chute postopératoire des cheveux, en augmentant la durée de la période anagène et en stimulant la repousse des cheveux transplantés. Par ailleurs le MINOXIDIL participe à réduire l’impact du shock loss dans la période postopératoire, ainsi, il renforce significativement le calibre et la densité des cheveux. La plupart des spécialistes de greffe de cheveux recommandent à leurs patients de commencer à utiliser le MINOXIDIL à partir des premières 72 heures postopératoire, pour permettre une progression rapide des résultats de l’opération.

Le MINOXIDIL avant la greffe de cheveux

L’application du MINOXIDIL topique au niveau de la zone donneuse avant l’opération de la greffe de cheveux aide également à augmenter la période d’anagène des cheveux, mais aussi, il augmente le taux des unités folliculaires prévus pour la transplantation et par conséquent, il rend le processus de la greffe de cheveux plus facile, en revanche les médecins conseillent les patients d’interrompre l’application du MINOXIDIL au moins 4 jours avant l’opération, afin d’éviter l’irritation du cuir chevelu et pour éviter les saignements excessives dans la période postopératoire du fait qu’il est un traitement vasodilatateur. En général, le patient peut utiliser le MINOXIDIL 6 semaines avant l’intervention.

Les formes du MINOXIDIL

Le traitement de MINOXIDIL est généralement sous deux formes, une forme topique qui peut être soit une mousse ou un spray et qui sont réservés en particulier pour les patients atteints d’alopécie et les problèmes associés au cuir chevelu, par ailleurs l’autre forme de MINOXIDIL est présentée comme des comprimés conçus juste pour les sujets hypertendus.

Le MINOXIDIL spray : le MINOXIDIL est présenté comme un dispositif de pulvérisation de propulseur qui contient le MINOXIDIL dispersé dans un solvant, après avoir pulvériser la solution dans la peau, le scalp va absorber rapidement le traitement, c’est pourquoi la majorité des médecins préfèrent la prescription de cette forme.

Le MINOXIDIL mousse : l’absorption du MINOXIDIL mousse se fait par voie trans-folliculaire et se caractérise par la rapidité et la simplicité d’application.

Le MINOXIDIL comprimé : le MINOXIDIL peut être disponible également sous forme de comprimé destinée particulièrement aux patients souffrant d’une hypertension chronique, cependant cette forme de MINOXIDIL engendre plusieurs effets secondaires à savoir la rétention du sodium et la tachycardie.

Les effets du MINOXIDIL sur l’alopécie androgénétique

Le MINOXIDIL prouve son efficacité à favoriser l’irrigation sanguine des unités folliculaires et donc permettre un meilleur accès d’alimentation, c’est pourquoi on remarque un renforcement des follicules miniaturisés chez les patients souffrant d’une alopécie androgénétique avec une croissance significativement observée dans ses régions chauves, par ailleurs il a été démontré que le MINOXIDIL agit en prolongeant la durée de la phase d’anagène et en diminuant la fréquence de chute de cheveux en cas d’une alopécie androgénétique, pourtant le MINOXIDIL ne corrige pas la perturbation hormonal qui engendre l’alopécie androgénétique ce qui explique la récidivité de la chute à l’arrêt du traitement, c’est pour cette raison il n’est pas recommandé d’interrompre le traitement car son impact va être disparut dés le 3 -ème mois après son arrêt. Généralement la chute de cheveux va être freinée le 3 -ème mois de l’utilisation du MINOXIDIL et à partir du 4 -ème mois le patient va remarquer le début de la repousse des cheveux.

L’application du MINOXIDIL, n’aura plus de sens si le patient est complètement chauve parce que ce traitement ne donne pas naissance à des nouveaux bulbes, en revanche il permet juste de renforcer les poils déjà existant.

Quels sont les dosages du MINOXIDIL

Le MINOXIDIL est vendu sous forme de deux dosages différents. Le MINOXIDIL 2% et le MINOXIDIL 5%. Le MINOXIDIL 2% a été le premier introduit dans le marché en 1986 en Amérique. Le MINOXIDIL 5% n’a été introduit qu’en 1993 comme alternative plus forte à 2%.

Plusieurs études ont démontré que le MINOXIDIL 5% agit rapidement par rapport au MINOXIDIL 2%, vue que l’arrêt de la chute de cheveux était remarquable et plus rapide chez les patients qui ont utilisé le dosage de 5%, pourtant les effets indésirables étaient plus évidents chez les patients utilisant le MINOXIDIL 5 % et moins fréquentes chez ceux qui ont utilisé le MINOXIDIL 2%

Le MINOXIDIL 2% ou 5% ?

Il n’est pas recommandé pour les femmes d’utiliser le MINOXIDIL 5%, car la forte concentration de ce traitement peut engendrer une hypertrichose, en outre pour les patients qui disposent d’un cuir chevelu sensible, il sera préférable pour eux également d’utiliser le MINOXIDIL 2%.

En règle générale, la majorité des médecins prescrivent dans un premier temps le MINOXIDIL 2%, et après que le cuir chevelu s’est habitué au principe actif, à ce moment-là, le patient peut commencer l’utilisation du MINOXIDIL 5 %.

Comment peut-on appliquer le MINOXIDIL ?

Afin d’assurer des résultats satisfaisants, le patient doit respecter plusieurs précautions qui concernent, l’utilisation constante du traitement, les étapes d’application et le dosage quotidien qui ne doit pas dépasser 2ml par jour. Habituellement, le MINOXIDIL doit être appliqué deux fois par jour la méthode d’application est simple, que ça soit pour le spray ou pour la mousse.

Les étapes d’application du MINOXIDIL spray sont :

  • Veuillez bien se laver les mains
  • Enlever le capuchon
  • Orienter la pompe du flacon vers la zone à traiter
  • Appuyer fermement
  • Etaler le produit avec les bouts des doigts pour traiter toute la zone
  • Refaire l’opération 6 fois
  • Recapuchonner le flacon
  • Se laver bien les mains
  • Conserver le MINOXIDIL à une température qui ne dépasse pas 25 °C.

Les étapes d’application du MINOXIDIL mousse sont :

  • Se laver bien les mains
  • Appliquer la mousse sur des cheveux secs et propres
  • Appliquer la mousse directement sur les cheveux
  • Masser la zone pour permettre au produit de s’étendre uniformément et d’atteindre la peau.
  • Se laver les mains immédiatement
  • Veuillez appliquer la mousse au moins 2 heures avant de se coucher.
  • Conserver le MINOXIDIL à une température qui ne dépasse pas 25 °C.

Les effets indésirables du MINOXIDIL

Les effets secondaires du MINOXIDIL ne sont pas grave généralement. Les effets cutanés sont les plus perceptibles notamment en cas d’utilisation du MINOXIDIL 5. Parmi les effets secondaires de ce traitement on trouve :

  • Hypotension
  • Démangeaisons
  • Dermatite
  • Irritation ou allergie
  • Maux de tête
  • Pellicules
  • Gonflement des mains et des pieds

Les contres indications du MINOXIDIL

  • Cuir chevelu pathologique
  • L’allaitement
  • La grossesse
  • L’exposition fréquente au soleil
  • Hypersensibilité au MINOXIDIL

 

Références :

Avram M.R., Cole J.P., Cha seC., Gandelman M., Haber R., Knudsen R., Ziering C.L, The Potential Role of Minoxidil in the Hair Transplantation Setting. Dermatologic Surgery, volume28(10), page894–900. (2002)

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1046/j.1524-4725.2002.02068.x

 

Olsen E.A., Dunlap F.E., Funicella T., Koperski J.A., Swinehart J.M., Tschen E.H., Trancik R.J, A randomized clinical trial of 5% topical minoxidil versus 2% topical minoxidil and placebo in the treatment of androgenetic alopecia in men, Journal of the American Academy of Dermatology, 47(3), 377, (2002)

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S019096220200124X

 

DEFFAUGT-SANCHEZ, Coline, Le conseil capillaire à l’officine : des conseils cosmétologiques aux traitements médicamenteux. Faculté de Pharmacie, page 123-127, (2012).

https://core.ac.uk/download/pdf/40122004.pdf

 

De Villez RL, Topical Minoxidil Therapy in Hereditary Androgenetic Alopecia. Archives of Dermatology, volume 121(2), page197. (1985).

https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/article-abstract/545801

L’œdème après la greffe de cheveux 12

L’œdème après la greffe de cheveux

L’œdème frontal est parmi les manifestations courantes de la greffe de cheveux. Il survient généralement entre 24 à 48 heures qui suivent l’intervention au niveau du frond et migre vers les orbites (cavité où les yeux reposent) en engendrant une ecchymose périorbitaire qui finit au niveau des joues. L’apparition d’œdème est dû à l’infiltration de la solution saline et du produit anesthésique mais aussi au traumatisme provenant de l’extraction et de la transplantation des unités folliculaires. Certainement il existe plusieurs mesures préventives qui visent à freiner la gravité de cet œdème, La présence du gonflement après la greffe de cheveux ne doit pas effrayer le patient parce qu’il s’agit d’une réaction corporelle normale, indolore et sans danger qui mettra deux à quatre jours pour dissimuler.

Les causes du gonflement post greffe

L’œdème est un effet indésirable fréquent engendré généralement à cause de quatre principales raisons qui sont l’accumulation de la solution saline et du produit anesthésique injecté par voie intradermique au niveau du scalp dans le but de rendre l’intervention indolore et de fournir au patient le maximum possible du confort au cours de l’opération. Le processus de la greffe de cheveux est également la cause de l’œdème postopératoire, cependant il ne faut pas oublier l’exposition de cuir chevelu au traumatisme dans les premiers jours postopératoires et qui participe également dans l’apparition du gonflement post-greffe si le patient n’a pas accordé une attention après son opération. Il existe alors quatre principales causes qui sont :

  • La solution saline
  • Le processus de la greffe de cheveux
  • Le traumatisme
  • Le produit anesthésique

L’utilisation de la solution saline

Lors de la greffe de cheveux le médecin aura besoin d’une peau lisse et tendue ainsi d’un espace plus large entre la peau et le crâne. La distance entre la peau et le crâne est si petite qu’il est difficile d’insérer les unités folliculaires, c’est pour cette raison que le médecin injecte une solution saline au niveau du scalp pour soulever la peau et pour la détendre, ainsi pour permettre une transplantation moins compliquée des unités folliculaires. Après l’opération, la solution saline reste dans la paroi cutanée, puis elle s’écoule de la racine des cheveux vers le front, les yeux et parfois vers les joues, ce qui provoque un gonflement qui va être disparu spontanément au bout du cinquième jour postopératoires.

Le processus de la greffe de cheveux

Pour effectuer la greffe de cheveux, le médecin a besoin d’ouvrir des canaux d’environ 2 à 3 mm au niveau des deux zones receveuse et donneuse pour pouvoir extraire et réimplanter les unités folliculaires. L’ouverture de ces canaux va influencer la circulation sanguine ce qui va participer à l’apparition d’œdème après la greffe de cheveux.

Le traumatisme

Le médecin recommande au patient de faire très attention pendant les deux premières semaines postopératoires, parce que dans cette période la peau devient plus sensible et les unités folliculaires ne sont pas complétement installées dans les canaux et n’importe quel traumatisme ou bien un coup violent au niveau de la tête peut provoquer des ecchymoses, des saignements, un gonflement et une chute des unités folliculaires, même le frottement de la tête contre l’oreiller peut engendrer le gonflement après la greffe de cheveux.

Il est très indispensable de contacter le médecin traitant en cas de traumatisme parce que les unités folliculaires peuvent être endommagées

L’utilisation du produit anesthésique

Avant la greffe de cheveux le patient va être soumis à une anesthésie locale. Le médecin injecte dans les différentes zones de la tête un produit anesthésique afin de rendre l’opération complétement indolore, et comme la solution saline qui reste dans la paroi cutanée, l’anesthésique va aussi rester dans la zone sous cutanée, ce qui explique l’apparition du gonflement après la greffe de cheveux, ce produit anesthésique se propage de la partie supérieure du visage vers la partie inférieure puis vers le front et les joues.

Conduite à tenir envers l’œdème post-greffe de cheveux

L’œdème est une réaction inflammatoire à la procédure de l’intervention de la greffe de cheveux, il peut apparaitre immédiatement après la transplantation de cheveux, mais dans la plupart des cas il passe inaperçu jusqu’à 3 à 5 jours après la chirurgie.il est important que le patient ressent le maximum du confort et la moins anxiété possible après la chirurgie de la greffe. La satisfaction des patients dans la période postopératoire et aussi importante que le bon résultat chirurgical de la transplantation de cheveux, c’est pour cela qu’il existe des méthodes préventives pharmacologiques et d’autres physiques qui peuvent contrôler cet œdème et réduire le temps de récupération après la transplantation.

Les mesures physiques envers le gonflement

L’utilisation des méthodes de prévention physique a démontré qu’elle peut diminuer l’intensité du gonflement post-transplantation. Ces mesures préventives sont les suivantes :

La position semi-assise : il est recommandé d’adopter la position semi assise pendant le sommeil les quatre premiers jours postopératoires en gardant la tête surélever à un angle de 45 degrés à l’aide de trois ou quatre oreillers afin de déminuer l’apparition de l’inflammation.

Les sacs de glaces : pour remédier au gonflement, le patient peut appliquer les packs de glaces sur le front et les yeux pendant 15 minutes ou plus trois à quatre fois par jour, en veillant à ne pas exercer une pression ou bien placer ces packs directement sur les unités folliculaires transplantées.

Le respect de ce protocole va absolument déminuer le gonflement au cours de la première semaine après la greffe de cheveux.

Boire beaucoup d’eau : il est conseillé au patient de boire beaucoup d’eau pour permettre au produit anesthésique et à la solution saline d’être éliminés avec l’eau lors du processus de la diurèse.

L’alimentation : il faut éviter les aliments salés, épicés et les aliments qui contiennent la caféine parce qu’ils augmentent la rétention d’eau.

Les activités physiques : toute activité physique responsable de l’augmentation de la circulation sanguine comme par exemple le sport et les activités sexuelles doivent être évités pendant les premiers sept jours postopératoire, mais aussi pour éviter la possibilité d’exposition à un traumatisme.

Serre-tête : après l’opération le médecin placera autour de la tête un pansement en appliquant une légère pression qui va réduire par la suite le gonflement en bloquant l’écoulement des liquides vers la région frontale

Massage du liquide : le patient peut appuyer sa main sur la zone frontale et utiliser soigneusement l’autre main pour frotter le fluide vers la zone temporale sans toucher la zone où les unités folliculaires sont transplantées pour ne pas les endommager.

Les mesures pharmacologiques envers le gonflement

Les corticostéroïdes : l’administration des corticostéroïdes avant et/ou après la greffe de cheveux diminue fortement l’importance de l’œdème frontal, et donc l’amélioration de l’apparence du patient dans la période postopératoire. Les corticostéroïdes agissent principalement sur l’augmentation des protéines anti-inflammatoires et par conséquent, diminuent la gravité d’œdème qui peut entrainer une sorte de morbidité temporaire, mais ils doivent être prises sous prescription médicale. Il est absolument interdit d’adopter une automédication par le patient.

La durée de persistance du gonflement

Le gonflement survient généralement entre 24 et 48 heures post-greffe et il a tendance à dissimuler le cinquième jour après l’intervention, il est important que le patient respecte la conduite à tenir qui concerne les mesures préventives physiques après la greffe de cheveux pour éliminer facilement l’œdème, mais aussi if faut protéger le cuir chevelu contre l’exposition au traumatisme qui ne peut qu’aggraver la situation du gonflement. Si l’œdème a persisté plus qu’une semaine après la greffe de cheveux il est obligatoire d’informer le médecin traitant.

 

Références :

  • Smadja j., Bailly j-y., Microgreffe de cheveux, chirurgie dermatologique, page335,2017

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9782294749834000327

  • Malhari B., Kumar A., sharma., Ramesh., Rattan., Vidya., role of corticosteroids in reduction of post-operative oedema in craniofaciomaxillary surgery, journal of evolution of medical and dental science, June 16-2016

https://www.thefreelibrary.com/Role+of+corticosteroids+in+reduction+of+post-operative+oedema+in…-a0469639571

  • Barrera A., Ubel C O., the art of follicular unit micrografting and minigrafting, hair transplantation,page 285, 2013

https://www.scribd.com/document/393674683/Hair-Transplantation-the-Art-of-Micrografting-and-Minigrafting-2nd-Edition

 

 

 

Le lavage après la greffe de cheveux 13

Le lavage après la greffe de cheveux

Le lavage des cheveux après la greffe de cheveux fait partie des recommandations qui complètent l’objectif principal de ce processus. Généralement, Le lavage des cheveux aide à éliminer les croûtes et les résidus de la peau après la greffe de cheveux.

Contrairement à ce que certains patients pensent, le lavage des cheveux après la greffe de cheveux est un processus très simple, qui ne nécessite pas un grand effort ni de temps. Or, il faut juste suivre les étapes que le médecin va recommander, en veillant à ne pas endommager les unités folliculaires nouvellement transplantés.

L’importance du lavage après la greffe de cheveux

Au moment de l’intervention, le médecin ouvre des canaux pour qu’il puisse réimplanter les unités folliculaires collectés. L’ouverture de ces canaux engendre un saignement très léger avec des résidus de la peau de cuir chevelu. Après l’opération, ces gouttelettes de sang se dessèchent, en créant des croûtes.

L’importance du lavage après la greffe de cheveux réside principalement dans l’élimination progressive de ces croûtes, à l’aide d’une lotion et d’un shampooing approprié. La chute de ces croûtes peut être accompagnée par une chute des cheveux transplantés, cela ne devrait pas inquiéter le patient, car les racines resteront toujours en place.

En plus de l’élimination des croûtes, le lavage des cheveux après la greffe de cheveux protège le cuir chevelu contre les infections, aide les cheveux à repousser rapidement, et accélère la récupération du patient.

Le premier lavage après la greffe de cheveux

Le premier lavage après la greffe de cheveux sera réalisé à partir du troisième jour postopératoire, et dans le milieu hospitalier.

En fait, un professionnel de santé va effectuer le premier lavage des cheveux et en même temps, il va apprendre au patient toutes les étapes qu’il doit suivre par la suite chez lui.

Les conditions du lavage sont généralement la présence d’une salle propre et appropriée, ainsi que l’utilisation d’un shampooing et une lotion adéquats, le patient ne doit pas hésiter de poser des questions au professionnel de la santé, s’il n’a pas bien compris.

Comment appliquer le shampooing après la greffe de cheveux

Il est recommandé au patient de laver ces cheveux quotidiennement jusqu’à le vingtième jour postopératoire. Il est important de laver les cheveux soigneusement pour ne pas endommager les unités folliculaires transplantés en suivant extrêmement les instructions données par le médecin.

En effet, un lavage incorrect peut provoquer des dégâts irréparables allant jusqu’à le délogement des greffons ou bien la réduction du taux de repousse des cheveux.

Après l’opération, le patient va recevoir un kit contenant un shampoing et une lotion appropriés et spéciaux pour le lavage des cheveux après la greffe. En fait, le processus du lavage se passe par 3 étapes qui sont :

  • L’étape de la lotion
  • L’étape de shampooing
  • L’étape du séchage

La lotion :

Avant de commencer chaque lavage, il est important de ramollir et d’hydrater les cheveux pendant 30 minutes, de cette façon, la chute des croûtes sera facile lors du lavage au shampooing.

D’abord, il faut couvrir le cuir chevelu par une large couche de la lotion avec des touches douces. Il faut être prudent de ne pas frotter le cuir chevelu avec force. S’il y a autant de croûtes, le patient peut laisser la lotion plus de 30 minutes,

Après environ 30 minutes, la chevelure doit être lavée à l’eau tiède, en veillant à ne pas enlever l’excès de la lotion par une serviette.

Le lavage au shampooing :

En fait, le lavage au shampooing permet de bien nettoyer la chevelure des impuretés et il protège contre les infections et les inflammations, généralement, ce processus doit être appliqué pendant 20 jours d’une façon quotidienne.

Après avoir terminé le rinçage de la lotion, le patient doit frotter une petite quantité de shampooing entre ses mains afin d’obtenir une mousse. Ensuite, il faut bien étaler cette mousse en utilisant juste les bouts des doigts sur toute la chevelure en évitant de frotter la peau.

Après que le patient s’assure que la mousse du shampooing couvre toute la chevelure et que la peau devient propre. Il faut rincer la chevelure en veillant d’utiliser des légers jets de l’eau tiède.

Le processus du lavage peut être répété pour une deuxième fois, si le patient remarque qu’il existe encore des résidus de la peau. Le changement soudain des jets ou de la température d’eau peut endommager les follicules pileux.

Le séchage :

La dernière étape du lavage des cheveux après la greffe est le séchage. Il faut être très prudent en séchant les cheveux, car n’importe quel mouvement incorrect peut affecter les unités folliculaires transplantés, il est toujours interdit de frotter la tête.

En fait, le séchage des cheveux doit être utilisé à l’aide d’une serviette en coton. Le patient doit tapoter les cheveux très doucement. Il ne faut surtout pas utiliser les serviettes en papier car les produits de base de ce papier peuvent coller aux cheveux ce qui peut engendrer une infection.

Le patient peut avoir recours au sèche-cheveux, à condition qu’il soit réglé sur une température minime et qu’il soit à une distance de 20 cm de la tête pendant juste une minute.

Le shampooing recommandé pour le lavage des cheveux après la greffe

Après l’opération, le patient reçoit un kit contenant un shampooing et une lotion appropriés pour les cheveux. Ce shampooing sera assez pour un période de 20 jours.

En fait, après 20 jours, il n’y aura plus de croûtes, et les unités folliculaires transplantés prendront leurs places. Le patient à ce moment peut utiliser un shampooing avec une formule douce et hypoallergique qui répond aux mesures sanitaires internationales et qui ne contient pas de produits chimiques qui peuvent engendrer une chute des cheveux. Certains médecins peuvent recommander un shampooing antichute de cheveux.

Autres instructions pour le lavage des cheveux après la greffe

Le lavage des cheveux après la transplantation capillaire joue un grand rôle dans la réalisation des résultats attendus. C’est pour cela, le patient ne doit pas sous-estimer ces étapes et il faut surtout être patient.

Ci-dessous, quelques instructions dont le patient doit les respecter extrêmement :

  • Il faut bien se laver les mains avant de commencer le lavage, afin d’éviter le risque d’infection
  • Il ne faut pas laver les cheveux dans les premiers 48 heures postopératoire
  • Ne jamais tenter d’arracher les croûtes pour ne pas déloger les follicules implantés
  • Il est possible de laver les cheveux deux fois par jour en fonction de l’état du patient
  • Lors du lavage des cheveux, il ne faut pas frotter la peau, en revanche, il suffit d’utiliser des touches pour appliquer la lotion et le shampooing.
  • L’eau doit être tiède
  • Il faut verser de l’eau très doucement sur la tête
  • N’utilisez pas le sèche-cheveux en le secouant à gauche ou à droite
  • Veuillez ne pas utiliser le sèche-cheveux trop de temps, il suffit de sécher juste l’excès d’eau
  • Après la chute de tous les croûtes, le patient peut reprendre sa méthode du lavage normale.
  • Après le premier mois postopératoire, le patient peut couper ces cheveux
  • En cas de saignement, il faut appliquer une pression avec une compresse propre

 

 

 

Références :

 

Orentreich N., Hair Transplants: Long-term Results and New Advances. Archives of Otolaryngology – Head and Neck Surgery, volume 92(6), page581, (1970).

https://jamanetwork.com/journals/jamaotolaryngology/article-abstract/603301

 

 

ROUSSO DE., PRESTI PM., Follicular unit transplantation. Facial Plastic Surgery, vol24(04), pages 381-388. (2008)

https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/html/10.1055/s-0028-1102902

 

L’alopécie androgénétique 14

L’alopécie androgénétique

L’alopécie androgénétique est un terme qui combine entre les deux mots androgène et génétique, ce terme a été inventé en 1962 par le médecin Ludwig. Ce type de calvitie est la forme la plus fréquente de la perte de cheveux qui se manifeste chez les deux sexes, comme elle peut toucher à toutes les tranches d’âge, en revanche l’alopécie androgénétique ne se développe que chez les patients ayant des antécédents génétiques et héréditaires de ce trouble.

Par ailleurs, cette prédisposition génétique provient principalement de la sensibilité des cheveux à l’hormone d’androgène et de dihydrotestostérone, cette tolérance à l’androgène rend progressivement les follicules pileux miniaturisés, et moins pigmentés. Cette miniaturisation conduit par la suite à une perte de cheveux, autrement dit, l’alopécie androgénétique agit en raccourcissant la phase anagène et en augmentant la phase télogène, en revanche, les cheveux de la région occipitale sont généralement résistant au DHT.

Habituellement, ce type d’alopécie se manifeste chez les femmes et les hommes avec des différents modèles et degré.

L’alopécie androgénétique chez les hommes

Généralement, l’homme est le plus touché par l’alopécie androgénétique, car il dispose des taux plus élevés d’hormone androgène par rapport à la femme. En fait, l’incidence d’alopécie androgénétique masculine s’augmente avec l’âge, pourtant elle peut être survenue également chez les jeunes patients. Les facteurs déclenchant ce trouble sont d’origine génétique et hormonal.

La proportion de la perte de cheveux chez un homme de 50 ans se double pour atteindre 50 % par rapport à un jeune homme de 25 ans, de ce fait Norwood a mis au point une classification qui explique l’évolution de la perte de cheveux chez l’homme avec l’âge, en expliquant les modèles progressifs de l’alopécie androgénétique.

Les modèles de l’alopécie androgénétique selon Norwood

Selon Norwood, l’alopécie androgénétique masculine se développe en suivant la classification ci-dessous :

Type 1 : une légère récession de la racine des cheveux au niveau de la zone frontale et temporale, mais en général aucun recul de la racine n’est pas observé dans ce stade.

Type 2 : dans ce stade on observe une visibilité d’une calvitie sous forme triangulaire au niveau des tempes, La zone du sommet est généralement intacte.

Type 3 : la récession des cheveux de la région des tempes et du front s’étend postérieurement. Généralement la chute des cheveux temporale termine dans ce stade. Ce stade est caractérisé également par une perte plus au moins importante des cheveux dans la région du vertex.

Type 4 : la perte de cheveux augmente de plus en plus en créant une bande de cheveux moyennement dense qui sépare la partie supérieure et le sommet de la tête et qui traverse le haut de la tête.

Type 5 : la calvitie au niveau de la région temporale et frontale devient plus étendue et n’est pas séparée que par une bande de cheveux plus étroite et plus clairsemée.

Type 6 : dans ce stade la bande de cheveux va disparaitre, et donc la région temporale, frontale et le vertex seront interconnectées et l’ensemble de la zone chauve va s’étendre latéralement et postérieurement.

Type 7 : ce stade correspond à la forme finale et la plus grave de la calvitie, il se caractérise par l’existence d’une bande de cheveux sous forme d’un fer à cheval et qui s’étend latéralement entre les deux oreilles, cette bande de cheveux peut également y avoir une perte de densité.

L’alopécie androgénétique chez les femmes

L’alopécie androgénétique féminine et masculine ont la même étiologie, malgré leur classification différente. Comme chez les hommes l’alopécie androgénétique féminine augmente avec l’âge. En fait, l’androgène se produit par les ovaires et la glande surrénalienne d’une petite quantité et il est considéré comme l’agent pathogène de cette perte de cheveux chez les femmes qui ont déjà des antécédents génétiques de ce trouble.

Selon Ludwig, l’alopécie androgénétique féminine est plus fréquent contrairement à ce que la plupart des patients pensent. Et cela affecte leur coté psychologique plus que les hommes. En général, Ludwig a adopté trois stades pour décrire l’alopécie androgénétique chez les femmes qui commence par un amincissement des cheveux de la couronne avec un recul de la marge frontale.

Les grades d’alopécie androgénétique selon Ludwig

Stade 1 : un amincissement léger des cheveux qui commence au niveau de la chevelure, tout en respectant la ligne frontale antérieure.

Stade 2 : dans ce stade on observe une raréfaction des cheveux au niveau de la couronne et en arrière de la ligne frontale antérieure.

Stade 3 : une dénudation totale au niveau de la couronne avec une réduction visible de la densité, la ligne frontale devient minime.

L’étiologie d’alopécie androgénétique

Hamilton est le premier qui a prouvé que l’hormone testostérone intervient pour faire régénérer les cheveux. Cependant, lorsque cette testostérone se transforme en dihydrotestostérone par l’intermédiaire de 5alpha-réductase, il impacte potentiellement les cheveux en provoquant leur chute.

Comme son nom indique l’alopécie androgénétique a deux causes principales qui sont :

  • Une cause hormonale
  • Une cause génétique

L’étiologie hormonal :

Il a été démontré que la testostérone a aussi un effet pathogène qui conduit à la chute des cheveux. Sauf que l’agent causal direct de cette alopécie est l’hormone dihydrotestostérone qui se produit à partir de la conversion d’androgène par l’enzyme 5alpha réductase. D’après plusieurs donnés les individus qui souffrent d’un déficit génétique en alpha réductase ne développent pas une alopécie androgénétique, ce qui explique le rôle de cette enzyme dans la perte des cheveux.

Par ailleurs, il a été observé une activité augmentée de l’enzyme 5 alpha réductase pendant la phase anagène par rapport aux autres phases du cycle pilaire, ce qui montre que l’anagène est la phase active de l’alopécie androgénétique.

Etiologie génétique :

La prédisposition génétique d’alopécie androgénétique pourrait dépendre de quatre gènes, parce que plusieurs recherches ont prouvé que l’héritage d’un seul gène provoque une chute de cheveux plus tard chez la personne, et l’héritage de deux gènes l’engendre dans un âge moyen.

Pour bien comprendre le mécanisme génétique de l’alopécie androgénétique, il faut préciser les gènes en cause et leur rôle dans le processus de la perte de cheveux.

  • L’implication de la dihydrotestostérone dans l’alopécie androgenetique est expliquée par l’implication des gènes codant – SRD5A1 et SRD5A2- pour l’enzyme 5 alpha réductase. Selon des recherches, ces gènes sont d’origine héréditaires.
  • La transmission de l’alopécie androgénétique du père au fils peut être expliquée par l’existence du gène en cause au niveau du chromosome Y. ce chromosome qui comporte une concentration élevée de la testostérone et de DHT. En fait, cette concentration prouve l’hypothèse qui explique que la prédisposition d’alopécie androgénétique se développe dans les gènes existants dans le chromosome Y.
  • La différence dans la séquence d’ADN du gène codant du récepteur aux androgènes peut augmenter la concentration et l’activité de ces récepteurs et par conséquent, augmenter la sensibilité des follicules pileux au dihydrotestostérone.

Les critères de diagnostic d’une alopécie androgénétique ?

Avant de démarrer n’importe quelle thérapie soit médical ou chirurgical, il faut poser le diagnostic correct de cette perte de cheveux. Est ce qu’il s’agit vraiment d’une alopécie androgenetique ou bien un autre type d’alopécie. En fait, la présence de plusieurs symptômes et signes aide le médecin, mais aussi le patient à reconnaître et à diagnostiquer l’alopécie androgénétique. Parmi les critères à prendre en compte lors du diagnostic sont :

  • L’âge de la survenu de la chute de cheveux
  • Les zones du scalp où la perte de cheveux commence
  • La prédisposition génétique chez les parents et la famille
  • L’existence des cheveux miniaturisés au niveau du vertex

Concernant le diagnostic de l’alopécie androgénétique chez la femme, il est un peu différent par rapport à l’homme du fait que le rythme de la chute de cheveux chez l’homme évolue rapidement et touche des zones qui ne sont pas affectées chez la femme.

Pour poser le diagnostic d’alopécie androgénétique féminine, il est important d’élaborer une communication approfondie avec la patiente afin d’obtenir les informations suivantes :

  • Le taux et la durée de la chute des cheveux
  • La présence d’autres maladies dermatologiques et hormonales à savoir l’acné, les troubles menstruels et l’hirsutisme.
  • La présence des maladies endocriniennes et gynécologiques
  • L’administration des contraceptifs
  • L’adoption d’un régime alimentaire strict

Les examens du diagnostic d’alopécie androgénétique

En cas de doute ou bien d’une difficulté d’établir le diagnostic d’alopécie androgénétique, le médecin peut avoir recours à plusieurs examens afin de confirmer le diagnostic.

Parmi les examens essentiels dans le diagnostic d’alopécie on peut citer :

  • Le trichogramme
  • La trichoscopie
  • La photo trichogramme
  • Test de lavage

Par ailleurs, le médecin peut prescrire au patient surtout pour la femme le bilan hormonal suivant :

  • La Concentration de testostérone
  • La Concentration de DHT
  • La Concentration des hormones thyroïdiennes
  • La Concentration de la prolactine

Le traitement d’alopécie androgénétique

Pour traiter l’alopécie androgénétique masculine et féminine, il existe plusieurs catégories de traitements. Ces traitements ont pour but de retarder la chute de cheveux ou bien d’inhiber l’activité de dihydrotestostérone.

En général, il existe des traitements médicaux et un traitement chirurgical. Le choix du traitement approprié pour le patient repose sur le degré de perte de cheveux chez lui. Si le patient souffre d’une alopécie très avancée, le traitement recommandé dans ce cas doit être la greffe de cheveux. En revanche, si le degré d’alopécie est encore dans ses premiers stades, dans ce cas il sera possible de commencer par le traitement médical.

Traitements médicaux

Habituellement, il existe deux traitements médicaux conçus comme des médicaments utiles contre l’alopécie androgénétique

Le MINOXIDIL topique : le MINOXIDIL est un traitement destiné aux les femmes et les hommes. Ce traitement aide à régénérer et faire repousser les cheveux en assurant un bon approvisionnement sanguin au niveau de cuir chevelu. Pourtant lorsque le patient arrête brusquement la prise du MINOXIDIL cela peut stopper la croissance des cheveux et la chute peut survenir au bout de quelques mois.

Généralement, l’apparition des résultats optimaux nécessite l’utilisation de ce traitement pendant une longue durée. Le MINOXIDIL est indiqué pour les patients d’une calvitie minime et aussi pour les jeunes moins de 23 ans et qui ne sont pas encore apte à subir une greffe de cheveux.

Le finastéride : c’est un traitement indiqué juste pour les hommes, son efficacité réside dans l’inhibition d’enzyme 5 alpha réductase. Il a été prouvé que le finastéride 1 mg empêche la chute de cheveux chez environ 90% des patients atteints d’alopécie androgénétique, ainsi qu’il renforce les follicules pileux. Cependant le finastéride peut engendrer des effets sexuels comme la libido et un dysfonctionnement érectile.

Le finastéride est interdit pour les femmes, parce qu’il peut entrainer un risque de féminisation du fœtus de sexe masculin* hermaphrodite*.

Le PRP : le plasma riche en plaquette est parmi les solutions suggérées pour réduire l’intensité d’alopécie androgénétique. Il a été démontré que le PRP contient environ 20 facteurs de croissance qui jouent un grand rôle dans la prolifération et l’attachement des cheveux, en se liant des récepteurs des bulbes pileux. De plus le PRP augmente la phase anagène, stimule la sécrétion du collagène et préserve le cuir chevelu en bonne santé.

Traitement chirurgical :

La greffe de cheveux est la solution la plus efficace et permanente de l’alopécie androgénétique. La greffe de cheveux est une opération qui consiste à prélever les cheveux de la zone occipitale, car les cheveux provenant de cette région sont conçus comme des cheveux résistants au DHT, ensuite les réimplantés dans les régions touchées par l’alopécie androgénétique.

Grâce à la technique FUE récemment inventée, la récolte des unités folliculaires se fait d’une manière individuelle, et par conséquent, le patient n’aura pas une cicatrice postopératoire. De plus, l’implantation des unités folliculaire s’effectue sous une anesthésie locale ce qui rend la procédure indolore.

Contrairement les traitements médicaux qui nécessitent une utilisation d’une longue durée, la greffe de cheveux s’effectue dans une seule séance et après les 4 premiers mois postopératoires le patient remarquera la repousse des cheveux qui sera définitif à la fin de la première année postopératoire.

Les huiles essentielles :

Pendant des siècles et avant l’invention d’aucun traitement médical ou chirurgical, nos grand-mères utilisaient les huiles essentielles pour renforcer ses cheveux et pour empêcher leur chute. Il a été démontré par la suite que les huiles essentielles ont vraiment un effet positif sur les cheveux. Les huiles essentielles pour les femmes et pour les hommes aident à favoriser l’apport nutritif des cellules de la papille pilaire en stimulant la perfusion sanguine. En fait, les huiles essentielles peuvent être un moyen de prévention contre la chute de cheveux plus d’être un moyen de traitement du fait que leur impact peut prendre un long temps pour apparaître.

Les facteurs augmentant l’incidence d’alopécie androgénétique

Comme on a déjà signalé, l’alopécie androgénétique est due principalement à une cause génétique et hormonale. Pourtant il existe des facteurs qui favorisent et augmentent l’intensité de cette perte. Ces facteurs sont :

  • Le stress
  • Le tabagisme
  • La malnutrition

Le stress : plusieurs donnés ont démontré que la perte de cheveux s’accentue chez les patients plus stressés. Il est important de retenir que lors des épisodes de stress un message sera envoyé par le cerveau au glandes surrénalienne qui a son tour va secréter des quantités d’adrénaline et d’androgène. En fait, Cette sécrétion d’androgène va impacter les patients qui ont des antécédents héréditaires d’alopécie androgénétique.

Le tabagisme : la nicotine a une forte influence sur les cheveux car il provoque un rétrécissement des capillaires sanguines responsables du transport des nutriments essentielles pour la croissance des cheveux et par conséquent, une miniaturisation des cheveux. De plus, en raison de son pouvoir oxydant, le tabagisme peut provoque une inflammation des bulbes pileux et de cuir chevelu.

La malnutrition : les cheveux nécessitent également une alimentation saine comme toutes les autres cellules de notre corps, sinon ils vont devenir très fins et par la suite le patient peut avoir une chute de cheveux. En fait, un régime alimentaire équilibré peut contribuer à la fois à la prévention et au traitement de la perte de cheveux et il fournit les nutriments essentiels nécessaires à la croissance et à la santé des cheveux.

 

Références :

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La nécrose du scalp après une greffe de cheveux 15

La nécrose du scalp après une greffe de cheveux

La nécrose est une complication très rarement survenue après l’intervention de la greffe de cheveux. Le cuir chevelu est une zone très vascularisée, ce qui rend l’apparition de la nécrose peu fréquente, pourtant plusieurs facteurs de risque peuvent intervenir en engendrant une nécrose postopératoire. Ces facteurs peuvent être associés soit à la non compétence du chirurgien soit au mode de vie malsain du patient. La nécrose se produit à la suite d’une mauvaise irrigation tissulaire en oxygène, elle se présente au début sous forme d’une tache blanche qui empêche la croissance des cheveux. Pour éviter cette complication critique, le patient doit suivre strictement les recommandations postopératoires mais aussi, il doit choisir un médecin qui a une grande expérience dans le domaine de la restauration capillaire.

La nécrose et la technique de FUT

La technique *FUT* est une ancienne méthode de la greffe de cheveux qui consiste à prélever une bande contenant des unités folliculaires de l’arrière de la tête. La mauvaise utilisation de cette méthode augmente le risque de la nécrose postopératoire, autrement dit si le médecin retire une bande d’une grande largeur, il peut engendrer une pression au niveau de la zone donneuse, en effet la largeur de la bandelette ne doit pas dépasser 1 cm pour ne pas exercer une tension dans la zone de la cicatrice et par conséquent l’apparition de la nécrose. L’évaluation de l’élasticité de la peau du patient avant l’opération par son médecin est aussi importante car elle permet d’identifier la zone donneuse la plus approprié. Il est recommandé au patient de masser délicatement la zone dont le médecin a choisi d’être comme une zone donneuse dans la période préopératoire afin d’éviter le risque de la nécrose.

La nécrose et la technique de FUE

Le FUE est une technique peu invasive basée sur l’extraction individuelle des unités folliculaires ce qui ne va pas résulter une cicatrice linéaire telle que celle qui est engendrée par la technique de FUT et donc le patient ne va pas sentir aucune tension au niveau de la zone donneuse voire une nécrose, en revanche si le médecin prélève un grand nombre des unités folliculaires cela va influencer négativement sur la vascularisation en compromettent la perfusion sanguine et par conséquent l’apparition de la nécrose.

Les facteurs de risque de la nécrose postgreffe

La nécrose est une pathologie qui résulte de la mort des tissus en réponse à une insuffisance en irrigation sanguine. Plusieurs facteurs de risque peuvent participer à l’apparition de la nécrose après l’opération de la greffe de cheveux à savoir :

L’anesthésie : lors de l’intervention de la greffe de cheveux le médecin effectue une incorporation entre le produit anesthésique et l’adrénaline qui a une propriété vasoconstrictrice dans le but est d’éviter l’éventualité de saignement au court de l’opération, pourtant le surdosage en adrénaline peut empêcher l’apport sanguin et donc l’apparition de la nécrose.

Le Traumatisme : il est nécessaire que le patient accorde une attention particulière dans la période postopératoire afin d’éviter l’exposition à un traumatisme crânien à la tête qui peut perturber la vascularisation au niveau de la tête et donc l’apparition d’une nécrose postopératoire .il est recommandé également d’éviter les sports collectifs un mois après la greffe de cheveux.

Le tabac : en dehors de son l’impact négatif sur la santé en générale, la consommation du tabac augmente significativement le risque potentiel de la nécrose. Il rend le flux sanguin très faible au niveau du site de l’opération. Le tabagisme doit être arrêté 4 semaines avant l’intervention et 6 semaines après afin d’éviter cette éventualité.

Le diabète : le risque de développer une nécrose post-greffe est susceptible d’augmenter chez les patients diabétiques en raison de la déficience de flux sanguin chez eux, c’est pour cela ils doivent bénéficier d’une surveillance médicale particulière avant et après l’intervention de cette façon le patient va être à l’abri de la nécrose.

Peut-on prévenir la nécrose du scalp après une greffe de cheveux ?

La nécrose est une éventualité qui est rarement survenue après la greffe de cheveux mais cela n’empêche pas de suivre un protocole préventif dont le médecin recommande au patient pour ne pas avoir ce risque dans la période postopératoire.

  • L’antibiothérapie prophylactique : une antibiothérapie initiale est préconisée notamment pour les patients à haut risque de développer une nécrose (les diabétiques), si le médecin a observé une tache blanche qui constitue un signe initial avant l’apparition de la nécrose, il peut prescrire un antibiotique topique sous forme d’une pommade pour le patient.
  • Le tabac : il est absolument conseillé d’éviter la consommation du tabac et même l’alcool quelques semaines après et avant la greffe de cheveux parce que son impact négatif a été prouvé sur les résultats prévus d’une greffe de cheveux
  • Mesures hygiéniques : le patient doit prendre soin de la propreté de ses cheveux et de la zone d’implantation en effectuant un lavage quotidien avec le shampoing et la lotion recommandé par le médecin et même il faut éviter les environnements poussiéreux durant le premier mois postopératoire, de cette façon le patient va éviter la production de l’infection qui peut engendrer par la suite une nécrose au niveau du scalp.
  • Massage du cuir chevelu :il a été démontré que le massage préopératoire de la zone donneuse quelques semaines avant l’intervention aide à augmenter la laxité de la peau ce qui limite la tension au niveau de cette zone.
  • La qualité des instruments opératoires : il faut utiliser les instruments pointus afin de limiter le traumatisme au niveau de la zone receveuse et donneuse et même il faut contrôler la profondeur des micro incisions au minimum possible pour l’implantation des unités folliculaires
  • Le choix du médecin : l’expérience vécue du médecin et son parcours riche dans le domaine de la greffe de cheveux, lui offre un pouvoir d’assurer le protocole de soin convenable dans chaque cas, et par conséquent satisfaire le patient en lui donnant une apparence esthétique sans complications critiques

Pour les patients diabétiques une petite dose d’aspirine peut être prescrite dans la période préopératoire dans le but de faciliter le flux sanguin au niveau de site de l’opération.

 

 

References:

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Smadja J., Bailly J-Y., Microgreffe de cheveux, chirurgie dermatologique, page 337,2017

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9782294749834000327

La douleur après une greffe de cheveux 16

La douleur après une greffe de cheveux

La sensation de la douleur après la greffe de cheveux est devenue plus minime, grâce au passage de la technique FUT à la technique FUE. La cause de la douleur minime est principalement dû à l’extraction et l’implantation des unités folliculaires, en revanche l’apparition d’une douleur intense dans la période postopératoire peut être un symptôme qui implique l’apparition des autres complications à savoir l’infection. Le patient sera soumis à une anesthésie locale avant l’opération afin de lui offrir le maximum possible du confort en optant pour une intervention sans douleur. Pourtant l’intensité de la douleur varie d’une personne à une autre selon plusieurs facteurs, c’est pour cela, une prémédication des analgésiques et des anxiolytiques peut être recommandée par le médecin.

La douleur et l’anesthésie

L’anesthésie est une procédure primordiale qui a une grande importance dans le contrôle totale de la douleur, non seulement dans l’opération de la greffe de cheveux mais aussi dans toutes les interventions chirurgicales. Le médecin réalise dans le début de l’intervention une incorporation entre lidocaïne et l’adrénaline pour bloquer toute sensibilité à la douleur afin de permettre au patient de subir une opération indolore et non traumatique. Le patient peut se reposer confortablement, regarder un film ou discuter avec le personnel médical pendant toute la durée de la procédure.

La réalisation d’une anesthésie efficace participe d’une manière significative non seulement à la suppression de la douleur mais aussi elle limite les risques et les effets indésirables pendant et après l’opération.

“La procédure de la greffe de cheveux est-elle douloureuse ?”

Après le rasage et la désinfection de la tête du patient, l’anesthésiste commence à anesthésier les deux zones de la tête en fonction des besoins du patient, après que le temps d’action du produit anesthésique se termine, le patient n’aura aucune douleur et pourra facilement se détendre durant la procédure. Généralement selon le témoignage de presque tous les patients l’intervention est indolore.

“La période postopératoire de la greffe de cheveux est-elle douloureuse ?”

La greffe de cheveux est une opération moins invasive qui n’engendre généralement qu’une douleur minime. La plupart des patients déclarent qu’ils n’ont pas ressenti aucune douleur dans la période postopératoire alors que certains patients ont ressenti une légère douleur sous forme d’une céphalée * maux de tête*. Les antalgiques prescrits par le médecin vont les aider par la suite à limiter cette douleur.

Les facteurs favorisant la douleur postopératoire

La douleur légère après la greffe de cheveux est dû à la section des extrémités des nerfs périphériques lors du prélèvement des unités folliculaires. Parfois plusieurs facteurs peuvent intervenir en engendrant une douleur intense après l’opération.

La technique utilisée pour la greffe : une plaie douloureuse survient après l’extraction d’une bandelette de l’arrière de la tête par la méthode * FUT* dans la période postopératoire, et par conséquent le patient peut avoir un certain malaise et une insomnie durant les premiers jours postopératoires à cause de la douleur intense. Heureusement l’utilisation de la technique FUE a réduit significativement l’intensité de la douleur postopératoire grâce à son principe qui est basé sur le prélèvement individuel des unités folliculaires ce qui offre au patient un confort lors et après l’opération de la greffe de cheveux.

Le calibre de la seringue : la douleur peut être perçue plus lors de l’intervention de la greffe de cheveux si le médecin a utilisé une seringue d’un grand calibre pour injecter le produit anesthésique. La collecte des unités folliculaires doit être effectuée également à l’aide d’un punch d’une petite taille pour éviter la douleur postopératoire.

La laxité de la peau : Quand la souplesse du scalp est insuffisante, la récupération des micro-incisions va prendre du temps et par conséquent, la douleur postopératoire peut persister jusqu’à une semaine

Le traumatisme : le traumatisme accidentel dans la période postopératoire peut augmenter la durée de persistance de la douleur. C’est pour cela que le patient doit prendre soin de son cuir chevelu dans cette période.

Comment soulager la douleur

La prémédication : Quelques heures avant l’opération le médecin peut prescrire un anxiolytique et un paracétamol, pour que le patient se sent bien à l’aise au cours de l’intervention. Le patient peut également administrer un paracétamol par voie orale les deux premiers jours postopératoires sous une prescription de son médecin.

Le repos : il est de préférence pour le patient de prendre quelques jours de repos après l’opération de la greffe de cheveux, pour faciliter le processus de la cicatrisation et améliorer le confort postopératoire.

Position du sommeil : dormir dans une position verticale permet de minimiser l’enflure dans les zones sujettes à la transplantation et par conséquent augmenter le confort du patient

Combien de temps dure la douleur après une greffe de cheveux ?

L’apparition de la douleur varie d’un patient à l’autre selon la technique de la greffe réalisée et selon le patient lui-même, mais généralement les patients qui ont subi une greffe de cheveux ressentent une légère douleur les 3 premiers jours postopératoires, cette douleur survient sous forme de légers picotements au niveau de la tête.

La douleur après une greffe de cheveux peut être aussi accordée au traumatisme postopératoire au niveau de la zone de transplantation.

Si vous ressentez une douleur plus intense que prévu pendant une durée qui dépasse 10 jours et que les antalgiques n’ont pas donné leur effet cela peut être le premier symptôme d’une infection. Le patient doit avertir son médecin pour qu’il démarre une antibiothérapie.

 

Références :

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Le risque d’infection après une greffe de cheveux 17

Le risque d’infection après une greffe de cheveux

L’éventualité d’avoir un risque d’infection après une greffe de cheveux est très rare. Le cuir chevelu est une zone richement vascularisée et grâce à ça, la probabilité d’infection est presque inexistante, cependant plusieurs facteurs peuvent intervenir en engendrant cette éventualité après la greffe de cheveux. La possibilité de développer une infection peut être associé principalement au déficit immunitaire du patient, son mode de vie mais aussi la manière de travail de la clinique choisi. La restauration capillaire est une chirurgie esthétique moins invasive et permanente qui ne nécessite pas une antibioprophylaxie et l’apparition de n’importe quel risque dans la période postopératoire dépend du mauvais choix de la clinique et du médecin, ainsi que le mal suivi des recommandations postopératoires, particulièrement celles qui concernent les mesures hygiéniques.

Les facteurs favorisant l’apparition de l’infection après la greffe de cheveux

Plusieurs facteurs influençant l’éventualité d’une infection post-greffe de cheveux, concernant à la fois la période préopératoire et postopératoire. Les patients diabétiques sont les plus exposés au risque d’infection, en raison de leur déficience immunitaire, en outre l’exposition à ce risque est plus favorisée chez les fumeurs. Sans oublier que la survenue de cette complication postopératoire est extrêmement dû au manque des mesures hygiéniques et à la mauvaise stérilisation du champ opératoire. Parmi les facteurs influençant ce risque on trouve :

La déficience immunitaire

Les patients atteints de diabète sont les plus impactés par le risque d’infection post-greffe de cheveux, en raison de leur immunité faible par rapport aux autres patients. Le médecin peut entamer l’antibiotique à titre prophylactique chez ces patients, en fait, une prise en charge très particulière doit être adoptée pour les patients diabétiques dans la période préopératoire et postopératoire, cette prise en charge est fondue principalement sur le contrôle de leur glycémie et le respect des règles de la stérilisation et de la désinfection du matériel et du champ opératoire.

Le tabagisme

Comme on a déjà signalé dans plusieurs articles, le tabagisme est un facteur de risque majeur qui entrave le résultat favorable prévu de la greffe de cheveux. Il a été prouvé que le tabac atténue significativement la réponse immunitaire de l’organisme humain, ce qui va augmenter l’éventualité de la survenue d’une infection postopératoire et par conséquent, l’endommagement des unités folliculaires réimplantées.

Le manque d’hygiène

Les mesures d’hygiène concernent non seulement le patient mais aussi l’équipe médicale et le champ opératoire. N’importe quel manque en termes de la stérilisation des équipements de travail et la décontamination du champ opératoire peut être responsable de l’apparition d’une infection postopératoire. Par ailleurs, la mauvaise désinfection du cuir chevelu du patient avec un antiseptique peut engendrer également ce risque.

Les techniques de la greffe de cheveux et le risque d’infection

La possibilité d’avoir une infection est plus élevée dans la technique FUT, en raison de la tension produite après le prélèvement de la bandelette des unités folliculaires. Par ailleurs l’ablation précoce du fil de la suture peut engendrer ce risque, en revanche si une infection sous-jacente a été observée l’ablation du fil sera nécessaire. La présence d’une douleur persistante, une rougeur et un gonflement adjacents à la suture peuvent être les premiers signes indiquant la survenue de l’infection, dans ce cas, une irrigation de la plaie avec un sérum salé est indispensable, avec une application d’un antibiotique topique sous forme d’une pommade.

La technique de FUE est basée sur le prélèvement individuel des unités folliculaires, ce qui ne laisse pas une cicatrice, alors le risque de l’infection est inexistant dans cette technique, si le protocole de stérilisation et la désinfection a été correctement respecté.

Comment prévenir l’infection post-greffe de cheveux

Bien que l’infection soit une complication rare après l’opération de la greffe de cheveux, mais son apparition nécessite une longue durée de traitement et des soins locaux. C’est pour cela, Il vaut mieux l’éviter, que la traiter. Plusieurs précautions doivent être adoptées par l’équipe médicale et le patient pour assurer une greffe sans infection.

L’hygiène : habituellement, le manque d’hygiène est le premier facteur de risque apte à donner naissance à cette infection. C’est pour cela, un lavage adéquat des cheveux doit être effectué le jour de l’opération, le champ opératoire devrait être décontaminé, par ailleurs, l’utilisation du matériel à usage unique, le port des gants stériles et un uniforme désinfecté sont primordiaux pour prévenir cette complication.

Le tabac : pour obtenir les résultats prévus et pour éviter non seulement le risque d’infection mais aussi d’autres complications liées également à la nicotine, il sera bénéfique si le patient cesse de fumer quelques semaines avant et après l’opération de la greffe de cheveux.

L’alimentation : certains aliments sont considérés comme un antibiotique naturel notamment les aliments riches en vitamine C, qui joue un rôle dans la défense immunitaire. Les aliments riches en vitamine A, sont aussi importants grâce à leur propriété de renforcer le système immunitaire de la personne. Le patient doit adopter un régime alimentaire riche en ces deux vitamines et éviter les boissons gazeuses et l’alcool.

L’antibiotique prophylactique : généralement l’antibioprophylaxie n’est pas indispensable dans l’opération de la greffe de cheveux, pourtant si le patient est diabétique ou souffre d’autres problèmes immunitaires dans ce cas le démarrage d’un antibiotique avant l’opération est incontournable.

Références :

SALANITRI., Sandro., GONÇALVES., José A., HELENE JR., Américo, Surgical complications in hair transplantation: a series of 533 procedures, Aesthetic surgery journal, 2009, vol. 29(1), page75.

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Finastéride et la calvitie 18

Finastéride et la calvitie

À l’origine, L’objectif du développement du finastéride était le traitement d’hyperplasie bénigne de prostate, cependant il a été observé qu’il a un effet positif sur la repousse des cheveux. Ce traitement contribue principalement à inhiber la production de l’enzyme 5-alpha réductase. En fait, cette enzyme a démontré qu’il a un rôle dans le mécanisme d’apparition d’alopécie androgénétique. Le finastéride contribue également à réduire l’apoptose des cellules folliculaires.

Par ailleurs, l’administration du finastéride donne des effets positifs rapide, comme il peut donner naissance à des effets secondaires comme tout autre traitement, c’est pourquoi il ne doit pas être administré que sous prescription médicale. En effet, ce traitement donne des résultats optimaux au niveau des zones chauves en augmentant la densité des cheveux et en limitant la perte des cheveux dans le futur. En revanche, ces effets positifs sont limités au niveau des zones chauves.

Qu’est-ce que le Finastéride ?

Le finastéride est un médicament qui agit comme un anti androgène au niveau du cuir chevelu. En réalité, l’androgène est un agent causal indirect de l’alopécie androgénétique, autrement dit, l’enzyme 5-alpha réductase intervient en transformant cet androgène en dihydrotestostérone.

La dihydrotestostérone se lie aux récepteurs des androgènes et engendre par la suite une chute de cheveux. Le rôle du finastéride réside principalement dans l’inhibition de l’activité de l’enzyme 5-alpha réductase et par conséquent, la diminution du taux de DHT, de ce fait, la chute des cheveux va être empêchée.

Par ailleurs, ce médicament est destiné uniquement aux hommes, pourtant, il est important de l’utiliser pendent aux moins 3 mois afin d’obtenir des résultats satisfaisants. La majorité des médecins le considèrent comme une bonne adjonction pour la greffe de cheveux.

Le finastéride est-il indiqué pour les femmes ?

Plusieurs études ont été réalisées à l’égard de l’utilisation du finastéride pour les femmes et elles n’ont pas montré une amélioration pour les femmes atteintes d’alopécie. Selon un autre point de vue clinique le finastéride pourrait présenter un effet seulement pour les femmes présentant un excès d’endogène.

Tant que le ministère américain responsable des normes sanitaires en ce qui concerne l’alimentation et les produits pharmaceutiques*FDA* n’a pas donné un accord pour l’utilisation de ce traitement pour les femmes, le finastéride reste contre indiqué pour elles. Il a été découvert que son utilisation par une femme en âge de procréation peut engendrer un risque de féminisation du fœtus de sexe masculin* hermaphrodite*.

Quels sont les effets positifs du finastéride pour les cheveux

Le finastéride est considéré comme un excellent traitement contre l’alopécie androgénétique masculine, vue ses bénéfices multiples sur les zones chauves qui sont approuvés par plusieurs recherches. En principe, les effets du Finastéride sont :

  • Il aide à retenir et à améliorer les cheveux miniaturisés
  • Il aide les cheveux d’atteindre son apogée de croissance entre un an et deux ans
  • Il renforce les résultats après une greffe de cheveux
  • C’est un traitement efficace pour la perte de cheveux frontale
  • Il augmente le rapport entre les cheveux anagènes et les cheveux télogène
  • Il augmente le poids des cheveux même après trois ans
  • Il augmente la longueur et l’épaisseur des cheveux

Les effets secondaires du finastéride

Les effets secondaires les plus fréquents que le finastéride peut produire sont les effets sexuels, en fait, l’utilisation à long terme du finastéride peut engendrer une diminution de libido, une difficulté d’érection avec une diminution de la quantité de spermes. Par ailleurs, très rarement le patient peut présenter une éruption cutanée et un gonflement des lèvres et du visage.

La posologie du finastéride

Avant de prescrire le traitement de finastéride, le médecin élabore une communication approfondie avec le patient pour évaluer sa perte de cheveux et pour diagnostiquer l’état de sa prostate. En fait, la posologie du finastéride peut être soit sous forme de 1 mg ou 5 mg.

Le finastéride 1 mg : habituellement, une seule prise de finastéride par jour est suffisante, néanmoins le patient ne doit pas interrompre la prise de ce traitement avant une période de 6 mois pour ne pas entrainer une régression des résultats réalisés. Le patient commence à voir l’effet du finastéride généralement après une période allant de 3 à 6 mois. En fait, le médecin prescrit le finastéride 1mg pour les patients qui ne présentent pas une forme grave d’alopécie.

Le finastéride 5 mg : cette posologie est plus forte que la dose 1mg, et elle peut entrainer un grand nombre des effets secondaires par rapport au dosage de finastéride 1 mg. Généralement, le médecin adopte souvent le faible dosage de finastéride pour traiter l’alopécie androgénétique.

Les formes de finastéride

Le traitement de finastéride est présenté sous deux formes une forme topique et une forme orale, le médecin choisi la forme appropriée au patient selon ses besoins et son degré d’alopécie.

Le finastéride topique : cette formulation aide à réduire les effets secondaires, car elle est appliquée localement soit en utilisant un gel ou un spray. En fait, le finastéride spray est plus liquide contrairement à la forme de gel qui a une consistance plus dense.

Le finastéride oral : ce traitement peut être aussi sous forme de comprimé. Souvent, le médecin recommande la forme topique pour traiter l’alopécie masculine.

A retenir : il est absolument interdit de prendre le finastéride sans prescription médical.

Références :

Libecco J F., Bergfeld W F., Finasteride in the treatment of alopecia. Expert Opinion on Pharmacotherapy, volume5(4), page 937, (2004).

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1517/14656566.5.4.933

Kim JH., Na J., Bak D H., Lee B C., Lee E., Choi M. J., Lee HS., Development of finasteride polymer microspheres for systemic application in androgenic alopecia. International journal of molecular medicine, volume 43(6),2019.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6488187/

Marberger MJ., Long-Term Effects of Finasteride in Patients with Benign Prostatic Hyperplasia: A Double-Blind, Placebo-Controlled, Multicenter Study. Urology, volume51(5), page 682, (1998).

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0090429598000946

Combien de temps dure une greffe de cheveux ? 19

Combien de temps dure une greffe de cheveux ?

Parmi les questions les plus fréquentes posées par le patient dans la période préopératoire est combien peut durer une greffe de cheveux. Bien que la greffe de cheveux soit une opération simple et moins invasive, elle prend un temps un peu long. Cela s’explique par la précision de la procédure, mais ça n’empêche pas que plusieurs autres facteurs interviennent dans la détermination de la durée de la greffe de cheveux.

En général, l’opération de la greffe de cheveux s’effectue dans une seule séance dont sa duré en moyen est d’environ 6 heures. La première étape d’une greffe de cheveux est le prélèvement des unités folliculaires de la zone donneuse, cette étape généralement ne prend que deux heures de la durée totale de l’opération. Pourtant, comme on a déjà signalé, il existe des facteurs qui influencent cette durée notamment, le degré de calvitie du patient.

Les facteurs influençant le temps de la greffe de cheveux

Le temps d’une opération de greffe de cheveux peut être déterminé en fonction du niveau de la calvitie du patient, la technique utilisée dans la procédure, la compétence du médecin mais aussi le temps d’action de l’anesthésie. Généralement les facteurs influençant le temps de la greffe de cheveux sont :

Le degré de la calvitie :

Le degré de la calvitie du patient est le facteur le plus influençant le temps de la greffe de cheveux, par exemple la transplantation de 2500 unités folliculaires nécessite environ 3 heures. De plus, ce facteur peut être également influencé par l’élasticité de cuir chevelu et la qualité des cheveux du patient.

Autrement dit, plus la zone chauve du patient est grande, plus le nombre des unités folliculaires va être grand et donc la procédure va prendre un long temps.

Le temps d’action d’anesthésie locale :

Le médecin réalise une anesthésie locale, dans le but de rendre la procédure indolore. Le patient souffrant d’une peur des piqures de seringue pousse le médecin d’utiliser des injecteurs à jet, ce qui va influencer le temps de la greffe de cheveux.

Par ailleurs, dans les cas où le processus est plus long que prévu le médecin décide de réaliser une dose supplémentaire du produit anesthésique pour augmenter le temps d’action de l’anesthésie, et par conséquent, le temps de l’opération va être également augmenté.

La compétence du médecin :

Un médecin ayant de long parcours dans le domaine de la greffe de cheveux a surement accumulé une grande compétence et un savoir-faire pour se comporter avec les différentes situations, ce qui lui permettra de réaliser une opération rapide avec autant de professionnalisme. Cependant, le temps de l’opération n’a pas autant d’importance que l’exactitude des résultats.

L’état du patient :

Parfois, le patient lui-même peut influencer le temps de l’opération de la greffe de cheveux. Au cas où le patient n’a pas respecté les instructions préopératoire-voir l’article des instructions préopératoire– notamment celles qui concernent l’arrêt du tabac quelques semaines avant l’opération de la greffe de cheveux. En fait, le tabac peut engendrer des saignements excessifs lors de l’opération, et par conséquent, rendre la procédure plus longue.

La durée normale des étapes d’une greffe de cheveux

Pour préciser le temps d’une opération de greffe de cheveux, il faut d’abord déterminer le temps que chaque étape de la procédure prend. En général, l’opération de la greffe de cheveux comporte 4 étapes qui sont :

Le rasage des cheveux :

La procédure de la greffe de cheveux exige que les cheveux du patient soient à une longueur limitée. C’est pourquoi, un rasage des cheveux doit être réalisé à l’hôpital de la sorte que la longueur soit de quelques millimètres seulement. En fait, il s’agit d’une étape qui ne prend que 5 minutes du temps totale de la procédure.

L’anesthésie :

Habituellement, la réalisation de l’anesthésie locale prend 5 minutes, cependant la durée nécessaire pour que le cuir chevelu soit complétement anesthésié varie entre 15 à 30 minutes.

Le prélèvement des unités folliculaires :

Le médecin prend plus de temps dans la récolte et la réimplantation des unités folliculaires. Cette étape exige la récolte des unités folliculaires de la zone donneuse localisée dans la région occipitale de la tête. En moyen, le prélèvement des unités folliculaires prend entre 2 à 3 heures.

La réimplantation des unités folliculaires :

La réimplantation des unités folliculaires est la dernière phase de la procédure de la greffe de cheveux. Le médecin commence à créer des canaux d’environ 2 mm de profondeur au niveau de la zone chauve, en respectant l’angle et la direction de la croissance des cheveux, ensuite il commence à réimplanter les unités folliculaires prélevées. En fait, cette étape nécessite une haute précision afin d’obtenir des résultats plus naturels, c’est pourquoi elle prend de 3 à 4 heures.

Combien de temps peut durer les résultats de la greffe de cheveux

En dehors de la durée de la procédure de la greffe de cheveux, la plupart des gens se demandent sur la durée des résultats de la greffe de cheveux.

Généralement, les cheveux de la zone donneuse de la tête sont génétiquement résistants contre l’alopécie androgénétique, ce qui rend les résultats de la greffe de cheveux permanant, pourtant, l’apparition des maladies d’origine hormonale, ou les accidents de brulures, mais aussi le mauvais soin de la part du patient peut impacter le résultat permanent des cheveux greffés.

 

Références :

Fruscella P., Hair Microtransplantation by the Use of Needles, Aesthetic Plastic Surgery, vol22(4), pages301–303. (1998).

https://link.springer.com/article/10.1007/s002669900207

 

Qu’est-ce le dihydrotestostérone 20

Qu’est-ce le dihydrotestostérone

Le dihydrotestostérone ou DHT, connu également sous le nom de 5a- dihydrotestostérone, est une hormone qui se produit dans la prostate, les glandes surrénaliennes, mais aussi, au niveau des follicules pileux. En fait, le mécanisme de la production de DHT se fait par la conversion et le métabolisme de l’hormone testostérone à l’aide d’un enzyme appelé 5-alpha réductase. Par ailleurs, le DHT est l’hormone responsable de la présence des caractères de la maturation masculine à savoir, l’apparition de la barbe et les changements de la voix. Il a été prouvé que le DHT est la cause majeur responsable de l’alopécie androgénétique masculine et féminine, pourtant, l’existence de cette hormone est plus élevée chez les hommes par rapport aux femmes.

Le dihydrotestostérone et la calvitie

L’alopécie androgénétique est un type de calvitie dû à une perturbation des hormones mâles, en particulier, l’androgène. En fait, l’étiologie de cette alopécie est génétique et elle peut toucher les hommes que les femmes.

Chez les sujets qui ne sont pas prédisposés génétiquement à l’alopécie androgénétique, l’enzyme 5-alpha envoie un signal, afin de produire une protéine appelée récepteur d’androgène. En fait, cette protéine réagit en donnant un ordre aux cellules pour réagir d’une façon appropriée au DHT. Par ailleurs, on peut dire que l’androgène n’est pas l’agent causatif direct de l’alopécie, mais les modifications génétiques de l’enzyme 5-alpha qui engendre une hyperactivité de récepteur à l’androgène qui entrave et nuit l’activité physiologique de DHT, ce qui explique la miniaturisation des follicules conduisant à l’expulsion permanente du bulbe en dehors de cuir chevelu.

Une augmentation significative du métabolisme de DHT est observée au niveau des follicules pileux durant la phase active de l’alopécie androgénétique, notamment durant la phase anagène où l’activité de l’enzyme 5-alpha est de 3 à 6 fois supérieure à celle de la télogène, en revanche, plus la calvitie s’augmente plus la sécrétion de DHT par les follicules pileux ralentit

Alopécie androgénétique féminine et DHT

Le caractère commun entre l’alopécie androgénétique chez les femmes et chez les hommes est la localisation de la perte de cheveux dans la zone de cuir chevelu, en revanche, cette perte diffuse chez eux selon des différents modèles. En général, l’alopécie androgénétique chez la femme correspond à une sensibilité des poils de cuir chevelu à l’androgène, c’est pourquoi, on remarque une transformation des follicules pileux sains et pigmentés à des follicules miniaturisés et hypopygmentés.

La testostérone est sécrétée par les ovaires et les glandes surrénales chez la femme, et elle se présente d’une quantité diminuée par rapport aux hommes, ce qui explique la faible quantité de DHT dans le corps féminin, c’est pourquoi, on observe que la gravité de la perte de cheveux et plus élevée chez les hommes. En fait, plusieurs études pensent que la physiopathologie de l’alopécie androgénétique des femmes et des hommes est pareil, mais d’un autre point de vue les femmes ne partagent pas la même physiopathologie d’alopécie chez les hommes.

Pourquoi la zone occipitale est résistante au DHT ?

Beaucoup de personnes se demandent, pourquoi les chirurgiens de la greffe de cheveux prélèvent les unités folliculaires de l’arrière de la tête * zone occipitale*. La réponse est la suivante.

Il a été prouvé que les follicules pileux occipitaux contiennent à la place de 5-alpha réductase un autre récepteur d’androgène appelé l’aromatase qui est responsable de la conversion de la testostérone à une autre hormone différente de la DHT, connue sous le nom d’œstradiol. En fait, la zone occipitale possède des unités folliculaires résistantes à l’hormone de DHT, responsable de la chute de cheveux, ce qui explique l’insensibilité de ces follicules au DHT, lorsque le médecin les greffe dans les autres zones de chevelure.

D’une autre part, l’existence de l’enzyme aromatase est plus élevée chez les femmes au niveau de la zone occipitale, mais aussi la partie frontale par rapport aux hommes, cela peut donner une autre explication de la gravité plus élevée de la chute de cheveux chez les hommes.

Les inhibiteurs de DHT

Comme on a déjà expliqué le DHT est un facteur stimulant la chute de cheveux chez les personnes qui sont prédisposées génétiquement à une alopécie androgénétique. Les inhibiteurs de la DHT sont des substances qui bloquent l’enzyme 5a-réductase responsable de la transformation de la testostérone au DHT en diminuant la quantité de DHT. Ces inhibiteurs peuvent être sous forme d’un médicament *finastéride* ou bien des produits naturels.

Le finastéride

Le finastéride est un traitement qui vise à diminuer le taux de dihydrotestostérone en inhibant le récepteur d’androgène 5a-rédacteur au niveau du cuir chevelu, il est préconisé uniquement pour les hommes atteint d’alopécie androgénétique, après 6 semaines de traitement par le finastéride, le taux de DHT va être diminué d’une manière significative. Pourtant le finastéride comme tout autre traitement peut engendrer des effets indésirables à savoir, la diminution de la libido, la dysfonction érectile et la diminution du nombre de spermes.

Les remèdes inhibant le DHT

Il existe plusieurs remèdes naturels qui ont une capacité à inhiber le processus de la conversion de la testostérone en DHT, ces remèdes naturels bloquent l’enzyme 5-alpha réductase en rendant plus difficile la transformation de la testostérone en DHT et par conséquent, diminuant les effets de l’alopécie androgénétique. Parmi ces remèdes on trouve :

Les amandes et les noix : ils sont riches en substances naturelles, réduisant la production de l’hormone DHT.

Les légumes verts : les légumes verts sont riches en zinc qui joue un rôle important dans la diminution de DHT.

Le thé vert : le thé vert a prouvé son efficacité à diminuer le taux de DHT, car il contient un taux plus élevé des antioxydants.

Saw palmetto : il s’agit d’une substance à base de plante, qui permet à favoriser la croissance des cheveux en inhibant l’activité d’enzyme 5a-réductase.

L’huile de graines de citrouille : il se caractérise par des propriétés d’inhiber l’hormone DHT.

Huile de romarin : il a été démontré que l’utilisation de cette huile en corrélation avec le MINOXIDIL réduit d’une façon remarquable le taux de DHT.

Ortie : bêta-sitostérol présent dans l’ortie capable de réduire le taux de DHT.

Références :

Vogel J E., Jimenez F., Cole J., Keene SA., Harris JA., Barrera A., Rose PT., Hair Restoration Surgery: The State of the Art, Aesthetic Surgery Journal, volume33(1), page129. (2013).

https://academic.oup.com/asj/article/33/1/128/209891?searchresult=1

Price VH., Androgenetic Alopecia in Women. Journal of Investigative Dermatology Symposium Proceedings, volume8(1), pages24–27. (2003).

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022202X15529369

Price VH., Testosterone Metabolism in the Skin. Archives of Dermatology, volume111(11), page1500 (1975).

https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/article-abstract/535505

Kaufman KD., ANDROGEN METABOLISM AS IT AFFECTS HAIR GROWTH IN ANDROGENETIC ALOPECIA. Dermatologic Clinics, volume14(4), pages 697–700, (1996).

https://www.derm.theclinics.com/article/S0733-8635(05)70396-X/abstract

Le cycle de vie du cheveu 21

Le cycle de vie du cheveu

Comme toutes les autres cellules du corps, les cheveux suivent également un cycle de croissance qui commence par la repousse et qui finisse par la chute. La chevelure contient approximativement 130 k cheveux qui traversent d’une manière individuelle quatre phases de croissance. En fait, chaque poil traverse le cycle pilaire 10 à 20 fois durant toute la vie dont chaque cycle se dispose d’une phase de croissance appelée aussi l’anagène, une phase d’involution connu sous le nom de catagène et une phase de repos appelée la télogène. En général, la croissance de chaque poil dure 4 ans chez les hommes et peut durer jusqu’à 6 ans chez les femmes, cependant des divers facteurs peuvent affecter ce cycle du cheveu.

Les phases d’une cycle pilaire

Chaque cheveu passe principalement par trois phases, la phase d’anagène, la catagène et la télogène, en plus d’une autre phase appelée la phase exogène située entre l’anagène et la télogène. Ces phases sont décrites comme suit :

La phase anagène : elle implique la première phase du cycle pilaire, elle se caractérise par sa longue durée (entre 4 et 6 ans), au cours de cette phase, les papilles dermiques vont envoyer un signal au cellules souches qui vont reproduire par la suite des nouveaux bulbes pileux, ces bulbes vont pousser progressivement jusqu’à la formation d’une structure folliculaire entièrement régénérée. En moyen chaque cheveu peut pousser 1 cm par mois. Par ailleurs 80% à 90% des cheveux humain sont en phase de croissance.

La phase catagène : dans cette phase le cheveu atteint la longueur maximale qu’il pourrait, et sa croissance s’arrête. Elle dure généralement entre 2 et 3 semaines, le mécanisme marqué dans cette phase est le début d’une apoptose qui implique la mort contrôlée de bulbe dû à son détachement du follicule, ce qui a empêché son irrigation sanguine et son alimentation, néanmoins, ce bulbe va rester bloqué à l’intérieure de l’épiderme jusqu’à la phase exogène.

La phase télogène : le bulbe est toujours attaché au derme, mais il est complètement mort. Cette phase dure entre 2 et 4 mois et touche environ 10% des cheveux. Dans cette phase on peut observer une diminution de la taille du cheveu avec un changement de la couleur qui devient plus claire et qui est dû à l’arrêt de la reproduction de la mélanine.

La phase exogène : il s’agit de la dernière phase de cycle pilaire, certains chercheurs la considèrent comme une phase qui fait partie de la télogène. En fait, cette phase se caractérise par la libération et l’expulsion progressive du cheveu à l’extérieur du cuir chevelu. Durant cette phase le corps s’assure qu’il n’y a pas de résidus de cheveux dans le derme qui peut entraver le nouveau cycle de la croissance du cheveu.

Les facteurs influençant le cycle pilaire

Le cycle de vie du cheveu peut subir à plusieurs facteurs qui peuvent ralentir ou entraver la croissance naturelle des cheveux. En fait, les perturbations qui affectent la croissance de cheveux sont dû généralement à des facteurs pathologiques, hormonaux où bien des facteurs dépendant des conditions exogènes de la personne.

  • Facteurs hormonaux
  • Facteurs pathologiques
  • Facteurs exogènes :
    • L’alimentation
    • Le changement saisonnier
    • L’âge

Les facteurs hormonaux

Il faut garder à l’esprit que certaines hormones peuvent modifier significativement le cycle de croissance du cheveu (la phase anagène) d’une manière intérimaire ou permanente. Principalement, il existe trois hormones responsables de cette modification qui sont :

L’hormone androgène : l’androgène est une hormone mâle responsable de la particularité sexuelle chez l’homme, une interaction entre l’androgène et un enzyme appelé 5a engendre une chute de cheveux connus sous le nom d’une alopécie androgénitique qui est très fréquente chez les hommes, mais on peut l’observer également chez certaines femmes.

Les hormones thyroïdiennes : les hormones thyroïdiennes secrétées par la glande thyroïdienne agissent sur la croissance normale des cheveux, pourtant l’excès ou la carence de ces hormones peut influencer négativement sur la repousse des follicules pileux.

L’hormone d’œstrogène : l’œstrogène est une hormone féminine secrétée principalement par les ovaires. La diminution d’œstrogène dans la corp peut ralentir la phase anagène et par conséquent, une chute de cheveux. Au moment de la grossesse la sécrétion de cette hormone augmente, c’est pourquoi on remarque une bonne croissance des cheveux dans cette période.

Les facteurs pathologiques

La modification de cycle pilaire peut être due également à plusieurs pathologies à savoir :

La pelade : il s’agit d’une maladie auto-immune qui attaque les cheveux en phase d’anagène tout en engendrant une perte tachetée des cheveux.

La chimiothérapie : la chute des cheveux temporaire est parmi les effets indésirables de la chimiothérapie destinée pour traiter les différents types du cancer, ce traitement agit en attaquant les cellules responsables de la croissance des cheveux, cependant, après l’arrêt de ce traitement les cheveux vont commencer à repousser à partir de 4 à 8 semaines.

Les facteurs exogènes

Plusieurs facteurs externes peuvent influencer le cycle de la croissance des cheveux qui subit des modifications liées soit à l’alimentation de la personne soit au changement saisonnier, mais cela pourrait être dû aussi à l’âge.

L’état nutritionnelle : pour assurer une croissance saine des cheveux, il est recommandé d’adopter une alimentation riche principalement en fer et en protéines. N’importe quelle malnutrition ou carence en fer ou vitamines peut perturber le cycle de croissance des cheveux.

Le changement saisonnier : à chaque changement saisonnier, les cheveux peuvent subir également des changements provisoires, notamment en automne et au printemps. En fait, on observe une chute maximale en automne avec une augmentation de la croissance au printemps, de même que les feuilles d’arbre.

L’âge : comme toutes les autres cellules du corps qui se renouvèlent d’une manière plus lente avec l’âge, les cheveux également subissent ces changements. En réalité, les échanges sanguins au niveau les poils deviennent plus faible, ce qui explique la sensibilité des cheveux. D’autre part, la diminution de la production de la mélanine responsable de la coloration des cheveux s’arrête avec l’âge ce qui explique le blanchissement des cheveux.

 

Références :

SAWAYA ME.,Regulation of the human hair cycle, Current Problems in Dermatology, volume13(3), pages206–208, (2001).

https://www.infona.pl/resource/bwmeta1.element.elsevier-9fd38ba4-5b8a-3bbe-b677-ea3782abe91d

Bernard BA, La vie révélée du follicule de cheveu humain, Médecine/sciences, volume 22(2), pages138–140-142. (2006).

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2006/03/medsci2006222p138/medsci2006222p138.html

DADOU KH, LA GREFFE CAPILLAIRE, Thèse de doctorat. Pages 16-21, (2019)

http://ao.um5.ac.ma/xmlui/handle/123456789/17475

Les croûtes après la greffe de cheveux 22

Les croûtes après la greffe de cheveux

Les croûtes se produisent presque chez tous les patients qui ont subi une greffe de cheveux. Souvent elles persistent dans une durée de 10 jours après l’opération s’elles sont bien prises en charge. L’apparition des coquilles dans les 24 premières heures après la greffe de cheveux signifie le début du processus de la cicatrisation, en fait les croûtes se forment autour des micro-incisions sans qu’elles influencent sur la stabilisation des unités folliculaires implantées. Parfois quelques poils transplantés vont tomber en parallèle avec les croûtes, cela ne doit pas effrayer le patient parce que les racines vont rester encore à l’intérieure de la peau. Lors de l’intervention de la cheveux transplantation le médecin ouvre des canaux pour permettre l’insertion des unités folliculaires extraites de la zone donneuse, cette ouverture entraîne une légère fuite du sang qui va être formée par la suite aux croûtes.

La chute des croûtes

Généralement, les croûtes tombent dans un délai de 7 à 10 jour postopératoire d’une manière autonome et progressive. Les croûtes apparaissent au début sous forme de petites taches blanches et lorsque le processus de cicatrisation se termine, les croûtes se transforment à des taches brunes qui finissent par la séparation de la peau en laissant des tâches rosâtres signifiant la bonne incorporation des unités folliculaires dans le cuir chevelu. En fait la taille des micro-incisions peut influencer sur la durée de persistance des croûtes, des incisions d’une grande taille peuvent produire des croûtes qui persistent jusqu’à 2 semaines postopératoires. En cas de persistance des croûtes, il est recommandé au patient avant de prendre sa douche, de poser des compresses humides sur les zones des croûtes pendant 15 minutes.

Pouvez-vous enlever les croûtes ?

Les croûtes qui se forment après la greffe de cheveux peuvent engendrer une sensation de démangeaison, cette sensation provient généralement de la peau sèche et peut être accompagnée d’une sensation de tiraillement de la peau. La première réaction du patient c’est l’envie de gratter ou de décoller les croûtes pour se débarrasser de cette démangeaison et il n’y a absolument rien de plus risqué que de gratter. Il faut être prudent de ne pas toucher la peau en particulier avec les ongles pour ne pas engendrer une inflammation ou une infection parce que nos mains ne sont pas complétement propres et elles sont entourées par beaucoup de germes et également pour éviter de détacher les unités folliculaires insérées, et donc provoquer des dommages irréparables et par conséquent entraver les cheveux de repousser dans cette zone.

La chute des croûtes et le lavage des cheveux

Comme on a déjà signalé la chute des croûtes se fait d’une manière naturelle, ce processus de la chute dure 10 jours après l’opération de la greffe de cheveux, cependant le patient doit suivre minutieusement certaines précautions concernant le lavage qui joue un rôle très important dans la chute des croûtes et qui doit être effectué pendant le premier mois selon les consignes et les étapes expliquées par le médecin. En fait le lavage doit être appliqué avec des mouvements extrêmement délicats et avec beaucoup d’attention afin de permettre aux croûtes de tomber et en même temps de garder les unités folliculaires bien insérées. Pendant le premier mois postopératoire, les unités folliculaires ne sont pas bien stabilisées dans le cuir chevelu, c’est pour cela il ne faut pas masser ou gratter avec force car cela ne va pas aider ces croûtes à tomber mais il va juste endommager le résultat final de la greffe de cheveux.

Comment appliquer le shampoing après une greffe de cheveux

Le premier lavage va être effectué après le deuxième jour de l’opération par des infirmières, qui vont indiquer au patient en détail comment appliquer son shampoing chez lui sans endommager les unités folliculaires transplantées et en même temps aider les croûtes à dissoudre rapidement. Les étapes de lavage des cheveux sont :

  1. Avant le lavage des cheveux, il est recommandé d’utiliser une lotion hydratante pendant 30 à 60 minutes afin de ramollir les croûtes.
  2. Mouillez la tête avec de l’eau tiède, puis moussez le shampooing dans la paume de la main
  3. Tapotez soigneusement le shampooing sur les zones contenant les croûtes sans essayer de les frotter ou de les arracher. Il est recommandé de laisser le shampooing sur la tête pendant 4 minutes.
  4. Rincez délicatement la tête, toujours avec de l’eau tiède puis essayer de sécher doucement les cheveux avec une serviette ou bien les laisser sécher à l’air ambiante.

Le lavage des cheveux doit être appliqué chaque jour jusqu’à la chute totale des croûtes. En suivant ces étapes les croûtes vont être tombées sans avoir endommager les unités folliculaires.

Les gestes à éviter pendant la période des croûtes

Les consignes postopératoires influencent sur le résultat de la greffe de cheveux autant que l’opération elle-même. Voici quelques gestes à éviter lors du processus de la chute des croûtes

  • Frottement de la peau : il est absolument interdit de gratter la peau, l’envie de gratter est une réaction normale, mais il faut résister pour ne pas arracher les unités folliculaires et engendrer les infections ou l’inflammation.
  • Eviter le tabac, l’alcool et la drogue avant et après l’intervention car ils ralentissent le processus de guérison et de croissance des cheveux, il est conseillé aussi d’éviter la prise de l’aspirine qui peut augmenter les saignements ainsi que le nombre de croûtes dans la période postopératoire.
  • Sèche-cheveux : il est recommandé de ne pas utiliser le sèche-cheveux pendant le premier mois après la greffe, l’utilisation de l’air trop chaud peut assécher davantage la peau et par conséquent, endommager les unités folliculaires insérées, il faut juste laisser les cheveux s’assécher à l’air ambiant.
  • Les produits coiffants : l’utilisation des produits coiffants pour assécher la peau peut provoquer l’inflammation ou l’infection à cette période.
  • Ne jamais frotter avec force les cheveux à l’aide d’une serviette.
  • Eviter les activités physiques et l’exposition au soleil les premiers jours postopératoires.

 

Références :

Reza P., Azar., Adjuvant therapy to hair transplantation, FUE Hair Transplantation, page 104, (2018)

https://books.google.com.tr/books?id=jj18DwAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=FUE+hair+transplantation&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjj2I3FxLvjAhXR0qYKHWtjB54Q6AEIKDAA#v=onepage&q=crust&f=false

Pathomavanich D., Imagawa K., postoperative care, Hair Restoration Surgery in Asians, page 250, (2010)

https://books.google.com.tr/books?id=vd6ILG_cOjIC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

P Unger W., Shapiro R., Unger R., Unger M., postoperative effluvium, Hair transplantation, page 70-418, (2010)

https://books.google.com.tr/books?id=7mhqDwAAQBAJ&pg=PT13&dq=hair+transplantation+walter&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjF9-iptJjjAhVRposKHeE0BBcQ6AEIKTAA#v=onepage&q=hair%20transplantation%20walter&f=false

Les cicatrices et la greffe de cheveux 23

Les cicatrices et la greffe de cheveux

La cicatrice après la greffe de cheveux n’a plus de sens avec la plus récente technique de la transplantation *FUE* qui laisse une cicatrice moins visible et très fine, les microperforations provenant de l’extraction des unités folliculaires dans la région de la couronne cicatrisent en quelques jours après l’opération, ce qui explique le résultat esthétique de cette technique qui est conçue également comme une technique de camouflage des cicatrices préexistantes. Le démarrage d’un processus de cicatrisation est indispensable et obligatoire après l’intervention de la greffe de cheveux, cependant ce processus peut être influencé par des facteurs qui dépendent de quelques particularités individuelles du patient comme par exemple la laxité du scalp, c’est pour cette raison le choix d’un médecin expérimenté qui peut développer une bonne communication avec le patient et faire une évaluation préopératoire approfondie est un critère important pour minimiser le risque d’avoir des séquelles après la transplantation capillaire.

La greffe de cheveux laisse-t-elle des cicatrices

Après la réalisation des micro-incisions lors de l’extraction et la réimplantation des unités folliculaires par la technique de FUE, ou bien après l’extraction d’une bande de follicule par la technique de FUT, un processus de guérison va être démarré spontanément, en créant un nouveau derme qui va couvrir par la suite la plaie. La différence entre ces deux techniques réside dans la manière d’extraction des unités folliculaires au niveau de la zone donneuse. FUT consiste à prélever une bande d’environ 15 cm de longueur et 15mm de largeur, ce qui provoque une cicatrice visible après l’intervention, au contraire la technique de FUE est basée sur le prélèvement des unités folliculaires une par une. Cette technique est considérée comme une excellente méthode qui satisfait les attentes des patients concernant l’invisibilité de la cicatrice dans la région occipitale.

La greffe de cheveux sans cicatrice

Quelques cliniques et centres de greffe de cheveux promettent au patient d’avoir une greffe cheveux sans cicatrice. Cette promesse est juste une publicité qui fait tromper le patient en lui donnant un espoir pour rien, bien que le démarrage du processus de cicatrisation nécessite obligatoirement la présence des petites cicatrices dans les premiers jours postopératoires. Un médecin consciencieux et expert ne peut que promettre une attention méticuleuse lors des différentes étapes de la greffe de cheveux afin de minimiser la visibilité des cicatrices.

La zone donneuse

Les cicatrices au niveau de la zone donneuse sont provoquées essentiellement par l’extraction des unités folliculaires, les cicatrices se diffèrent d’une technique à une autre. Le principe de la technique FUT comporte sur le prélèvement d’une bandelette d’une longueur de 10 à 20 cm, et qui va être divisée par la suite en unités folliculaires. Cette technique laisse généralement une cicatrice linéaire importante à l’arrière de la tête. Pour la technique FUE c’est moins invasif, les unités folliculaires sont prélevées une par une et cela conduit à des cicatrices blanches faciles à dissimuler. La cicatrice lors d’une implantation capillaire n’est pas donc évitable mais grâce à la technique de FUE la cicatrice disparait 10 jours après la transplantation capillaire.

La zone receveuse

La réimplantation des cheveux au niveau de la zone receveuse nécessite une ouverture des canaux qui vont déterminer par la suite les angles de croissance des cheveux, cette étape est très importante pour éviter l’apparition d’une cicatrice visuelle après la greffe, c’est pour cela l’expérience et la dextérité du médecin qui saura comment inciser la peau, sont des critères importants à prendre en considération.

Les cicatrices et les différentes techniques de greffe de cheveux

Durant des années, des recherches continues portant sur la transplantation des cheveux ont conduit les médecins à la création des différentes techniques de greffe de cheveux, le passage de la technique FUT à la technique FUE a augmenté la chance d’éliminer la cicatrice disgracieuse au niveau de la zone occipitale et la remplacer par des petites cicatrices qui dissimulent facilement après l’implantation capillaire.

Dans l’article ci-dessous nous allons mettre l’accent sur le sujet de cicatrice dans chaque technique de la greffe de cheveux

La technique FUT et la cicatrice

Cette technique repose sur le prélèvement d’une bandelette contenant des bulbes de l’arrière de la tête (la couronne), ce prélèvement laisse une cicatrice horizontale d’environ 10 à 20 cm qui sera visible après la transplantation et difficile à dissimuler, C’est le majeur inconvénient de cette technique. La présence de cette cicatrice après la greffe de cheveux provoque un long temps de guérison et une sensation d’étirement de la peau, il faut savoir que la taille de la cicatrice au niveau de la zone donneuse dépend de la taille de la bandelette extraite au cours de l’intervention. La réalisation d’une fermeture trichophytique permet d’avoir une cicatrice moins visible et très fine, le principe de cette technique utilisée après l’extraction de la bandelette est de permettre aux cheveux avoisinants la cicatrice de percer au cours de sa croissance la ligne cicatricielle et la rendre inapparente.

La technique FUE et la cicatrice

La technique FUE a apporté un grand nombre d’innovation au domaine de la transplantation des cheveux, l’extraction des unités folliculaires est une technique moins invasive et peu traumatique par rapport à la technique de FUT, elle est basée sur l’extraction des unités folliculaires une par une, ce qui donne des très petites cicatrices qui apparaissent invisibles même à l’œil nu.

L’utilisation manuelle ou motorisée des techniques de réimplantation des cheveux par OSL et DHI permet le même résultat que celle du FUE.

Les facteurs influençant la cicatrisation

La cicatrisation correspond à un phénomène inflammatoire qui englobe l’ensemble des mécanismes aboutissant à la fermeture d’une plaie, ces mécanismes sont la *mitose* qui implique la multiplication cellulaire et *l’apoptose* qui implique la mort cellulaire programmée d’une manière physiologique et génétique afin d’éliminer les tissus morts. Le mécanisme de cicatrisation après la greffe de cheveux est largement influencé par plusieurs facteurs qui sont :

  • La cicatrice chéloïde : Si le patient a comme antécédent l’atteinte d’une cicatrice chéloïde, la greffe de cheveux sera donc contre indiquée pour lui.

C’est quoi une cicatrice chéloïde ?

La cicatrice chéloïde est en fait une pathologie qui entraine des cicatrices doubles surélevées de couleur rouge, elle se caractérise par sa récidivité après son extraction chirurgicale ou bien après une incision chirurgicale. le patient peut très rarement développer une cicatrice chéloïde après l’intervention de la greffe de cheveux et cela dépend habituellement des antécédents pathologiques de formation de chéloïde mais aussi les caractéristiques raciales et héréditaires du patient, c’est pour cette raison, il est important de contacter un médecin qui a un large savoir-faire et une expérience immense dans le domaine de la greffe de cheveux et qui peut faire une évaluation et un diagnostic préopératoire approfondi sans oublier d’établir une bonne communication avec son patient avant l’opération.

  • L’âge : le processus de guérison diminue avec l’âge du patient, à l’inverse chez les patients jeunes la cicatrisation est plus rapide que chez les sujets âgés.
  • L’élasticité de la peau : la souplesse du cuir chevelu joue un rôle de minimiser l’aspect de la cicatrice, parce qu’une peau peu flexible conditionne la possibilité d’avoir une cicatrice visible.
  • Le tabac : le tabagisme provoque une hypo vascularisation au niveau du cicatrice ce qui favorise la diminution du flux sanguin au niveau de la plaie, il est donc déconseillé au patient de fumer et même boire de l’alcool quelques semaines après la greffe de cheveux.
  • Carence alimentaire : la synthèse de collagène, d’enzymes et des anticorps nécessite une alimentation riche en protéines et en acides aminés. Il est indispensable également pour permettre un processus de cicatrisation rapide d’adopter un régime riche en glucides qui constituent aussi une source d’énergie.
  • Médicaments : l’administration de certain médicament du genre anticoagulant et les immunosuppresseurs altère le processus de cicatrisation, les anticoagulants agissent d’une manière négative sur la transformation du fibrogène en fibrine, et pour les immunosuppresseurs, ils favorisent l’apparition rapide de l’infection et diminuent le renouvèlement cellulaire.
  • Le diabète : la réponse immunitaire des patients atteintes du diabète est plus lente que chez les autres patients ce qui rend la formation du tissu cicatriciel un peu difficile.
  • Le Traumatisme : les premiers jours postopératoires, le patient doit accorder une grande attention, pour éviter n’importe quel traumatisme ou un coup violent qui peut diminuer le temps de cicatrisation.

Comment couvrir les cicatrices de la greffe de cheveux

Après l’opération de la greffe de cheveux réalisée par la technique de FUE ou par la technique de FUT, la plupart des patients se demandent comment peuvent-ils couvrir les cicatrices post-greffe. Pour la technique de FUE généralement les micro-cicatrices sont très petites et après la croissance des cheveux elles seront couvertes, c’est la technique la plus utilisée depuis 2002 grâce à son avantage qui consiste à ne pas laisser une cicatrice visible, la question qui se pose donc c’est comment se débarrasser des cicatrices provenant de la technique FUT.

Le PRP et la cicatrisation

Le plasma riche en plaquettes -PRP- est une méthode thérapeutique caractérisée par sa capacité de regénérer et de réparer les cicatrices, il contient de 3 jusqu’à 8 fois la concentration habituelle des plaquettes dans le sang circulant, il s’agit d’un produit hémostatique qui agit directement sur l’accélération du processus de cicatrisation et sur la stimulation de la néovascularisation, en produisant le collagène qui participe dans le processus de guérison et aussi en libérant les facteurs de croissance contenues dans le plasma. L’injection du PRP par voie intradermique aide également au transfert des nutriments et les minéraux qui influencent positivement sur le processus de cicatrisation du cuir chevelu et sur la stimulation de la pousse des cheveux. Dans le domaine de la greffe de cheveux et en plus d’être une thérapeutique fiable contre la chute de cheveux, le PRP a également une indication qui réside dans la consolidation de la plaie provenant de l’opération de la greffe de cheveux notamment la greffe réalisée par la technique de FUT, c’est pour cette raison le patient doit bénéficier de cette thérapie en parallèle de son greffe de cheveux.

La Greffe de cheveux et les séquelles des brûlures et des maladies

La présence des cicatrices au niveau du cuir chevelu ou bien au niveau du visage (les sourcilles et la région de la barbe) peut entrainer chez le patient des problèmes psychologiques et sociaux, l’intervention de la greffe de cheveux peut être considérée comme une solution esthétique efficace pour le camouflage des séquelles postopératoires et les séquelles provenant des brûlures et de certain genre de maladie, cependant il faut noter qu’il existe une différence entre la cicatrice causée par une brûlure qui reste superficielle par contre la cicatrice postopératoire dont les lésions dépassent l’épiderme, ce genre de cicatrices nécessite de bien préciser la direction des cheveux au cours de l’intervention de la greffe.

les patients ont souvent recours à la transplantation pour avoir une apparence naturelle et pour sentir un estime de soi , mais avant de penser à la greffe de cheveux, il faut que la cicatrice soit bien guérie et d’une façon permanente, c’est-à-dire la cicatrice doit être plate et non pas en cours de guérison, en fait dans certain cas il est obligatoire de commencer par le traitement et par le laser pour déminuer la taille de la cicatrice, une fois ce processus est terminé à ce moment-là, le patient peut subir une greffe de cheveux, surtout s’il présente une zone donneuse d’une densité qui permet au médecin de prélever les unités folliculaires dont il a besoin.

La greffe par FUE peut recouvrir la cicatrice de FUT

Parfois on peut réaliser l’opération de la greffe de cheveux par la technique de FUE pour recouvrir la cicatrice provenant de la bandelette des unités folliculaires extraite de la couronne dans la technique de FUT. Le principe de cette intervention et de prélever des greffons par la technique FUE et les réimplanter sur la cicatrice engendrée par la technique FUT afin de la rendre invisible et concernant les cicatrices de la technique FUE, elles seront disparues automatiquement par le temps

La Tricopigmentation

La Tricopigmentation est une solution esthétique fondée sur l’injection des pigments dans le cuir chevelu. il s’agit d’une sorte de dermopigmentation du cuir chevelu qui a pour but la simulation de la présence de cheveux rasés, les patients ont recours souvent à cette technique pour donner un aspect dense et volumineux pour les cheveux, que ça soit dans le cas où le patient veut créer l’illusion des cheveux rasés dans une zone chauve ou pour recouvrir la cicatrice provenant de la greffe de cheveux mais cela ne changera pas la texture de la cicatrice de la greffe de cheveux mais il se restreint à éviter la visibilité de séquelle. La réalisation de la technique de tricopigmentation nécessite un léger toucher car si la pénétration de l’aiguille était trop profonde cela peut engendrer une vision qui ressemble à la propagation de la coloration et si l’insertion était trop faible, l’apparence de la séquelle peut rester la même après cette procédure.

Actuellement l’intervention de la greffe de cheveux est la méthode la plus efficace pour traiter le problème d’alopécie mais dans certain cas où le patient souffre d’une phobie envers les interventions chirurgicales ou s’il a une contre indication concernant la greffe de cheveux, il peut avoir recours à des autres solutions pour camoufler l’alopécie comme la tricopigmentation.

Références

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http://wd.fmpm.uca.ma/biblio/theses/annee-htm/FT/2017/these43-17.pdf

Amar JA., Greffe de cheveux : nouveautés techniques et espoir futur dans le clonage des cheveux. Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, vol 139(6-7), page H63. (2012).

https://sci-hub.tw/10.1016/j.annder.2012.04.101

Dudrap E., Divaris M., Bouhanna P., Reconstruction du sourcil par microgreffe capillaire. Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, 55(3), 219–224. (2010).

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EL M., Omari EL., S M GHARIB., Noureddine., Reconstruction of the eyebrow by composite graft of the scalp: a trick to facilitate the technique. The Pan African medical journal, 2015, vol. 21, p. 1-1.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4561151/

Etes-vous un bon candidat pour une greffe de cheveux 24

Etes-vous un bon candidat pour une greffe de cheveux

Sans aucun doute, la chute de cheveux est un problème qui affecte l’apparence des personnes et par conséquent leurs estime de soi. C’est pourquoi, la plupart des gens qui en souffrent, ont souvent recours à une greffe de cheveux. Pourtant, l’identification des patients aptes à une greffe de cheveux nécessite une évaluation approfondie de plusieurs facteurs jugés importants dans la sélection des candidats admissibles. Le médecin prend en considération dans la sélection des patients deux principaux critères, le premier critère dépend des caractéristiques des cheveux du patient et l’autre dépend de son état de santé. Lorsque le patient possède les bonnes conditions pour cette opération, à ce moment-là, on peut lui garantir des résultats satisfaisants.

Les critères liés à la qualité des cheveux

Les caractéristiques et la structure des cheveux jouent un rôle important dans la détermination des bons candidats de la greffe de cheveux. Dans la période préopératoire le médecin fait un examen de cheveux, en évaluant sa densité et le diamètre de la tige du cheveu.

La densité : A l’aide d’un microscope manuel, Le médecin évalue la densité des cheveux, dans de la région occipitale qui va être considérée comme une zone donneuse. En fait, un bon candidat pour la greffe de cheveux possède approximativement 2 à 3 cheveux par unité folliculaire, et n’importe quelle densité inférieure à ce nombre signifie que le patient n’est pas admissible à l’opération.

Diamètre de la tige pilaire : le calibre de la tige pilaire est suffisant pour avoir un aperçu sur la densité finale des cheveux, le diamètre de la tige n’est pas constant, mais il varie d’un patient à l’autre. Autrement dit, tant que le calibre est fin tant que la densité sera faible après l’opération. C’est pourquoi, les patients qui ont un calibre très fin de la tige ne sont pas des bons candidats pour l’implantation des cheveux.

La greffe de cheveux est contre indiqué pour les patients qui ont déjà subi ce type d’opération plusieurs fois.

Critères liés à l’état de santé du patient

Le bienêtre physique et mental des patients est un critère primordial dans la sélection des bons candidats pour une greffe de cheveux. Les patients qui adoptent un régime alimentaire sain et qui prennent soin de leur état de santé, participent positivement dans la récupération rapide après l’opération mais aussi la diminution des effets secondaires postopératoires. Par ailleurs, les patients atteints des maladies suivantes ne sont pas malheureusement admissibles à ce type d’opération.

  • Les maladies cardiovasculaires
  • L’insuffisance respiratoire
  • Les diabétiques insulino-dépendants
  • Les Troubles de coagulation
  • L’Allergie au produit anesthésique
  • L’épilepsie
  • L’hépatite C et B
  • Le sida

Les analyses sanguines de routine qui vont être effectuées dans la période préopératoire, visant à sélectionner les bons candidats pour la greffe de cheveux, en écartant les patients atteints les troubles de système immunitaire et les troubles de coagulations.

En outre, il existe des troubles psychiques qui ne permettent pas à la personne qui en souffre de subir une greffe de cheveux. À titre d’exemple, la schizophrénie qui se caractérise par le changement de la vision et les trouble de la pensée du malade.

Autres considérations de la sélection des patients

En dehors des considérations liées à l’état de la santé des patients et les caractéristiques de cheveux, le médecin doit prendre en considération plusieurs autres considérations importantes, afin d’assurer un bon déroulement de l’intervention. Les autres critères susceptibles à l’affectation des chances de subir une greffe de cheveux sont :

L’Age : l’âge du patient est un critère aussi important, la chute de cheveux peut être observée également chez les patients jeunes. Cependant, la réalisation d’une greffe de cheveux à un âge jeune peut épuiser la zone donneuse mais aussi, elle peut donner une apparence anormale aux cheveux dans le futur, en raison que la chute de cheveux n’est pas encore stabilisée complétement. Souvent les médecins ne recommandent pas la greffe de cheveux pour les patients moins de 23 ans, en revanche ils conseillent d’adopter les traitements médicaux tels que la MINOXIDIL et la FINASTERIDE afin de limiter cette chute.

La chéloïde : malheureusement, les patients atteints d’une cicatrice chéloïde ne sont pas des candidats appropriés pour la greffe de cheveux. En raison que cette cicatrice se caractérise par sa récidivité.

La pelade : la pelade est un trouble capillaire d’origine immunitaire. Le système immunitaire attaque les bulbes pileux sains, c’est pourquoi, le patient doit être informé que cette réaction de défense pourrait être déclenchée également contre les cheveux nouvellement transplantés. En fait la greffe de cheveux est déconseillée pour les patients atteints de ce trouble, car elle ne va pas donner des résultats efficaces pour le patient.

Les attentes irréalistes des patients : une évaluation des objectifs et des attentes du patient est une étape importante avant l’opération. Les patients doivent avoir des attentes raisonnables quant aux résultats de la greffe de cheveux, en raison que cette procédure ne consiste pas à créer de nouveaux cheveux, mais son principe est fondu sur le délogement des cheveux déjà existants, d’une zone à une autre zone. En fait, tous les patients qui ont des attentes irréalistes ne sont pas malheureusement des candidats appropriés pour la transplantation des cheveux.

Le sexe du patient : fréquemment, L’homme développe une perte de cheveux localisée, cette perte n’affecte pas la région immunisée contre l’alopécie. Cette zone immunisée va être considérée par la suite comme une zone donneuse. Contrairement à l’homme, La femme souffre généralement d’une alopécie non localisée qui diffuse dans toutes les zones de la tête, ce qui provoque un manque des unités folliculaires sains pour l’opération, en fait, les femmes atteintes ce type d’alopécie ne sont pas des bonnes candidates pour la transplantation. Par ailleurs, si la femme atteint une alopécie localisée, elle pourrait subir cette procédure sans aucun problème.

La grossesse et l’allaitement : la greffe de cheveux est déconseillée pour les femmes enceintes et celles qui allaitent.

 

Références :

James E., Vogel., Hair Transplantation in Women: A Practical New Classification System and Review of Technique, Aesthetic Surgery Journal, Volume 22(3), Pages 247–259, May 2002.

https://academic.oup.com/asj/article/22/3/247/183351?searchresult=1

 

Konior., Raymond J., Simmons C., “Patient selection, candidacy, and treatment planning for hair restoration surgery.” Facial Plastic Surgery Clinics, vol21(3), pages 343-350, (2003)

https://www.facialplastic.theclinics.com/article/S1064-7406(13)00059-X/abstract

 

Bater., Kristin L., “Perception of Hair Transplant for Androgenetic Alopecia.”, JAMA facial plastic surgery, volume 18(6), pages 413-418, 2016

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5469375/

Les analyses sanguines avant une greffe de cheveux 25

Les analyses sanguines avant une greffe de cheveux

Les bilans sanguins font partie du processus de la greffe de cheveux. En fait, il s’agit d’une étape indispensable de la période préopératoire pendant laquelle le professionnel de la santé prélève deux échantillons de sang du patient. Il n’est pas possible de soumettre le patient à l’opération sans ces examens biologiques, parce qu’ils donnent une visibilité sur l’état général de la santé du patient et évaluent son aptitude à supporter l’anesthésie, mais aussi, ils permettent de réaliser la préparation du plasma riche en plaquettes dont le médecin utilise comme un traitement supplémentaire de la greffe de cheveux.

Parmi les analyses jugées importantes que le médecin recommande en général sont le test de VIH, un bilan hépatique et un test de coagulation. Les résultats de ces analyses sont confidentiels et restent à la disposition du médecin et le patient.

L’importance des analyses sanguins

L’objectif principale des examens biologiques est de prévenir le patient des complications potentielles opératoires et postopératoires, soit par l’annulation de l’intervention en cas des patients séropositifs pour le VIH ou l’hépatite B/C, ou bien par l’adoption d’une prise en charge adéquate dans certains cas (les patients diabétiques à titre d’exemple). Ces analyses ciblent généralement trois buts qui sont :

  • Un but de dépistage
  • Un but thérapeutique
  • Un but préventif

Le but de dépistage

Les tests sanguins reposent essentiellement sur le dépistage de VIH, l’hépatite B et C, le diabète, les troubles de coagulations et l’anémie. Seulement les résultats de ces tests peuvent confirmer si le patient est un candidat de la greffe de cheveux ou non, car ils donnent un aperçu sur l’état sanitaire du patient et montrent son aptitude à supporter la procédure de l’intervention.

Le but thérapeutique

Le plasma riche en plaquettes *PRP* est une substance qui fait partie du sang. Une fois l’échantillon de sang est prélevé, une centrifugation va être effectué pour extraire le PRP. L’importance du plasma réside dans l’accélération de la repousse des cheveux et la diminution du temps de la cicatrisation, c’est pourquoi, la plupart des médecins l’utilise en étant que traitement supplémentaire de la greffe de cheveux.

Le but préventif

La réalisation des bilans sanguins contribue non seulement dans la prévention du patient contre les complications opératoires et postopératoires mais également, elle protège l’équipe médicale contre le risque des infections transmissibles par le sang. Tous les patients ayant une volanté de subir une greffe de cheveux sont invités à faire ces examens de routine pour se protéger et en même temps prévenir le personnel médical contre l’exposition à n’importe quel agent pathogène.

Quel sont les examens sanguins recommandés avant une greffe de cheveux

À partir d’un seul échantillon de sang, on peut réaliser plusieurs tests, Chaque test a un rôle approprié dans l’orientation de l’opération. Parmi les examens biologiques recommandés on trouve :

  • Le test de VIH
  • Test de coagulation
  • Transaminases
  • Hémogramme -NFS
  • Ferritinémie
  • Glycémie à juin (si le patient est diabétique)

 

Le test de VIH : le virus d’immunodéficience ou sida est une maladie qui affecte le système immunitaire de la personne en diminuant la défense du corps contre les pathologies. Il s’agit d’une maladie contractée par le sang affecté et par les rapports sexuels non protégés. C’est pour cette raison qu’il est contre indiqué pour ces patients de subir une greffe de cheveux car ils vont mettre non seulement leur vie en danger mais aussi, celle du staff médical.

Les tests de coagulation : afin d’éviter l’éventualité de saignement excessive lors et après l’intervention de la greffe de cheveux, il est indispensable de réaliser les tests qui permettent d’évaluer la coagulation du sang, les tests de coagulation peuvent donner également des informations en cas des troubles hépatiques.

Les transaminases : le test qui peut détecter si le patient souffre d’une infection hépatique ou non est le test de transaminases. Les transaminases sont des enzymes situés dans les cellules musculaires et hépatiques, l’augmentation de ces enzymes dans le sang peut signifier une atteinte hépatique.

L’hémogramme : NFS est un examen très important parce qu’il permet de détecter plusieurs pathologies comme les troubles de coagulation et l’anémie grâce à sa capacité de donner des informations sur plusieurs substances dans le sang. Avant l’intervention de la greffe de cheveux le médecin demande ce test pour savoir le nombre de plaquettes dans le sang mais aussi le taux d’hémoglobines.

Ferritinémie : c’est un test qui vise à mesurer le taux de fer dans le sang, le taux diminué de ferritine dans le sang peut être un témoin d’une anémie. La carence en fer est parmi les causes majeurs de la chute de cheveux, c’est pourquoi le médecin prescrit des suppléments en fer, s’il a détecté l’anémie chez le patient.

Glycémie à jeun : pour les patients diabétiques, la réalisation de ce test est importante avant l’opération. Elle vise à mesurer le taux de glucose dans le sang.

La durée et la facturation des analyses sanguins

Le prélèvement sanguin est relativement indolore et sa réalisation se fait dans le même jour de l’intervention et elle ne prend que quelques secondes. Les résultats de ces examens sanguins sont connus le même jour.

Le prix des analyses biologiques sont inclus dans le prix total de la greffe de cheveux et aucun paiement supplémentaire ne sera demandé le jour de sa réalisation.

Doit-on venir à jeun avant la réalisation de ces prélèvements ?

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun le jour de l’opération, le patient est invité à prendre un repas complet, cependant si le patient est diabétique, il doit être à jeun afin de réaliser le test de la glycémie.

References:

Patwardhan., Narendra., V Mysore., “Hair transplantation: standard guidelines of care.” Indian Journal of Dermatology, Venereology, and Leprology 74(7), page 46, (2008)

https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=hair+transplant+preoprative&btnG=

Walter P Unger., laboratory test, hair transplant, page 202, (2010)

https://books.google.com.tr/books?id=7mhqDwAAQBAJ&pg=PT13&dq=hair+transplantation+walter&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjF9-iptJjjAhVRposKHeE0BBcQ6AEIKTAA#v=onepage&q=hair%20transplantation%20walter&f=false

L’anesthésie locale pour la greffe de cheveux 26

L’anesthésie locale pour la greffe de cheveux

Le domaine chirurgical a accompli un saut qualitatif après la découverte de l’anesthésie. Heureusement L’anesthésie a pu réduire la sensation totale de la douleur avant et après l’intervention chirurgicale, mais également elle a réduit la possibilité d’avoir des complications au cours et après n’importe quel type d’opération.

L’anesthésie locale pour une greffe de cheveux offre au patient le maximum possible du confort durant la procédure en réduisant les effets cardiovasculaires de la douleur et de l’anxiété. En fait, l’usage des produits anesthésiques a pour but d’éliminer la sensation de la douleur en agissant sur le système nerveux du patient.

Les effets de l’anesthésie locale

L’injection d’anesthésiques locaux s’effectue au niveau de cuir chevelu. En fait, le médecin adopte une anesthésie par l’infiltration tumescente d’adrénaline. Cette méthode consiste principalement d’associer l’adrénaline avec lidocaïne pour obtenir une préparation anesthésique dont le rôle est d’engourdir le site d’opération et de réaliser une relaxation musculaire, cependant, Le patient reste vigilant tout au long de l’opération de la greffe de cheveux

Le rôle d’adrénaline dans cette préparation est le contrôle du saignement au cours de l’opération par sa propriété vasoconstructive, en outre, l’adrénaline a tendance d’augmenter la durée d’action de lidocaïne d’une part, et de diminuer le risque de toxicité par le produit anesthésique d’autre part. Ces effets sont très utiles dans la procédure de la greffe de cheveux qui dure en moyen 5 heures.

La procédure de l’anesthésie locale dans la greffe de cheveux

La zone donneuse : après avoir nettoyé la chevelure du patient avec un antiseptique, 30 minutes avant l’opération, le médecin commence par la réalisation d’une anesthésie initiale en injectant un mélange de lidocaïne tamponné et la solution saline par vois sous-cutané, d’abord dans la ligne occipitale, puis dans la région temporale, à l’aide d’une seringue d’un très petit calibre.

Ensuite, Le médecin réalise un mélange de l’adrénaline, lidocaïne et une petite quantité de sérum salé, puis commence à engourdir toute la zone donneuse du patient. En suivant les mêmes étapes de l’anesthésie initiale.

La zone receveuse : pour engourdir cette zone le médecin réalise une combinaison entre lidocaïne non tamponné et l’épinéphrine*l’adrénaline* dans le but de réduire l’intensité de l’œdème postopératoire. Puis il ajoute 7 ml de solution saline avec le premier mélange.

Après avoir réalisé la solution anesthésique le médecin commence à l’injecter en débutant par la ligne frontale. L’anesthésie dans cette zone doit être renforcée chaque 3 heures.

L’anesthésie locale produit-elle une douleur ?

Le contrôle de la douleur provenant de l’opération de la greffe de cheveux est parmi les préoccupations du patient. En fait, le rôle principal de l’anesthésie locale est de supprimer cette douleur et fournir le maximum du confort au patient, cependant la douleur de la réalisation de cette anesthésie peut être une source d’anxiété pour le patient.

En effet, le patient peut ressentir une douleur très légère lorsque le médecin réalise l’anesthésie locale, la source de cette douleur est les produits anesthésiques qui peuvent donner une petite sensation de brûlure. Pourtant, le médecin peut adopter plusieurs méthodes afin de rendre cette légère douleur inexistante.

Il a été prouvé que lors de la réalisation de l’anesthésie, il est préférable que le médecin secoue au fur et à mesure la peau directement après l’injection de la solution anesthésique, généralement cette méthode bloque les signales sensoriels, ce qui entrave l’apparition de la douleur au moment de l’anesthésie.

La deuxième méthode que le médecin l’utilise pour supprimer la douleur de l’anesthésie, c’est l’association d’une solution tampon avec les produits anesthésiques dans le but d’augmenter leur PH, et donc la suppression de la sensation de brulure lors de la procédure d’engourdissement. En revanche, la solution tampon ne doit pas être utilisée au niveau de la zone receveuse pour ne pas provoquer un œdème postopératoire.

L’utilisation d’une seringue de petit calibre, et l’adoption d’un débit plus lent lors de l’injection du produit anesthésique permettent d’éviter la sensation désagréable et l’inconfort du patient.

Si le patient paraît plus anxieux, le médecin peut appliquer une crème anesthésique sur sa peau pour réduire la douleur liée aux injections.

Quels sont les produits anesthésiques utilisés

Pour le bien-être du patient, le médecin peut prescrire des calmants pour faire relaxer et réduire l’anxiété du patient tant que possible. Les traitements pouvant être adoptés par le médecin sont :

Le diazépam : en général, le diazépam agit en offrant au patient une faible sédation et une anxiolyse, il peut être administré soit par voie orale ou par voie intraveineuse.

L’épinéphrine : ou bien l’adrénaline, il induit à une vasoconstriction locale, et par conséquent, la réduction du taux de saignements lors de l’intervention. Également, L’épinéphrine agit en augmentant la durée d’action de lidocaïne. Cependant, ce médicament doit être utilisé avec prudence afin d’éviter son effet toxique.

Lidocaïne : c’est le produit anesthésique le plus utilisé dans les interventions de la greffe de cheveux. En général, il a une durée d’action d’une heure, mais s’il a utilisé en association avec l’adrénaline, il donne une durée d’action plus prolongée.

Bupivacaïne : ce produit anesthésique se caractérise par une durée d’action allant jusqu’à 2 heures, pourtant l’apparition de cette action est un peu lente par rapport aux lidocaïnes. C’est pourquoi, on trouve que la majorité des médecins réalisent une association entre lidocaïne et le bupivacaïne, dans le but d’obtenir une durée d’action plus prolongée et en même temps obtenir une action très rapide.

Les effets secondaires et complications d’anesthésie locale

Habituellement, les complications d’une anesthésie locale sont possibles mais, ils sont très rares. Il est recommandé de choisir en fait un médecin qui a une grande expérience dans le domaine de la greffe de cheveux, car n’importe quel surdosage en produits utilisés peut provoquer une toxicité considéré dans l’apparition des signes suivantes :

  • Goût métallique
  • Troubles visuels
  • Vomissement
  • Contractions musculaires
  • Tremblement
  • Somnolence
  • Acouphène

 

Références :

Seager DJ., Simmons C. Local Anesthesia in Hair Transplantation. Dermatologic Surgery, vol 28(4), pages320–328. (2002).

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1046/j.1524-4725.2002.01121.x

BERNSTEIN., Robert M., RASSMAN., William R., Limiting epinephrine in large hair transplant sessions. In: Hair Transplant Forum International. pages. 39-42,2000.

https://www.bernsteinmedical.com/research/limiting-epinephrine-in-large-hair-transplant-sessions/

L’analyse de cheveux 27

L’analyse de cheveux

Le cheveu est un élément esthétique important dans l’apparence de l’individu, pourtant, plusieurs problèmes peuvent affecter le cuir chevelu en engendrant une chute de cheveux qui va influencer par la suite sur la coté social et psychique de la personne. On ne peut pas savoir l’étiologie d’une perte de cheveux sans avoir recours à une analyse de cheveux qui contient des différents types de tests. Cette série de test permet non seulement à déterminer l’origine de l’alopécie, mais aussi, elle évalue la croissance des cheveux au fil de temps et détermine les problèmes liés au cuir chevelu. La réalisation donc d’une analyse de cheveux est très importante pour les gens qui souffrent d’une perte de cheveux.

Quels sont les types d’analyse de cheveux ?

L’analyse de cheveux est une série de tests effectués avec des différentes méthodes. D’abord, Le cuir chevelu devrait être bien examiné visuellement, afin de détecter n’importe quelle inflammation ou érythème. Si le cuir chevelu était visible lors de l’examen, cela signifie que la densité des cheveux a diminué, il faut aussi comparer la densité des cheveux dans toutes les zones de cuir chevelu avant d’effectuer une évaluation approfondie de la longueur et de calibre des tiges. Les tests d’analyse de cheveux sont :

  • Test de lavage
  • Test de traction
  • Collection de cheveux
  • trichoscopie
  • Trichogramme
  • Biopsie

Le test de lavage

Le test de lavage est une procédure très simple et facile, néanmoins, elle possède une grande importance dans la détermination de la prévalence de la chute de cheveux, ce test consiste à laver les cheveux du patient dans un évier qui devrait être scellé par une gaze, une fois le lavage est terminé le médecin compte par la suite le nombre de cheveux qui restent dans l’évier. Le lavage doit être effectué à une distance de 6 jours du dernier shampooing. Cette procédure fournit également une analyse sur l’alopécie androgénique.

Le test de traction

Le test de traction est un test aussi simple qui consiste à saisir une mèche de cheveux d’environ 50 poils entre le pouce et l’index, toute en tirant soigneusement, tout au long des cheveux. S’il reste juste 2 à 3 cheveux dans la main, cela signifie qu’aucun problème ne sera diagnostiqué chez le patient, Si toutefois, plus de 5 cheveux tombent, le médecin recommande des analyses supplémentaires pour évaluer le type de calvitie chez le patient. Si le patient souffre d’une perte de cheveux non localisée, ce test doit être réalisé dans la zone frontale, temporale, occipitale et pariétale. Le test de traction doit être effectué un jour après le lavage au shampoing.

La collection des cheveux

Il est recommandé au patient parfois de collecter ses cheveux tombés, à partir du matin jusqu’à la nuit, dans un sac en plastique, cette collecte doit être effectuée dans un jour où il ne va pas effectuer son shampoing. Approximativement, le nombre de cheveux perdus par jour est d’environ 40 à 100 cheveux. Ce test est recommandé une fois par 15 jours dans une période allant jusqu’à deux mois.

La trichoscopie

La trichoscopie est un test d’une grande utilité, car il permet de diagnostiquer les cheveux et le cuir chevelu, d’une manière non-invasive et indolore, dans un but de détecter tout type d’anomalie invisible à l’œil nu, le médecin passe une vidéodermoscope connectée à une caméra numérique et à un ordinateur, sur la tête du patient, pour pouvoir analyser ses caractéristiques capillaires. Par la suite une image sera agrandie et affichée sur l’ordinateur, en donnant les informations suivantes :

  • La densité de cheveux par cm2
  • La taille et l’épaisseur des cheveux
  • Les follicules vides
  • Les problèmes des tiges de cheveux
  • Les anomalies de type de psoriasis, dermatite et la pelade

Le trichogramme

Le but principal du trichogramme est de fournir une évaluation microscopique des racines capillaires mais aussi, il permet de déterminer le diamètre et la croissance des cheveux. Ce test est basé sur l’extraction d’un échantillon d’environ 30 cheveux à l’aide d’une pince. En fait, une main maintient le cuir chevelu tendu, tandis que l’autre main tire les cheveux rapidement avec un seul mouvement, ensuite un massage vigoureux va être appliqué au niveau de la zone de prélèvement pour la soulager. Les cheveux seront placés par la suite sur une lame, puis collés avec un ruban adhésif transparent. Il est recommandé de faire le trichogramme sur un cuir chevelu non lavé pendant 5 jours. C’est une procédure qui pourrait être douloureuse pour le patient.

La biopsie

Le test de la biopsie contribue à donner une visibilité généralement sur les informations sur l’alopécie cicatricielle, il est basé sur la section d’un tissu cutané par perforation de 4 mm, cette coupe de tissu va être analysée avec un microscope. La biopsie doit être effectuée sous une anesthésie locale, elle est efficace dans la confirmation et le diagnostic de plusieurs pathologies liées au cuir chevelu à savoir la teigne et les troubles de la perte de cheveux non localisés.

Où faire une analyse de cheveux

La réalisation d’une analyse correcte des cheveux nécessite de contacter soit un dermatologue, un endocrinologue ou un chirurgien spécialiste dans la restauration capillaire, seuls ces médecins peuvent donner un diagnostic sur les étiologies de la perte de cheveux et décident la thérapie convenable pour chaque cas.

Le contact d’un dermatologue est la première chose que le patient doit faire en cas d’une perte de cheveux excessive. Si le médecin identifie que cette perte est due à un problème dermique, il va démarrer le traitement adéquat pour limiter cette chute.

Parfois la perte de cheveux pourrait être un symptôme d’un problème hormonal comme par exemple les troubles thyroïdiens, dans ce cas le patient, doit contacter un endocrinologue qui va traiter les étiologies de cette perte.

Si après plusieurs tests, le médecin constate que la perte de cheveux est dû à des prédispositions génétiques, La transplantation de cheveux sera la solution radicale et permanente contre cette perte. Dans ce cas le patient est invité à choisir un médecin expérimenté dans la greffe de cheveux apte à satisfaire toutes ses attentes.

 

Références :

CHAMBERLAIN., Alexander J., DAWBER., Rodney PR., Methods of evaluating hair growth, Australasian journal of dermatology, vol 44(1), pages 10-18, (2003).

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1046/j.1440-0960.2002.t01-1-00631.x

MUBKI., Thamer., RUDNICKA., Lidia., OLSZEWSKA., Malgorzata., Evaluation and diagnosis of the hair loss patient: part I. History and clinical examination. Journal of the American Academy of Dermatology, vol71(3), pages 415 e1-e15, (2014)

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0190962214014364

JACKSON., Adrianna J., PRICE., Vera H., How to diagnose hair loss. Dermatologic clinics, vol31(1), pages21-28, (2013).

https://www.derm.theclinics.com/article/S0733-8635(12)00095-2/abstract

PIRACCINI., Bianca M., BRUNI., Francesca., STARACE., Michela., Hair Examination. In: European Handbook of Dermatological Treatments. Springer, Berlin, Heidelberg, pages 1217-1222, (2015)

https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-662-45139-7_120

L’alimentation et la chute de cheveux 28

L’alimentation et la chute de cheveux

Les cheveux sont des organes vivants qui nécessitent d’être alimentés d’une manière saine, pour permettre une croissance naturelle aux poils et pour éviter leur chute anormale et excessive. En effet, pour garder une apparence normale des cheveux qui influencent sur l’estime de soi de la personne, il faut adopter un régime alimentaire riche en nutriments essentiels et bénéfique pour les cheveux et qui vont constituer une sorte de barrière contre les facteurs influençant la chute des cheveux. Par ailleurs, n’importe quelle carence en ces nutriments va absolument déclencher une miniaturisation des cheveux, et par conséquent, une chute excessive des poils. Quels sont alors les nutriments essentiels contre la chute des cheveux ?

La perte de cheveux : les meilleurs nutriments pour le freiner

Actuellement, plusieurs personnes ignorent la relation entre la mauvaise alimentation et la perte de cheveux. On va découvrir dans cet article tous les apports nutritionnels qui interviennent dans la protection des cheveux contre la chute, En fait, les facteurs nutritionnels englobent de nombreuses et de différentes catégories de suppléments, à savoir :

  • Les vitamines
  • Les protéines
  • Les minéraux

Les vitamines pour les cheveux : quel intérêt ?

Il est intéressant de connaitre l’impact des vitamines, non seulement sur le corps, mais aussi sur la santé et la protection des cheveux contre l’alopécie. Généralement, les vitamines ont prouvé, qu’ils inhibent la chute de cheveux en prolongeant la phase d’anagène et en favorisant la prolifération des follicules pileux.

Par ailleurs, on trouve de nombreux types de vitamines soit dans certains aliments ou bien sous forme des suppléments nutritionnels.

Les vitamines qui interviennent en maintenant l’état de santé des cheveux sont :

  • Les vitamines du groupe B
  • La vitamine D
  • La vitamine A

Les vitamines du groupe B :

Les vitamines du groupe B, sont généralement connues par leur pouvoir d’agir d’une manière hautement représentative sur la santé des cheveux, c’est pourquoi la prise des aliments riches en ce groupe de vitamine est indispensable pour éviter l’alopécie et la chute excessive de cheveux. Parmi les vitamines de ce groupe on trouve :

La vitamine B9 appelée aussi l’acide folique :

La vitamine B9 a un grand impact sur les cheveux, vu que le déficit en cette vitamine peut engendrer une anémie, ce qui va stimuler la chute des cheveux.

En fait, l’acide folique favorise la repousse des cheveux ainsi qu’il garde les cheveux forts. En cas d’une carence en acide folique, il est possible de prendre un supplément en ce vitamine sous l’avis du médecin.

La vitamine B8 ou la Biotine :

Heureusement, en plus de plusieurs aliments qui contiennent cette vitamine, il existe également des bactéries au niveau de l’intestin responsable de fabriquer cette vitamine, c’est pourquoi, très rarement qu’on dépiste chez une personne une carence en biotine.

La biotine est capable de régénérer les cellules et interagît dans la production de la kératine. En cas d’absence de Biotine les cheveux deviennent miniaturisés.

Un complément en biotine peut être recommandé comme un traitement supplémentaire après une greffe de cheveux.

La vitamine B5 :

Cette vitamine joue un rôle important dans l’activation de flux sanguin au niveau de cuir chevelu, ce qui facilite l’alimentation des follicules pileux en nutriments et en oxygène, et par conséquent, les cheveux obtiennent un éclat et s’hydratent naturellement.

La vitamine D :

Habituellement, le soleil est considéré par excellence comme la source naturelle de cette vitamine qui a prouvé son efficacité à améliorer la qualité du cycle pilaire en augmentant la production de kératinocyte.

La vitamine A :

En fait, la vitamine A est un antioxydant qui neutralise les espèces réactives d’oxygène responsables du vieillissement cellulaire, ce qui explique que cette vitamine freine significativement le vieillissement cellulaire. En outre, cette vitamine est capable d’activer les cellules souches des poils et optimise le fonctionnement des follicules pileux, cependant, le surdosage en cette vitamine peut provoquer une chute des cheveux.

Les minéraux pour les cheveux

La carence nutritionnelle en minéraux peut avoir un effet négatif sur la croissance optimale des cheveux en engendrant une alopécie et une chute anormale des cheveux. Il existe généralement trois types de minéraux qui ont prouvé leur relation avec la perte des cheveux :

  • Le fer
  • Le cuivre
  • Le zinc

Le fer :

La carence en fer est considérée comme la carence nutritionnelle la plus courante qui provoque une chute remarquable des cheveux, en altérant la progression du cycle pilaire, il a été découvert que le fer joue un rôle indispensable dans le processus de la maturation des cellules, à savoir celles des cheveux.

Par ailleurs, le fer est un nutriment qui intervient dans la production des globules rouges responsable du transport d’oxygène dans le sang, en outre, la présence suffisante de ce nutriment dans le corps renforce le système immunitaire de l’individu, et par conséquent, la prévention contre la perte de cheveux liée surtout à la pelade.

Le zinc :

Le zinc fait partie des oligo-éléments, il aide en fait dans le processus de la synthèse de la kératine, le constituant important des poils avec le collagène. Cela influence positivement sur la santé des bulbes pileux, en les donnant un éclat et une vitalité.

Le cuivre :

Il a été prouvé que le cuivre aide à la production de la mélanine et le collagène, mais aussi, il peut intervenir dans le métabolisme du fer. Tous ces fonctions permettent d’éviter le vieillissement prématuré des poils en les donnant la coloration appropriée.

Les acides aminés et les protéines pour les cheveux

Les acides aminés sont considérés comme des composants essentiels des protéines, qui sont indispensables pour la santé des cheveux. Un acide aminé essentiel appelé L-lysine est responsable de l’absorption du fer et du zinc.

Parmi les causes les plus fréquentes de la chute de cheveux est la carence en fer, alors la malabsorption de ce nutriment due à la carence en acides aminés peut également provoquer la chute.

Par ailleurs, une partie importante des tissus pileux est composée par des protéines. C’est pour cela, le régime alimentaire doit être riche en protéine afin d’éviter la miniaturisation et la chute des cheveux.

Les sources des nutriments essentiels pour les cheveux

 

Les

Nutriments

 

La source

Les

Vitamines

Vit B§ Foie de bœuf

§ Levure de bière

§ Légumes verts

§ Banane

§ Riz

§ Levure de bière

§ Arachides

§ Poivron rouge

§ Champignons

Les

Vitamines

Vit A§ Lait entier

§ Poisson

§ Viande

§ Fromages

§ Beurres

Vit D§ Saumon

§ Jaune d’œuf

§ Foie de bœuf

Les minérauxLe fer§ Les céréales

§ Brocoli

§ Amandes

§ Les épinards

§ La dinde

Zinc§ Germes de blé

§ Légumineuse

§ Poulet

§ Les carpes

Cuivre§ Les fruits de mer

§ Les lentilles

§ Champignons

 

Les protéines et acides aminés§ Poitrine de poulet

§ Poisson gras et blanc

§ Beurre d’arachides

§ Pain complet

§ La viande

§ Quinoa

§ Fromage

L’alimentation et la chute de cheveux chez la femme

Contrairement à l’homme, la femme passe durant sa vie par des périodes physiologiques pouvant déclencher chez elle une chute de cheveux, à savoir l’accouchement et la ménopause.

En fait, pendant ces périodes, les taux d’œstrogène diminuent avec une augmentation du taux d’androgène, cela pourrait engendrer une perte de cheveux qui se manifeste par une miniaturisation des poils.

Généralement, il est recommandé pour la femme d’adopter un régime alimentaire sain, varié et équilibré contenant tous les nutriments mentionnés dans cet article, tandis que la femme après l’accouchement ou bien dans sa période de ménopause peut avoir recours à des compliments nutritionnels supplémentaire, si son médecin les recommande.

La chute de cheveux : les aliments à éviter

L’adoption d’une alimentation non saine, peut nuire non seulement la santé des cheveux mais aussi la santé de tout l’organisme. En effet, la malnutrition peut être une cause directe de la perte de cheveux.

Généralement, les aliments gras, épicés, et trop salé sont déconseillés, parce qu’ils perturbent le transport correct des nutriments et d’oxygène par le sang en engendrant une miniaturisation des follicules pileux et puis la perte des cheveux.

Le mode de vie sain a également un effet sur la santé des cheveux, c’est pourquoi, la consommation du tabac et de l’alcool affecte fortement le flux sanguin au niveau de cuir chevelu, ce qui nuit le transport des nutriments essentiels pour la croissance des cheveux et par conséquent, donne naissance à la chute des cheveux.

 

REFERENCES:

 

Guo EL., Katta R., Diet and hair loss: effects of nutrient deficiency and supplement use. Dermatology practical & conceptual, volume 7(1), page1, (2017)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5315033/

 

 

Goluch-K., Zuzanna S. “Nutrition of women with hair loss problem during the period of menopause.”, Przeglad menopauzalny= Menopause review, volume 15(1), page56, (2016)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4828511/

 

 

Rushton DH., Nutritional factors and hair loss, Clinical and Experimental Dermatology, vol 27(5), pages 396–404, (2002).

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1046/j.1365-2230.2002.01076.x